22 MARS JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU : L’EAU, C’EST L’ÉGALITÉ

Photo: wunrn.com

Photo : wunrn.com

« Dans les nations en voie de développement, la responsabilité d’aller chercher l’eau chaque jour retombe sur les femmes et les filles de manière disproportionnée. En moyenne, elles passent 25% deleurjournée à allerchercher l’eau pour leur famille. C’est un temps qu’elles ne passent pas à travailler pour un revenu, à s’occuper de leur famille ou à suivre les leçons à l’école. »    www.unwater.org/ (choisissez votre langue)

Travaillez pour le droit humain à l’eau pure et aux installations sanitaires pour tous.

CONDITION DE LA FEMME 2015 : DÉFIS ET RÉALISATIONS ACTUELS

La Commission de l’ONU sur la condition de la femme (CSW), qui se rassemblera ce mois-ci à New York, se focalisera sur la Déclaration et la plateforme pour l’action de Beijing 1995, en incluant les défis actuels qui affectent sa mise en œuvre et la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. A ce jour, 1100 organisations ont introduit 8600 personnes individuelles en pré-inscription pour participer à CSW59. Les gouvernements vont organiser 188 événements en annexe et les ONG prévoient de présenter 450 événements parallèles — un nombre record.

Alla Baranovskaya, Maura Browne, Diana Eusebio, Amarachi Ezeonu, Jo-Ann Flora, Cristina Igoa, Rosalind Reynolds, et Robert Solomon rejoindront Mary Jo Toll et Jean Stoner comme participants à CSW cette année. www.unwomen.org/fr/csw/csw59-2015    Suivez CSW sur UN webcast : webtv.un.org/ (choisissez votre langue)

Célébrer la Journée internationale de la femme le 8 mars :  http://bit.ly/1N64UnN


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ENFANTS RÉFUGIÉS DANS DES CAMPS : LEUR RENDRE LEUR ENFANCE

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Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN
Le quartier général de l’ONU à New York était une ruche en activité au moment où les états membres se réunissaient pour la 53e Commission sur le développement social du 4 au 13 février. Les participants incluaient des représentants de plusieurs organisations de la société civile avec statut consultatif à l’ONU. Quelques organisations non gouvernementales (ONG) ont organisé des événements annexes sur des questions sociales bien choisies. Un tel événement, co-parrainé par le comité des ONG sur la migration et présidé par Mary Jo Toll, s’intitulait : Rendre l’enfance aux enfants des camps de réfugiés.” Les intervenants de ce panel étaient des personnes spécialisées dans divers domaines de psychologie, éducation, santé mentale et droits humains. Ils ont examiné l’impact psycho-social du manque d’intégration des enfants réfugiés des camps dans la vie sociale et culturelle des pays hôtes, et ses implications à la fois pour les jeunes et pour les pays hôtes, à court terme et à long terme.

Photo : UNHCR

Photo : UNHCR

Un des membres du panel a noté que les statistiques actuelles du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (www.unhcr.fr/) indiquent qu’il y a environ 15,4 millions de réfugiés dans le monde et que près de la moitié de ceux-ci sont des enfants et des jeunes. La vie dans les camps de réfugiés peut être déstabilisante, socialement et psychologiquement, pour des enfants qui ont déjà eu leur propre part de chocs émotifs suite aux circonstances qui les ont déracinés de la sécurité de leur famille et de leur patrie.

Les intervenants ont expliqué que, dans les camps de réfugiés, beaucoup d’enfants sont exposés à la violence, ils ont perdu leur foyer, leur identité, leur famille et leurs pairs ; leur scolarité est interrompue, leur santé physique est médiocre, ils souffrent de malnutrition, d’infections et subissent plusieurs autres épreuves. Dans de nombreuses situations, à la souffrance des enfants se mêle aussi un sentiment d’exclusion ou d’aliénation de la culture et de la vie sociale du pays hôte, puisqu’ils sont souvent confinés dans l’environnement du camp.

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Les facteurs ci-dessus additionnés, expliquaient-ils, pourraient avoir un effet psycho-social négatif sur les enfants réfugiés qui vivent dans des camps. En retour, ceci peut aussi affecter négativement le pays hôte à long terme, parce que le sentiment d’être exclu socialement par certains membres d’une société peut agir de catalyseur pour le conflit ou la violence. Par conséquent, pour éviter ou au moins pour minimiser cet effet psycho-social négatif, une des participantes suggère un contact culturel entre les enfants réfugiés et le pays qui les accueille, comme alternative importante pour les camps à long terme pour l’intégration des réfugiés dans leur société hôte. Elle avertit que, si on ne le fait pas, cela pourrait aggraver les problèmes sociaux, l’agitation sociale et l’instabilité. Même si elle reconnaissait que la culture peut être parfois un facteur de division, elle croit aussi que la culture peut agir comme un élément de base pour la résilience psychologique et un tampon contre l’adversité. Par conséquent, elle recommande qu’en plus d’offrir des opportunités éducationnelles et économiques, il faut aussi fournir activement l’intégration culturelle et psychologique aux enfants réfugiés, tout en leur accordant la liberté de retenir des aspects de leur identité culturelle de leur patrie. Pour en savoir plus : ngo-migration.org/children-in-detention/ (en anglais)


De quoi s’agit-il? Rien moins que la survie
et le bien-être d’une génération d’innocents.
António Guterres, Haut-Commissaire de l’agence des Nations unies pour les réfugiés


WORLDREADER (LECTEUR MONDIAL) : LIVRES DIGITAUX POUR CHAQUE ENFANT

WorldreaderLes objectifs de développement durable proposés incluent une focalisation sur l’éducation : Assurer une éducation de qualité inclusive et équitable et promouvoir des opportunités d’apprentissage pour tous tout au long de leur vie. Fournir des livres, une facette importante de cet effort, peut faire toute la différence dans une communauté.

Worldreader est en mission pour apporter des livres digitaux à des enfants et à leurs familles de sorte qu’ils puissent améliorer leur vie. Cette organisation créative a des programmes dans de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne, y compris le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe où les Sœurs de Notre-Dame de Namur sont présentes. Documentez-vous sur ce programme et faites-en partie : www.worldreader.org/ (en anglais uniquement).

DÉVELOPPEMENT DURABLE : LE MONDE QUE NOUS VOULONS

Pour lequel de ces objectifs de développement durable êtes-vous en train de travailler ?

  • Photo : l’ONU

    Photo : l’ONU

    Dignité : en finir avec la pauvreté et lutter contre les inégalités

  • Êtres humains : garantir à tous l’accès à la santé et au savoir et donner toute leur place aux femmes et aux enfants
  • Prospérité : développer une économie forte qui profite à tous et favorise le changement
  • Planète : protéger les écosystèmes dans l’intérêt de toutes les sociétés et des générations futures
  • Justice : favoriser l’édification de sociétés sûres et pacifiques et la mise en place d’institutions solides
  • Partenariat : faire jouer la solidarité mondiale au service du développement durable

Pour plus d’informations sur les ODD, lisez le rapport de 2015 du Secrétaire général de l’ONU: La dignité pour tous d’ici à 2030 : éliminer la pauvreté, transformer nos vies et protéger la planète  http://bit.ly/1xl75cv

Pour une description interactive des ODD et de leur relation aux ODM : http://bit.ly/1CTD6ME (en anglais uniquement)

SOUVENIR DE DOROTHY STANG : ANGE DE L’AMAZONIE

Dorothy Stang SNDdeN
Il faut que nous soyons pauvres avec les pauvres et que nous retrouvions une relation aimable et tendre avec la Mère Terre. Alors nous saurons comment agir.
Dorothy Stang, SNDdeN
1931-2005

Sœur Dorothy Stang SNDdeN, honorée en 2008 à titre posthume par le prix des Nations unies dans le domaine des droits humains, se sentirait vraiment chez elle avec les efforts actuels de l’ONU pour formuler des Objectifs de Développement Durable (ODD). Les domaines sur lesquels se focalisent tous les objectifs sont la dignité, les personnes, la prospérité, la planète, la justice et le partenariat ; ils saisissent bien l’énergie et l’engagement qu’elle avait apportés pour le changement social et écologique, pour lesquels elle fut tuée en Amazonie le 12 février 2005.

Aujourd’hui la terre d’herbages où elle mourut comporte un centre communautaire simple, une école de la communauté, une pépinière et une petite usine de cacao. Beaucoup de familles y vivent maintenant, en collaborant pour protéger la forêt et, en même temps, fournir des moyens d’existence aux personnes, les idéaux pour lesquelles elle donna sa vie. http://bit.ly/1yHlO53

« Lorsque Sr. Dorothy mourut, il y avait 35 communautés chrétiennes de base ; aujourd’hui il y en a plus de 85. Maintenant les gens n’ont pas peur d’affronter les marchands de bois, les tueurs, les propriétaires de fermes ou les autorités locales qui menacent la planète et la vie de leurs familles. Ils ont appris à le faire avec des stratégies et une force organisée. Les gens s’opposent aux injustices et ils soutiennent une espérance profonde et irrépressible, et une foi dans l’avenir, leur avenir, un avenir dont ils se souviennent et qu’ils révèrent comme l’héritage que Sr. Dorothy leur a légué. »  Jane Dwyer, SNDdeN, Seeds Bear Fruit in Brazil (Les semences portent du fruit au Brésil) : http://bit.ly/1JI8zn7   (Texte en français : http://bit.ly/1wwhwZx)

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Travail artistique : Margaret Hoffman, SNDdeN

Bienheureux les humbles : ils obtiendront la terre en héritage. Matthieu 5
Le texte reproduit est, après la béatitude, la pensée de Sr Dorothy citée au début.

RESSOURCE UTILE : PROJETS DE VACHES LAITIÈRES

milkcow1-kolpinguganda‘Uganda Kolping Society’ aide les gens à soutenir leurs familles en empruntant des vaches. Les familles utilisent une partie du lait pour elles-mêmes et vendent le reste, ce qui leur donne un revenu faible mais constant et qui garde chacun(e) en bonne santé. Pour rembourser les emprunts, les familles élèvent les veaux pendant un an, puis les transmettent à d’autres familles. ‘Microfinancing Partners in Africa’ et ‘Heifer International’ ont des projets semblables.

http://bit.ly/1G5NiDS  (choisissez votre langue – mais l’original anglais est traduit en français par une machine…)

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