LE MONDE QUE NOUS VOULONS : ÉGALITÉ DES SEXES, SANTÉ ET TECHNOLOGIE

Janna Ayesa RognoniJanna Ayesa Rognoni de Sant Cugat del Vallès près de Barcelone, en Espagne, a participé en mars à la Commission des Nations unies sur la condition de la femme ; elle faisait partie de la délégation de notre ONG. Janna partage ses perceptions d’un événement auquel elle a participé :

« Un orateur de la Fondation des Nations unies (www.unfoundation.org) aide des femmes de pays sous-développés à avoir de meilleures conditions dans les hôpitaux pour améliorer leur santé, lutter contre la faim, et montrer aux pays développés ce qui se passe ici. Quelques statistiques :

-    60% des femmes dans le monde ont faim
–    Dans les parlements, il n’y a que 21,4% de femmes
–    3 femmes sur 10 souffrent de violence physique ou sexuelle de la part de leurs partenaires
–    800 femmes meurent chaque jour pendant la grossesse ou en donnant naissance à un enfant quelque part dans le monde

Les principaux problèmes de santé concernaient l’électricité : avoir assez de lumière dans les cliniques ; seuls 24% des hôpitaux en Afrique ont de l’électricité et, dans d’autres pays, il y a peu d’électricité. Aussi, l’éclairage basé sur le carburant produit de multiples matériaux dangereux très mauvais pour la santé.  Solutions : que faisons-nous ?

-    Rendre universel l’accès à l’électricité
–    Doubler le taux global d’amélioration de l’efficacité énergétique
–    Développer une énergie durable
–    Développer des outils pour l’éducation à la santé

Une autre oratrice a parlé de l’importance de la technologie mobile pour aider les femmes dans les pays sous-développés. Elle pensait que des solutions innovantes étaient la clé du changement de style de vie des femmes. Les téléphones mobiles fournissent aux femmes l’accès à l’éducation, aux centres de santé, et l’indépendance. Ils aident à les intégrer dans l’égalité des sexes et, dans certains programmes, leur donnent des opportunités de faire des affaires.

Personnellement, le fait qui m’a surprise le plus, c’était que la technologie mobile pouvait aider les femmes qui ont peu d’accès à la vie sociale ou à l’éducation ou à des centres de santé. Pour cette raison, je pense que la technologie est très importante, spécialement dans ces pays, et il serait bon de continuer à enseigner à ces femmes comment utiliser un téléphone mobile pour améliorer leur vies, avoir un emploi, et avoir de meilleures relations avec leur communauté. »

 

ASSISTANCE AUX SESSIONS DES NATIONS UNIES : VOIR LA MISSION DE NOTRE-DAME REFLÉTÉE DANS LES EFFORTS DES ONG

Par Jo-Ann Flora, SNDdeN Durant la semaine du 10 février 2014, j’ai suivi des séances de la Commission pour le développement social aux Nations unies. Malgré l’interférence de Mère Nature, Masako Miyake et moi-même avons réussi à participer à des séances d’une valeur de trois jours.

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Jo-Ann Flora et Masako Miyake

Une partie essentielle de la semaine fut mon expérience du Forum de la société civile le 10 février. Le centre d’intérêt de ce groupe : promouvoir l’autonomisation des personnes en atteignant l’éradication de la pauvreté, l’intégration sociale, le plein emploi et le travail décent pour tous, témoigne de notre mission de Sœurs de Notre-Dame de Namur envers les personnes qui vivent en pauvreté. Nous entendre rappeler, une fois de plus, que nous sommes soutenues dans cette mission par beaucoup d’autres communautés et organisations de la société civile, était encourageant. La séance de l’après-midi sur « la promotion de l’autonomisation des genres dans le cadre de l’après-2015” témoignait aussi de notre mission de SND envers les femmes et les filles. J’ai trouvé que ce centre d’intérêt soutenait notre travail dans le Groupe de travail sur les filles après 2015 et notre prise de position appelant au but : que les filles soient par elles-mêmes dans le cadre de l’après-2015. Finalement, parmi les nombreux exposés présentés au cours du Forum, l’exposé de sœur Margaret Mayce, du Comité des ONG sur le développement social, reflétait le travail notable qui est accompli par ce comité et par les ONG religieuses aux Nations unies.

interfatih-harmony-171L’autre partie essentielle de la semaine était le programme du 12 février intitulé « Harmonie interconfessionnelle mondiale : une clé vitale pour la paix et le développement». Ce programme était une agréable source d’inspiration et d’informations. Le mélange d’exposés fondamentaux, de panels et de performances artistiques offrait un bon équilibre. J’ai apprécié l’accent sur l’influence puissante que les religions du monde peuvent exercer en travaillant ensemble à la résolution de conflits, au rejet des crimes et du langage haineux, au développement communautaire, à la promotion de la paix, à la construction de la confiance en société, et en mettant en avant le bien commun, quels que puissent être les sacrifices. En tant que SND, j’ai particulièrement apprécié l’accent sur la bonté comme élément essentiel de toutes les religions, et la responsabilité que nous avons tous de confirmer et louer la bonté dans l’autre. Je me considère comme très fortunée de vivre aussi près des Nations unies et de pouvoir assister de temps en temps à des événements. Ils contribuent grandement à mon éducation permanente sur des questions relatives à notre mission en tant que SND.

ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES : CE QUE NOUS FAISONS AUX NATIONS UNIES

Amarachi Grace Ezeonu 1Par Amarachi Ezeonu, SNDdeN

Un de mes amis m’a téléphoné récemment et, au cours de notre conversation, je lui ai dit que j’étais en stage avec les Sœurs de Notre-Dame de Namur aux Nations unies à New York. Il était très surpris et il voulait savoir ce que les Sœurs de Notre-Dame de Namur font aux Nations unies. « Je pensais que vous étiez des religieuses. Qu’est-ce que vous faites à l’ONU ? » demandait-il. Je lui ai expliqué que, bien que nous soyons une congrégation religieuse, nous sommes aussi une organisation non gouvernementale (ONG) à cause de notre service à l’humanité. C’est grâce à notre statut d’ONG que les Sœurs de Notre-Dame de Namur sont présentes aux Nations unies. J’ai aussi expliqué à mon ami qu’en tant qu’ONG, les Sœurs de Notre-Dame de Namur ont un statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC), un des organes du système des Nations unies. Mon ami semblait encore plus surpris et il voulait en savoir davantage sur le statut consultatif des ONG à l’ONU. « Quelle contribution les ONG avec statut consultatif apportent-elles aux Nations unies ? » demandait-il. Je crois que, comme mon ami, certaines personnes peuvent apprécier d’avoir quelques notions concernant les rôles joués aux Nations unies par des organisations non gouvernementales et la société civile.

UN meetingLes Nations unies ont maintenu des partenariats avec des organisations non gouvernementales et la société civile depuis leur début en 1945. Bien que des ONG aient divers types de relations avec le système de l’ONU, je me concentre ici sur la relation des ONG avec ECOSOC. Ce Conseil, un des cinq organes de l’ONU, est chargé de la responsabilité de toutes les questions économiques, sociales et de développement rencontrées par les systèmes de l’ONU. Les ONG à statut consultatif à ECOSOC sont engagées dans des activités relatives au développement économique et social. La modalité de cette relation est clairement prévue dans la Charte de l’ONU, chapitre X, article 71. Elle s’énonce ainsi :

« Le Conseil économique et social peut prendre toutes dispositions pour que des représentants des institutions spécialisées participent, sans droit de vote, à ses délibérations et à celles des commissions instituées par lui, et pour que ses propres représentants participent aux délibérations des institutions spécialisées. »

L’article ci-dessus de la Charte de l’ONU rend possible la collaboration entre les Nations unies et des ONG. Le nombre d’ONG à statut consultatif auprès d’ECOSOC a augmenté de 45 lors de la fondation de l’ONU à environ 3.400 actuellement. Ces ONG s’affilient au Secrétariat de l’ONU, à ses programmes, fonds et agences, et elles consultent aussi des états membres d’ECOSOC. Cette relation est mutuellement bénéfique pour les deux parties.

Je suis très consciente que cet article ne fait qu’effleurer la surface du travail des ONG et de la société civile à l’ONU. Vous pouvez lire et en apprendre davantage sur la relation entre l’ONU et les ONG à partir des sources que j’ai énumérées ci-dessous. Entre-temps, je continuerai cette discussion avec mon ami quand nous nous rencontrerons. Je suis reconnaissante pour l’opportunité d’expérimenter la vie aux Nations unies en qualité de stagiaire d’une ONG. L’expérience m’a donné une appréciation plus profonde de la présence de ma congrégation religieuse, les Sœurs de Notre-Dame de Namur, aux Nations unies. Elle m’a aussi donné une grande appréciation du système de l’ONU. Bien que l’ONU ne soit pas parfaite, je crois toujours que c’est une des plus grandes réalisations mondiales du 20e siècle !

Pour plus d’informations, allez à
http://csonet.org/index.php?menu=30 (en arabe, anglais, français, espagnol) – pour le français, cliquez sur FR
www.un.org/fr/documents/charter/ (existe en arabe, chinois, anglais, français, russe, espagnol)

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Les gens ne sont pas uniquement bénéficiaires du développement,
ils sont plutôt des partenaires.
Michelle Bachelet, présidente du Chili

ELARGISSEZ LE CERCLE : PARTICIPEZ À DES RÉUNIONS DE L’ONU EN 2014

NGOsPar l’intermédiaire du bureau de l’ONG des Sœurs de Notre-Dame de Namur, des personnes ont la capacité de participer à des réunions majeures de l’ONU à New York City. Il n’y a pas de droit d’entrée pour suivre ces séances, mais les participants sont responsables de leurs frais de transport, de logement et de restauration. Des fonds sont disponibles pour aider des Sœurs de Notre-Dame de Namur qui viennent d’Amérique latine et d’Afrique. Si vous êtes intéressée à participer à une réunion importante de l’ONU à New York en 2004, contactez Jean Stoner dès que possible à SNDatUN@sndden.org

Du 11 au 21 février 2014 : 52e Commission sur le développement social (CSocD 52)
Thème : Promouvoir l’autonomisation des personnes en réalisant l’éradication de la pauvreté, l’intégration sociale ainsi que le plein emploi et un travail décent pour tous
http://undesadspd.org/CommissionforSocialDevelopment/Sessions/2014.aspx (en anglais mais des documents sont disponibles en français)

Du 10 au 21 mars 2014 : 58e Commission de la condition de la femme (CSW 58)
Thème : Défis et réalisations dans la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement pour les femmes et les filles http://www.un.org/womenwatch/daw/csw/58sess.htm  (en anglais mais des documents sont disponibles en français)

Du 12 au 23 mai 2014 : 13e instance permanente sur les questions autochtones (UNPFII 13)
Thème : Principes de bonne gouvernance conformes à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones http://undesadspd.org/indigenousfr/Home.aspx   en français.

De petites actions, lorsqu’elles sont multipliées par des millions de personnes, peuvent changer le monde.

Howard Zinn

COMPRÉHENSION PLUS LARGE : BÉNÉFICES DE L’ENGAGEMENT À L’ONU

Des personnes qui ont participé récemment à des conférences des Nations unies à New York City partagent leurs expériences :

Zarmina Kochi« Grâce aux Sœurs de Notre-Dame de Namur, j’ai pu présenter une causerie à la Commission de la condition de la femme des Nations unies. J’ai pu parler avec confiance sur une question à laquelle je crois beaucoup : l’importance de l’éducation des femmes immigrantes. J’espère que, d’une certaine manière, j’ai apporté une différence aux personnes de la salle qui entendaient ma causerie. Non seulement cette opportunité a permis de faire entendre ma voix à d’autres, elle a aussi accru ma compréhension et mon point de vue sur les rôles des femmes dans la société actuelle.  Il y avait des sujets sur la violence envers les femmes, l’injustice du handicap, et beaucoup d’autres. Cela m’encourage de savoir que d’innombrables autres personnes viennent au secours des moins fortunées dans leurs besoins. »
– Zarmina Kochi, réfugiée enfant de la guerre Afghanistan-Russie, maintenant adulte résidant en Californie.

  

Rosario« Aller aux Nations unies m’a donné une opportunité de partager ce que les écoliers ressentent quand ils quittent leur patrie. Il n’y a pas de mots pour expliquer ce que représente être un enfant dans un nouveau pays. Quand j’ai lu ma causerie, je me sentais bien parce que je savais que le fait de raconter mon histoire aiderait d’autres enfants à savoir qu’ils ne sont pas seuls. Je voulais que les adultes comprennent que, non seulement ils ont des difficultés, mais que nous, enfants immigrants, avons aussi nos propres peines. Je ne puis assez vous remercier de m’avoir donné l’opportunité de partager mon histoire à la Commission de la condition de la femme des Nations unies. »
–  Rosario Campos, enfant immigrante de Mexico, maintenant en 8e année en Californie.

Becky

« C’était ma seconde expérience de participation à l’Instance permanente sur les questions autochtones. J’ai établi quelques contacts dont j’espère qu’ils seront utiles mutuellement et j’ai pris de la documentation utile. Bien qu’il ne soit pas possible de participer à tous les événements, il y a beaucoup à voir et à faire et beaucoup de personnes à rencontrer. L’ONU est belle, merveilleuse, fascinante, elle a de la grandeur et de la moralité. Je suis fière et contente de ce que nous, Sœurs de Notre-Dame, y sommes représentées et j’espère que nous maintiendrons toujours cette présence. »
– Sr. Rebeca Spires, au service de peuplades autochtones au Brésil.

DÉVELOPPEMENT DURABLE : LE RÉSEAU DES NATIONS UNIES PUBLIE UN PROGRAMME D’ACTIONS

SDSN_logo_finLe Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies (SDSN pour Sustainable Development Solutions Network en anglais) a publié son rapport « Un programme d’actions pour le développement durable ». Le rapport esquisse les priorités pour la période 2015-2030, en couvrant ce que le Réseau considère comme les dimensions principales du développement durable : le développement  économique (y compris l’élimination de l’extrême pauvreté), l’inclusion sociale, la durabilité environnementale et la bonne gouvernance.

Dans son rapport, le Réseau a identifié 10 défis prioritaires du développement durable :

Mettre fin à l’extrême pauvreté y compris la faim

  • Senegal MissionAssurer une éducation efficace à tous les enfants et jeunes adultes
  • Garantir l’égalité des sexes et réduire les inégalités
  • Garantir la santé et le bien-être à tous les âges
  • Améliorer les systèmes agricoles de manière durable pour
    l’environnement, arriver à la sécurité alimentaire et la prospérité rurale
  • Promouvoir les villes inclusives, productives et résilientes
  • Limiter le changement climatique induit par l’homme et garantir une énergie durable
  • Sécuriser les services écosystémiques et la biodiversité, et garantir une bonne gestion des ressources naturelles
  • Réussir le développement dans les limites planétaires
  • Transformer la gouvernance pour favoriser le développement durable

En septembre, l’Assemblée générale des Nations unies se réunira pour déterminer les étapes suivantes de ce processus global. Les obstacles sont énormes et les bénéfices du travail en commun sont  énormes aussi.

Sans le savoir,
nous labourons la poussière d’étoiles que le vent chasse autour de nous,
et nous buvons l’univers dans un verre d’eau de pluie.
Ihab Hassan

AINSI LE CHANGEMENT PEUT S’OPÉRER : COMPRENDRE LES CAUSES DE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMES ET LES FILLES

 

Marie-Joséphine avec  Mary Jo Toll à l’ONU

Marie-Joséphine avec
Mary Jo Toll à l’ONU

En mars sœur Marie-Joséphine Ibanda a participé à la Commission des Nations unies sur la condition de la femme, qui se focalisait cette année sur la prévention de la violence envers les femmes et les filles. Venant de la République démocratique du Congo, Marie-Joséphine connaît de première main les effets dévastateurs de la violence envers les femmes dans son pays, spécialement dans les situations de conflit. Elle partage sa compréhension des causes de la violence :

  • La violence faite à la femme et à la fille trouve son origine dans la socialisation ou l’intégration sociale qui favorise la supériorité de l’homme et sa domination sur la femme.
  • La violence est présente partout dans le monde ; elle n’épargne aucune culture, aucune race, aucun pays, aucun rang social.
  • Les femmes paient le grand prix des conflits nationaux et/ou internationaux, surtout quand ils sont armés.
  • Les femmes ne participent pas encore pleinement à l’établissement de la paix en zones de guerre.
  • L’absence de volonté politique pour mettre en application les résolutions prises pour l’amélioration de la situation de la femme et pour soutenir continuellement et régulièrement les nouvelles initiatives.
  • La violence faite à la femme et la fille reste impunie ; c’est ce qui la perpétue.

UNballMarie-Joséphine note aussi « qu’à l’entrée des Nations unies, à New York, il y a cette grosse boule symbolisant un ancien monde en train de s’éclater pour laisser naître un nouveau. Mais si l’on regarde bien, le nouveau monde naissant est aussi déchiré. C’est pour dire que « notre » globe terrestre est continuellement fragmenté par toutes sortes de maux auxquels les Nations unies, à travers leurs différents conseils, commissions et organisations, tentent tant bien que mal de trouver des solutions. »

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