LETTRE DE NOUVELLES DE SND À L’ONU: RELATIONS AVEC NOS LECTEURS ET LECTRICES

All-Stars-Logo-2014-RGB« Constant Contact » accorde une distinction annuelle ‘All Star’ aux entreprises et aux ASBL qui excellent dans l’usage d’outils en ligne pour construire des relations. Les résultats de notre lettre de nouvelles électroniques la placent dans les meilleurs 10% de la base internationale de clients de ‘Constant Contact’ Comme en 2012 et 2013, nous sommes fières d’être reconnues comme ayant de bonnes relations avec nos lecteurs et lectrices.

Un commentaire de deux de nos lectrices : « Nous avons une nouvelle appréciation pour tout ce que vous et vos collègues faites dans votre ministère à l’ONU. Nous avons été particulièrement frappées par l’importance de vos efforts dans votre travail pour assurer que les valeurs évangéliques informent les décisions des Nations unies. De plus, nous réalisons plus pleinement l’importance de votre capacité à présenter des déléguées qui ont des informations de première main basées sur les expériences de nos propres sœurs dans des régions troublées du monde. »

PROSTITUTION : CHOIX DE L’EMPLOI OU FORME D’ESCLAVAGE ?

Par Jo-Ann Flora, SNDdeN, déléguée de SND à l’ONU à la Commission sur la condition de la femme 59

Jo-Ann FloraLorsque 8.000 femmes de toute la terre arrivent dans la ville de New York en mars de chaque année, nous savons que c’est le moment de la Commission sur la condition de la femme à l’ONU. Cette année j’ai participé à plusieurs événements parallèles durant la première semaine de la commission. Je me suis concentrée sur les sessions qui traitaient de la traite des humains et de la prostitution. Il était encourageant d’apprendre ce que divers pays font pour mettre fin à la traite et pour aider les victimes à reconstruire leurs vies. Voici des exemples :

Campagne de l’Irlande « éteignez la lampe rouge »
www.turnofftheredlight.ie/ (en anglais)

Le modèle nordique
www.equalitynow.org/fr/UNECE

Plan australien pour réduire la violence envers les femmes
http://bit.ly/1ydq52G  (en anglais)

Un événement particulièrement intéressant fut présenté par la Coalition contre la traite des femmes : Vingt ans après Beijing : prostitution, traite sexuelle, et la quête d’égalité. Des intervenants de plusieurs pays, y compris des survivantes, ont parlé à partir de leur domaine de compétence – médecine, psychologie, activisme pour la justice sociale, plaidoyer pour les droits humains, etc. – sur les progrès effectués et de nouveaux modèles et solutions qui doivent encore être essayés.

Tout au long de la semaine, une distinction importante fut faite au sujet de la prostitution. D’un côté, des représentant(e)s de pays où la prostitution est légale ont dit comment leurs gouvernements la considèrent comme un choix respectable d’emploi pour les femmes. D’autre part, des orateurs et oratrices ont dit clairement que la prostitution doit être traitée telle qu’elle existe, non comme elle est imaginée.  « La prostitution est une violence envers les femmes et une forme d’esclavage. La légalisation peut être vue comme l’effort d’un pays pour aider l’esclave et rendre la vie plus agréable sur la plantation, mais la légalisation n’est pas capable d’éradiquer l’esclavage ni de fermer la plantation. Ces lois aboutissent parfois à réduire le dommage, mais elles échouent à changer le système. »

« LUI POUR ELLE » : UN MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ DÉDIÉ À L’ÉGALITÉ DES SEXES

african women dancing

Afro-américain art liberté danse

« Lui pour Elle » est une campagne pour l’égalité des sexes fondée par UN Women (ONU Femmes). Trop de gens pensent que l’égalité des sexes est un problème de femmes à traiter par des femmes, mais les hommes et les garçons ont aussi besoin de passer à l’action. Signez l’engagement à agir contre toutes les inégalités, spécialement celles auxquelles sont affrontées les femmes et les filles : www.heforshe.org/fr

DES PROBLÈMES AUXQUELS LES FEMMES SONT AFFRONTÉES : DES AMÉLIORATIONS SONT EN COURS

Robert SolomonPar Robert Solomon, délégué de SND à l’ONU à la Commission sur la condition de la femme 59

Ce que j’ai retiré de plus (à la Commission sur la condition de la femme à l’ONU), c’était de voir tant de personnes (oui, principalement des femmes, mais il y avait des hommes) de tant de pays qui participaient à partir de tant de points de vue à l’amélioration des vies des filles et des femmes. Je dois confesser que, bien que ceci soit la 20e année de cette conférence, je n’en étais pas conscient. Mais, ayant été réveillé, j’ai pu remarquer des articles de journaux en relation à la conférence. Par exemple, dans un article sur Hillary Clinton, on faisait remarquer qu’elle était à la conférence originale à Beijing. Un article séparé mettait en lumière des problèmes auxquels des femmes font face au point de vue politique, en notant que la Chine avait détenu des avocates au moment de la conférence. Il y eut plusieurs sessions dans le bâtiment de l’ONU, certaines même dans les salles principales. Une session qui m’a frappé était sous les auspices de « Egalité maintenant ». Une des choses qui l’ont rendue mémorable, c’est que la première oratrice était Jane Fonda. Ce qui l’a rendue encore plus mémorable, c’était sa longue liste de pays où des améliorations avaient été apportées pour des femmes, et les domaines où il y avait eu amélioration. Evidemment, alors qu’il y a eu des améliorations dans beaucoup de pays, ceci met en lumière le fait que beaucoup plus d’améliorations sont nécessaires. www.equalitynow.org/fr

 

Les femmes ont toujours été une partie égale du passé.
Elles n’ont seulement pas fait partie de l’histoire.
Gloria Steinem

FAIRE L’EXPÉRIENCE DES NATIONS UNIES : L’UNITÉ EST LA CLÉ DU CHANGEMENT RÉUSSI

Alla 1 cropPar Alla Baranovskaya, stagiaire au bureau de SND à l’ONU

Faire partie des Nations unies est une expérience fascinante. La sensation réelle est beaucoup plus intéressante que la théorie que j’ai étudiée à ce propos à l’Université de l’Etat de Californie. Vous tenir dans le bâtiment de l’ONU vous procure un frisson et une excitation que vous ne pourriez jamais ressentir sans l’opportunité d’être réellement présente au quartier général de l’ONU. Ici j’ai observé tant de sortes différentes de gens. Chaque fois que je fais un pas dans le territoire de l’ONU, c’est comme si j’entrais dans une petite version du monde dans son ensemble. Je me rends compte que tous les gens ici sont venus de différentes parties du monde, parlent de multiples langues, ont leur propre situation de vie, leur propre statut et leur propre projet, et que tous sont ici « unis » par une pensée : « En tant qu’êtres humains nous devons tous nous unir les uns aux autres afin d’arriver à une paix dans ce monde merveilleux ».

view of UN cropJ’ai appris que beaucoup d’approches différentes des Nations unies sont prises en considération : économiques, politiques, orientées vers la communication, et sociales. Cependant, je voudrais souligner que le facteur humain est un des facteurs les plus importants. Les gens doivent s’écouter mutuellement, se mettre dans la peau les uns des autres afin de comprendre une solution possible aux problèmes qui se présentent maintenant. Les gens qui sont aux Nations unies y sont pour une cause : résoudre différents conflits en cours, réduire la pauvreté, partager leurs histoires aussi bien que leurs connaissances avec tout un chacun. Ils sont ceux qui opèrent le changement réel. L’assistance à tant de réunions et d’événements au quartier général des Nations unies durant les Commissions pour le développement social (CSocD) et la condition des femmes (CSW) m’a donné une idée claire de la raison pour laquelle l’unité de toutes les personnes est la « clé » du succès dans ce monde, et de la manière dont on y arrive. En nous unissant, nous les gens, nous sommes capables de changer le monde, de pourvoir l’un pour l’autre et de répondre aux besoins d’autres pays pour des choses dont ils manquent.   www.un.org/fr

LES GENS D’ABORD : RÉPONSES COMMUNAUTAIRES À LA TRAITE DES HUMAINS

Ezeonu 2Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN, stagiaire au bureau de SND à l’ONU   La traite des humains est un des crimes les plus vils qui sont toujours perpétrés contre l’humanité dans cette société moderne. C’est un crime qui défie la dignité de la personne humaine. En empruntant les mots d’un théologien catholique célèbre, Edward Schillebeeckx, je le décris comme « une tache sombre dans notre histoire ». Dans le discours du Pape François après la prière de l’Angelus le 8 février, qu’il a déclaré journée de prière et de réflexion contre la traite des humains, il dénigre le mal de la traite des humains et il le décrit comme une « plaie honteuse, une plaie indigne d’une société civile ». Il maintient que chacun de nous doit « se sentir concerné pour être la voix de nos frères et sœurs, humiliés dans leur dignité ».

CSTIP logoParmi les organisations non-gouvernementales (ONG) engagées à éradiquer la traite des humains, il y a l’ONG « Committee to Stop Trafficking in Persons » [CSTIP] (comité pour mettre fin à la traite des personnes) www.ngocstip.org/ (en anglais uniquement). CSTIP est une coalition d’ONG « consacrées à l’éradication de la traite des humains sous toutes ses formes par l’éducation, le plaidoyer, la recherche, et la surveillance de la conformité aux traités, protocoles, lois et résolutions des Nations unies ». Au cours de la récente Commission sur le développement social à l’ONU, les Salésiens de Don Bosco, en collaboration avec CSTIP, les Sœurs de Notre-Dame de Namur et la Congrégation de Notre-Dame de charité du Bon Pasteur, ont parrainé un événement parallèle intitulé : « Les gens d’abord : Réponses communautaires à la traite des humains ».

Bakhita House Peggy CumminsLes membres du panel de cet événement ont mis en lumière les réalités de la traite des humains et de l’esclavage moderne dans notre monde actuel, et l’état critique des victimes de ce crime haineux du point de vue d’un(e) survivant(e). Parmi les participants au panel figurait Peggy Cummins, SNDdeN (à gauche), directrice de Bakhita House, un refuge pour femmes en situation vulnérable dans la région de Boston aux Etats-Unis. D’autres participants incluaient des professeurs, du personnel de santé, un représentant du Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis, et une survivante/avocate contre la traite des humains.

En écoutant les membres du panel, les participants étaient remplis d’une résolution renouvelée et d’un sentiment de l’urgence de la poursuite de la lutte pour mettre fin à la traite des humains et à l’esclavage des temps modernes dans notre monde. Cependant, à cause de l’étendue et de la nature multidimensionnelle de ce problème, l’éradication de la traite des humains requiert les efforts concertés d’acteurs multiples – individus, groupes, communautés, société civile, secteur privé, gouvernements nationaux et régionaux, et la communauté internationale. La traite des humains et l’esclavage moderne existent partout ; c’est pourquoi presque chaque personne peut faire quelque chose pour aider à les éradiquer. Pour en savoir plus : www.unodc.org/unodc/fr/human-trafficking/index.html (en français)

CE QUE PORTENT LES FEMMES : DE LOURDS FARDEAUX, MAIS PUISSANCE (POUVOIR) ET COURAGE AUSSI

Beijing+20-Logo-FrenchLors d’une récente session de l’ONU, une des déléguées a fait le commentaire suivant : « Les rôles stéréotypés des genres divisent le monde entre ceux qui produisent et celles qui reproduisent. » Vingt ans après que la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes ait visé à atteindre une plus grande égalité et opportunité pour les femmes, les vues stéréotypées sont toujours évidentes dans de nombreuses parties du monde. Tant dans les pays en développement que dans les pays développés, les femmes sont encore souvent réduites aux rôles d’enfantement tandis qu’on s’attend à ce que les hommes endossent les rôles de leadership.

Même si cette attitude est répandue, cela ne veut pas dire qu’elle est acceptable. Au détriment de tous et toutes, ces vues ignorent la puissance et le courage des femmes et leur place essentielle dans le progrès de la société. Les droits des femmes et des filles sont des droits humains ; ce ne sont pas simplement des « problèmes de femmes »’, mais des domaines dont les hommes aussi bien que les femmes doivent s’occuper si toutes les personnes doivent prospérer.

www.beijing20.unwomen.org/fr       www.empowerwomen.org (en anglais)

Regardez What Women Carry (Ce que portent les femmes) :
http://bit.ly/1JizRFH (en anglais)


Des bâtons en fagot sont incassables
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Proverbe kényan

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