MIGRATION D’ENFANTS NON ACCOMPAGNÉS : DÉFIS ET OPPORTUNITÉS AUX ETATS-UNIS

Soeur Mary Jo Toll

Sr. Mary Jo Toll, présidente du comité des ONG sur la migration aux Nations unies, dit : « L’ONU est un forum essentiel pour trouver des solutions à la migration d’enfants non accompagnés, parce que les politiques nationales rendent difficile la réalisation de solutions à long terme aux Etats-Unis. Les avocats de l’immigration sont conscients du nombre croissant de jeunes qui voyagent seuls et cherchent le statut de demandeurs d’asile. Le nombre d’enfants mineurs qui traversent la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, venant du Guatemala, d’El Salvador, de Honduras et du Mexique s’élève jusqu’à présent à 60.000 en 2014.

child migrants

Des ONG et des groupes d’Eglise assistent ces jeunes en leur donnant un abri et une réponse élémentaire à leurs besoins sociaux et en les inscrivant à l’école. Pouvoir aller en classe avait été hors de question pour des enfants qui avaient peur de quitter leurs maisons de crainte des gangs. Une grande majorité de ces enfants fuient des pays notés parmi les plus violents du monde ; les raisons de demander l’asile existent et les enfants requièrent une représentation légale. »

Pour en savoir plus : www.ngo-migration.org  (en anglais)

ELARGISSEZ LE CERCLE : PARTICIPEZ À DES RÉUNIONS DE L’ONU EN 2015

UNmeetingPar l’intermédiaire du bureau de l’ONG des Sœurs de Notre-Dame de Namur, des personnes ont la capacité de participer à des réunions majeures de l’ONU. Il n’y a pas de droit d’entrée pour suivre ces séances de l’ONU, mais les participants sont responsables de leurs frais de transport, de logement et de restauration. Des fonds sont disponibles pour aider des Sœurs de Notre-Dame de Namur qui viennent d’Amérique latine et d’Afrique. Si vous êtes intéressée à participer à une réunion importante de l’ONU en 2015, contactez Jean Stoner dès que possible à SNDatUN@sndden.org

Du 4 au 13 février 2015 : 53e Commission sur le développement social      (New York)
Thème :  Repenser et renforcer le développement dans le monde contemporain
un.org/News/fr-press/docs/2014/SOC4816.doc.htm

Du 9 au 20 mars 2015 : 59e Commission de la condition de la femme      (New York)
Thème : Un examen des progrès réalisés dans l’application de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing 1995   www.unwomen.org/fr/csw/csw59-2015

Du 13 au 17 mai 2015 : 14e Commission on Population and Development     (New York)
Thème : Réaliser l’avenir que nous voulons : intégrer les problèmes de population dans le développement durable, y compris l’agenda du développement après 2015
www.un.org/en/development/desa/population/commission/sessions/2015/index.shtml (en anglais)

Du 13 au 16 juillet 2015 : 3e International Conference on Financing for Development    (Addis Ababa)
Thème : Revigorer et renforcer le processus de financement en vue du développement et traiter des questions nouvelles et émergentes   www.un.org/esa/ffd/consultations/index.htm  (en anglais)

 

NOUS SOMMES ICI POUR DE BON (POUR LE BIEN) : TRAVAILLER POUR LE BIEN ET RESTER POUR LE LONG TERME

Il y a quelques années, en route pour une réunion de l’ONU au centre de Manhattan, j’ai remarqué une affiche qui disait : « Nous sommes ici pour de bon » (on peut aussi traduire ‘pour le bien’). Ces mots, affichés à la fenêtre de l’association locale de YMCA (association de jeunes chrétiens), m’ont frappée comme décrivant assez bien les Sœurs de Notre-Dame de Namur et les Nations unies. Ces deux organismes travaillent aussi pour le bien et restent pour le long terme.

DPI NGO Conf 2014Alors que l’ONU se prépare à célébrer en 2015 le 70e anniversaire de sa fondation, cela nous rappelle combien le monde a changé depuis que les 51 premiers pays ont signé la charte de l’ONU. Avec 193 nations membres aujourd’hui, les problèmes traités par l’ONU sont nettement plus complexes qu’en 1945. La bonne nouvelle est que la collaboration et la coopération continuent à faciliter régulièrement le changement à travers le monde. Et nous, les organisations non gouvernementales (ONG) accréditées aux Nations unies, nous travaillons ensemble en plaidant auprès des gouvernements pour qu’ils honorent leurs engagements globaux et qu’ils éliminent les injustices partout où elles existent.

Nigerian sisters.jpgLes sœurs et les associées de Notre-Dame continuent à proclamer  la bonté de Dieu et à servir avec les personnes qui vivent en pauvreté, comme nos premières sœurs l’ont fait il y a plus de 200 ans. Nos priorités à l’ONU : éducation, financement du développement, migration, éradication de la pauvreté, développement durable, cessation du trafic humain, droits des femmes et des filles, nous insèrent dans des réseaux qui plaident pour le changement et qui célèbrent ce qui est en train de s’accomplir. Nous sommes ici pour le bien, aussi à long terme.

 

 

Nous choisissons de vivre avec peu jusqu’à ce que tous aient assez.
Sœurs de Notre Dame de Namur

PROJET PHOTOVOLTAÏQUE DES SND : LA ‘PUISSANCE DU SOLEIL’ BRILLE AUX NATIONS UNIES

L’essentiel de numéros précédents (2012) :

Lors d’un événement spécial durant la récente Commission des Nations unies sur le développement social, Sister Kristin Hokanson a parlé de l’impact global de notre projet photovoltaïque historique au Congo et au Nigéria. Directrice et fondatrice de l’Ecole virtuelle Notre-Dame (NDVS), Kristin a mis en lumière les projets spéciaux d’éducation qui lient les écoles Notre-Dame dans le soutien au projet photovoltaïque. Grâce à la technologie, les étudiant(e)s de NDVS à travers le monde analysent les graphiques électriques qui proviennent des sites du projet au Congo et au Nigéria ; ils étudient la puissance du soleil et les systèmes de purification de l’eau, et ils utilisent l’électronique pour se connecter entre eux. Vraiment la puissance du soleil brille partout !

Kristin Hokanson, SNDdeN

« L’expérience m’a fait réaliser comment une idée de construire de l’énergie engendrée par le soleil peut unir une communauté pour atteindre des buts qui soutiennent la vie. Aux Nations unies j’ai observé des ONG qui luttent pour créer un monde dans lequel tous vivent avec dignité et respect. Une clé de l’éradication de la pauvreté est l’usage de notre réseau de technologie où nous pouvons communiquer selon des manières qu’on n’aurait jamais cru possibles. C’est grâce à tous les types de technologie que nous sommes en train de créer un monde meilleur, et quelle meilleure place pour partager cette expérience que les Nations unies. »    www.elanguages.org/171170


Mise à jour :
En 2013, pour le 10e anniversaire du projet « puissance du soleil », les Sœurs de Notre-Dame se sont embarquées dans une campagne pour récolter un million de dollars supplémentaire pour établir des sites complets additionnels au Congo et fournir de l’équipement et des matériaux supplémentaires à de multiples sites au Nigéria.

www.sndden.org/en/news-and-events/photovoltaic-project/ (en anglais seulement)

 

AGENDA POST-2015 : LE MONDE QUE NOUS VOULONS

L’essentiel de numéros précédents (2012) :

En 2000, les Nations unies se sont mises d’accord sur huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) pour répondre aux besoins des plus pauvres du monde d’ici 2015. Alors que les efforts continuent pour atteindre les OMD établis originairement, les Nations unies ont lancé une conversation mondiale pourdéterminer des étapes après 2015. Un groupe de travail inter-gouvernemental est en train de préparer des Objectifs de Développement Durable, et un groupe de haut niveau composé de vingt-six membres de gouvernements, de la société civile et du secteur privé est en train de travailler à un agenda de développement post-2015. Cette question est aussi traitée par ‘Beyond2015.org’, une coalition de plus de 400 organisations. Les Agences des Nations unies coordonnent neuf consultations thématiques et plus de cinquante discussions nationales. Les pays qui participent aux consultations comprennent le Brésil, le Pérou, le Congo, le Kenya, le Nigéria et l’Afrique du Sud ; des plans sont faits pour ajouter davantage de pays à la liste. Pour une vue d’ensemble du processus Post-2015 complet, allez à www.beyond2015.org (en anglais, français, et espagnol).

Une opportunité de participation à un effort de collaboration entre les Nations unies et la société civile : la campagne « Le monde que nous voulons » invite des gens du monde entier à partager leurs visions pour le monde d’après 2015. Des matériaux sont accessibles dans de nombreuses langues. Allez à www.worldwewant2015.org et cliquez sur votre langue.

NATIONS UNIES : INITIATIVES POUR COMBATTRE LE TRAFIC DES HUMAINS

STOP Trafficking in persons

L’essentiel de numéros précédents (2012) :

A New York, les ONG (organisations non gouvernementales), par leur Comité « Stoppez le trafic des personnes », se focalisent sur les événements sportifs mondiaux où les entreprises qui les parrainent peuvent apporter une grande différence en stoppant le trafic humain. En particulier, des membres de groupes de travail ont écrit des lettres au Comité organisateur des Jeux olympiques de Londres et à tous les sponsors olympiques, en leur demandant de prendre publiquement position contre le trafic humain. Les entreprises peuvent prévenir le trafic humain en évaluant leurs chaînes d’approvisionnement en vue de mettre fin au travail forcé, au travail des enfants et à des pratiques non scrupuleuses de recrutement.

L’initiative globale des Nations unies pour combattre le trafic humain, UN.GIFT, a pour mission de promouvoir une approche globale du problème du trafic des personnes. Les réseaux criminels de trafic sont tellement étendus qu’ils ne peuvent être démantelés uniquement par les gouvernements. Le trafic est un crime organisé, aussi il doit être combattu de manière organisée. UN.GIFT fait un effort pour englober tous les groupes concernés» – entreprises, monde académique, gouvernements, société civile et média – en partenariat contre le trafic. Pour des détails complémentaires ou pour soutenir UN.GIFT, allez à

 www.ungift.org/knowledgehub/en/about/index.html (en anglais uniquement)


Ce que vous faites apporte une différence,
et vous devez décider quelle espère de différence vous voulez apporter.
Jane Goodall

FEMMES ET ART : TRANSFORMATION DE LA SOUFFRANCE PRODUITE PAR DES HOLOCAUSTES

Glòria Rognoni Planas

Glòria Rognoni Planas, de Sant Cugat del Vallès près de Barcelone, a participé, comme faisant partie de la délégation de notre ONG, à la Commission de mars sur la condition de la femme (CSW). Lors d’un événement parallèle de la CSW, une artiste a parlé d’aider les femmes à traiter la souffrance grâce à l’art. Glória, ancienne actrice et directrice actuelle du groupe de théâtre social Femarec, partage ses perceptions de cet événement « qui confirme comment l’art est capable de faire grandir non seulement l’artiste, mais aussi le spectateur (la spectatrice). »

Peinture par Anne Kantor Kellett

Peinture par Anne Kantor Kellett

Glòria écrit : « Anne Kanto Kellett a été élevée par des parents qui ont survécu à l’Holocauste. Elle dit que sa mère lui a toujours transmis la douleur qu’elle a soufferte. Elle nous a montré une photo où vous pouvez voir le regard profond, indéfini, triste, perdu de sa mère. Emue par le génocide au Rwanda, Anne a décidé d’y aller pour aider les survivant(e)s. Lorsqu’elle est entrée en contact avec eux(elles), c’était comme si elle trouvait sa propre famille. « Quand vous n’avez pas de famille, les autres survivants deviennent votre famille. » Elle trouve ce même regard perdu de sa mère sur le visage d’un homme. Elle nous montre le portrait : impressionnant, c’est exactement le même regard… Elle nous dit que la souffrance produite par les holocaustes, où qu’ils aient lieu, est la même pour tous les êtres humains qui en souffrent.

Sculpture par Anne Kantor Kellett

Sculpture par Anne Kantor Kellett

Elle évoque toutes ses émotions par l’art. Elle prend des photographies, peint des
peintures abstraites, et elle sculpte aussi.

 Ses sculptures de bois, très impressionnantes, reflètent aussi la même souffrance,
mais chaque sculpture libère un peu de la souffrance. Elle nous montre des illustrations
où les cous sont longs et tortueux et soutiennent des têtes dans la peine.

Anne nous fait remarquer l’évolution : la dernière photo de cette série montre la moitié d’un corps de femme, aussi avec un très long cou, sous lequel vous pouvez voir les poumons et les côtes, mais la femme regarde vers le haut, et à côté des poumons jaillissent deux ailes d’espoir. Voilà, dit-elle, comment elle se sent maintenant et comment elle souhaite transmettre son évolution. A la fin elle montre encore une autre illustration d’une de ses peintures abstraites, une très grande toile avec de forts traits de brun et de noir du côté gauche. A droite il y a une grande tache rouge. En face de la peinture se tient son fils de treize ans, avec un regard lumineux. Anne dit que le regard de son fils est aussi un produit de l’art et c’est ainsi qu’elle regarde la vie maintenant. » www.kantorkellett.com 

(Article traduit de l’espagnol par Guillermo Ayesa Igoa)

 

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