FAIRE L’EXPÉRIENCE DES NATIONS UNIES : L’UNITÉ EST LA CLÉ DU CHANGEMENT RÉUSSI

Alla 1 cropPar Alla Baranovskaya, stagiaire au bureau de SND à l’ONU

Faire partie des Nations unies est une expérience fascinante. La sensation réelle est beaucoup plus intéressante que la théorie que j’ai étudiée à ce propos à l’Université de l’Etat de Californie. Vous tenir dans le bâtiment de l’ONU vous procure un frisson et une excitation que vous ne pourriez jamais ressentir sans l’opportunité d’être réellement présente au quartier général de l’ONU. Ici j’ai observé tant de sortes différentes de gens. Chaque fois que je fais un pas dans le territoire de l’ONU, c’est comme si j’entrais dans une petite version du monde dans son ensemble. Je me rends compte que tous les gens ici sont venus de différentes parties du monde, parlent de multiples langues, ont leur propre situation de vie, leur propre statut et leur propre projet, et que tous sont ici « unis » par une pensée : « En tant qu’êtres humains nous devons tous nous unir les uns aux autres afin d’arriver à une paix dans ce monde merveilleux ».

view of UN cropJ’ai appris que beaucoup d’approches différentes des Nations unies sont prises en considération : économiques, politiques, orientées vers la communication, et sociales. Cependant, je voudrais souligner que le facteur humain est un des facteurs les plus importants. Les gens doivent s’écouter mutuellement, se mettre dans la peau les uns des autres afin de comprendre une solution possible aux problèmes qui se présentent maintenant. Les gens qui sont aux Nations unies y sont pour une cause : résoudre différents conflits en cours, réduire la pauvreté, partager leurs histoires aussi bien que leurs connaissances avec tout un chacun. Ils sont ceux qui opèrent le changement réel. L’assistance à tant de réunions et d’événements au quartier général des Nations unies durant les Commissions pour le développement social (CSocD) et la condition des femmes (CSW) m’a donné une idée claire de la raison pour laquelle l’unité de toutes les personnes est la « clé » du succès dans ce monde, et de la manière dont on y arrive. En nous unissant, nous les gens, nous sommes capables de changer le monde, de pourvoir l’un pour l’autre et de répondre aux besoins d’autres pays pour des choses dont ils manquent.   www.un.org/fr

LES GENS D’ABORD : RÉPONSES COMMUNAUTAIRES À LA TRAITE DES HUMAINS

Ezeonu 2Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN, stagiaire au bureau de SND à l’ONU   La traite des humains est un des crimes les plus vils qui sont toujours perpétrés contre l’humanité dans cette société moderne. C’est un crime qui défie la dignité de la personne humaine. En empruntant les mots d’un théologien catholique célèbre, Edward Schillebeeckx, je le décris comme « une tache sombre dans notre histoire ». Dans le discours du Pape François après la prière de l’Angelus le 8 février, qu’il a déclaré journée de prière et de réflexion contre la traite des humains, il dénigre le mal de la traite des humains et il le décrit comme une « plaie honteuse, une plaie indigne d’une société civile ». Il maintient que chacun de nous doit « se sentir concerné pour être la voix de nos frères et sœurs, humiliés dans leur dignité ».

CSTIP logoParmi les organisations non-gouvernementales (ONG) engagées à éradiquer la traite des humains, il y a l’ONG « Committee to Stop Trafficking in Persons » [CSTIP] (comité pour mettre fin à la traite des personnes) www.ngocstip.org/ (en anglais uniquement). CSTIP est une coalition d’ONG « consacrées à l’éradication de la traite des humains sous toutes ses formes par l’éducation, le plaidoyer, la recherche, et la surveillance de la conformité aux traités, protocoles, lois et résolutions des Nations unies ». Au cours de la récente Commission sur le développement social à l’ONU, les Salésiens de Don Bosco, en collaboration avec CSTIP, les Sœurs de Notre-Dame de Namur et la Congrégation de Notre-Dame de charité du Bon Pasteur, ont parrainé un événement parallèle intitulé : « Les gens d’abord : Réponses communautaires à la traite des humains ».

Bakhita House Peggy CumminsLes membres du panel de cet événement ont mis en lumière les réalités de la traite des humains et de l’esclavage moderne dans notre monde actuel, et l’état critique des victimes de ce crime haineux du point de vue d’un(e) survivant(e). Parmi les participants au panel figurait Peggy Cummins, SNDdeN (à gauche), directrice de Bakhita House, un refuge pour femmes en situation vulnérable dans la région de Boston aux Etats-Unis. D’autres participants incluaient des professeurs, du personnel de santé, un représentant du Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis, et une survivante/avocate contre la traite des humains.

En écoutant les membres du panel, les participants étaient remplis d’une résolution renouvelée et d’un sentiment de l’urgence de la poursuite de la lutte pour mettre fin à la traite des humains et à l’esclavage des temps modernes dans notre monde. Cependant, à cause de l’étendue et de la nature multidimensionnelle de ce problème, l’éradication de la traite des humains requiert les efforts concertés d’acteurs multiples – individus, groupes, communautés, société civile, secteur privé, gouvernements nationaux et régionaux, et la communauté internationale. La traite des humains et l’esclavage moderne existent partout ; c’est pourquoi presque chaque personne peut faire quelque chose pour aider à les éradiquer. Pour en savoir plus : www.unodc.org/unodc/fr/human-trafficking/index.html (en français)

CE QUE PORTENT LES FEMMES : DE LOURDS FARDEAUX, MAIS PUISSANCE (POUVOIR) ET COURAGE AUSSI

Beijing+20-Logo-FrenchLors d’une récente session de l’ONU, une des déléguées a fait le commentaire suivant : « Les rôles stéréotypés des genres divisent le monde entre ceux qui produisent et celles qui reproduisent. » Vingt ans après que la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes ait visé à atteindre une plus grande égalité et opportunité pour les femmes, les vues stéréotypées sont toujours évidentes dans de nombreuses parties du monde. Tant dans les pays en développement que dans les pays développés, les femmes sont encore souvent réduites aux rôles d’enfantement tandis qu’on s’attend à ce que les hommes endossent les rôles de leadership.

Même si cette attitude est répandue, cela ne veut pas dire qu’elle est acceptable. Au détriment de tous et toutes, ces vues ignorent la puissance et le courage des femmes et leur place essentielle dans le progrès de la société. Les droits des femmes et des filles sont des droits humains ; ce ne sont pas simplement des « problèmes de femmes »’, mais des domaines dont les hommes aussi bien que les femmes doivent s’occuper si toutes les personnes doivent prospérer.

www.beijing20.unwomen.org/fr       www.empowerwomen.org (en anglais)

Regardez What Women Carry (Ce que portent les femmes) :
http://bit.ly/1JizRFH (en anglais)


Des bâtons en fagot sont incassables
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Proverbe kényan

22 MARS JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU : L’EAU, C’EST L’ÉGALITÉ

Photo: wunrn.com

Photo : wunrn.com

« Dans les nations en voie de développement, la responsabilité d’aller chercher l’eau chaque jour retombe sur les femmes et les filles de manière disproportionnée. En moyenne, elles passent 25% deleurjournée à allerchercher l’eau pour leur famille. C’est un temps qu’elles ne passent pas à travailler pour un revenu, à s’occuper de leur famille ou à suivre les leçons à l’école. »    www.unwater.org/ (choisissez votre langue)

Travaillez pour le droit humain à l’eau pure et aux installations sanitaires pour tous.

CONDITION DE LA FEMME 2015 : DÉFIS ET RÉALISATIONS ACTUELS

La Commission de l’ONU sur la condition de la femme (CSW), qui se rassemblera ce mois-ci à New York, se focalisera sur la Déclaration et la plateforme pour l’action de Beijing 1995, en incluant les défis actuels qui affectent sa mise en œuvre et la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. A ce jour, 1100 organisations ont introduit 8600 personnes individuelles en pré-inscription pour participer à CSW59. Les gouvernements vont organiser 188 événements en annexe et les ONG prévoient de présenter 450 événements parallèles — un nombre record.

Alla Baranovskaya, Maura Browne, Diana Eusebio, Amarachi Ezeonu, Jo-Ann Flora, Cristina Igoa, Rosalind Reynolds, et Robert Solomon rejoindront Mary Jo Toll et Jean Stoner comme participants à CSW cette année. www.unwomen.org/fr/csw/csw59-2015    Suivez CSW sur UN webcast : webtv.un.org/ (choisissez votre langue)

Célébrer la Journée internationale de la femme le 8 mars :  http://bit.ly/1N64UnN


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ENFANTS RÉFUGIÉS DANS DES CAMPS : LEUR RENDRE LEUR ENFANCE

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Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN
Le quartier général de l’ONU à New York était une ruche en activité au moment où les états membres se réunissaient pour la 53e Commission sur le développement social du 4 au 13 février. Les participants incluaient des représentants de plusieurs organisations de la société civile avec statut consultatif à l’ONU. Quelques organisations non gouvernementales (ONG) ont organisé des événements annexes sur des questions sociales bien choisies. Un tel événement, co-parrainé par le comité des ONG sur la migration et présidé par Mary Jo Toll, s’intitulait : Rendre l’enfance aux enfants des camps de réfugiés.” Les intervenants de ce panel étaient des personnes spécialisées dans divers domaines de psychologie, éducation, santé mentale et droits humains. Ils ont examiné l’impact psycho-social du manque d’intégration des enfants réfugiés des camps dans la vie sociale et culturelle des pays hôtes, et ses implications à la fois pour les jeunes et pour les pays hôtes, à court terme et à long terme.

Photo : UNHCR

Photo : UNHCR

Un des membres du panel a noté que les statistiques actuelles du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (www.unhcr.fr/) indiquent qu’il y a environ 15,4 millions de réfugiés dans le monde et que près de la moitié de ceux-ci sont des enfants et des jeunes. La vie dans les camps de réfugiés peut être déstabilisante, socialement et psychologiquement, pour des enfants qui ont déjà eu leur propre part de chocs émotifs suite aux circonstances qui les ont déracinés de la sécurité de leur famille et de leur patrie.

Les intervenants ont expliqué que, dans les camps de réfugiés, beaucoup d’enfants sont exposés à la violence, ils ont perdu leur foyer, leur identité, leur famille et leurs pairs ; leur scolarité est interrompue, leur santé physique est médiocre, ils souffrent de malnutrition, d’infections et subissent plusieurs autres épreuves. Dans de nombreuses situations, à la souffrance des enfants se mêle aussi un sentiment d’exclusion ou d’aliénation de la culture et de la vie sociale du pays hôte, puisqu’ils sont souvent confinés dans l’environnement du camp.

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Les facteurs ci-dessus additionnés, expliquaient-ils, pourraient avoir un effet psycho-social négatif sur les enfants réfugiés qui vivent dans des camps. En retour, ceci peut aussi affecter négativement le pays hôte à long terme, parce que le sentiment d’être exclu socialement par certains membres d’une société peut agir de catalyseur pour le conflit ou la violence. Par conséquent, pour éviter ou au moins pour minimiser cet effet psycho-social négatif, une des participantes suggère un contact culturel entre les enfants réfugiés et le pays qui les accueille, comme alternative importante pour les camps à long terme pour l’intégration des réfugiés dans leur société hôte. Elle avertit que, si on ne le fait pas, cela pourrait aggraver les problèmes sociaux, l’agitation sociale et l’instabilité. Même si elle reconnaissait que la culture peut être parfois un facteur de division, elle croit aussi que la culture peut agir comme un élément de base pour la résilience psychologique et un tampon contre l’adversité. Par conséquent, elle recommande qu’en plus d’offrir des opportunités éducationnelles et économiques, il faut aussi fournir activement l’intégration culturelle et psychologique aux enfants réfugiés, tout en leur accordant la liberté de retenir des aspects de leur identité culturelle de leur patrie. Pour en savoir plus : ngo-migration.org/children-in-detention/ (en anglais)


De quoi s’agit-il? Rien moins que la survie
et le bien-être d’une génération d’innocents.
António Guterres, Haut-Commissaire de l’agence des Nations unies pour les réfugiés


WORLDREADER (LECTEUR MONDIAL) : LIVRES DIGITAUX POUR CHAQUE ENFANT

WorldreaderLes objectifs de développement durable proposés incluent une focalisation sur l’éducation : Assurer une éducation de qualité inclusive et équitable et promouvoir des opportunités d’apprentissage pour tous tout au long de leur vie. Fournir des livres, une facette importante de cet effort, peut faire toute la différence dans une communauté.

Worldreader est en mission pour apporter des livres digitaux à des enfants et à leurs familles de sorte qu’ils puissent améliorer leur vie. Cette organisation créative a des programmes dans de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne, y compris le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe où les Sœurs de Notre-Dame de Namur sont présentes. Documentez-vous sur ce programme et faites-en partie : www.worldreader.org/ (en anglais uniquement).

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