FEMMES ET ART : TRANSFORMATION DE LA SOUFFRANCE PRODUITE PAR DES HOLOCAUSTES

Glòria Rognoni Planas

Glòria Rognoni Planas, de Sant Cugat del Vallès près de Barcelone, a participé, comme faisant partie de la délégation de notre ONG, à la Commission de mars sur la condition de la femme (CSW). Lors d’un événement parallèle de la CSW, une artiste a parlé d’aider les femmes à traiter la souffrance grâce à l’art. Glória, ancienne actrice et directrice actuelle du groupe de théâtre social Femarec, partage ses perceptions de cet événement « qui confirme comment l’art est capable de faire grandir non seulement l’artiste, mais aussi le spectateur (la spectatrice). »

Peinture par Anne Kantor Kellett

Peinture par Anne Kantor Kellett

Glòria écrit : « Anne Kanto Kellett a été élevée par des parents qui ont survécu à l’Holocauste. Elle dit que sa mère lui a toujours transmis la douleur qu’elle a soufferte. Elle nous a montré une photo où vous pouvez voir le regard profond, indéfini, triste, perdu de sa mère. Emue par le génocide au Rwanda, Anne a décidé d’y aller pour aider les survivant(e)s. Lorsqu’elle est entrée en contact avec eux(elles), c’était comme si elle trouvait sa propre famille. « Quand vous n’avez pas de famille, les autres survivants deviennent votre famille. » Elle trouve ce même regard perdu de sa mère sur le visage d’un homme. Elle nous montre le portrait : impressionnant, c’est exactement le même regard… Elle nous dit que la souffrance produite par les holocaustes, où qu’ils aient lieu, est la même pour tous les êtres humains qui en souffrent.

Sculpture par Anne Kantor Kellett

Sculpture par Anne Kantor Kellett

Elle évoque toutes ses émotions par l’art. Elle prend des photographies, peint des
peintures abstraites, et elle sculpte aussi.

 Ses sculptures de bois, très impressionnantes, reflètent aussi la même souffrance,
mais chaque sculpture libère un peu de la souffrance. Elle nous montre des illustrations
où les cous sont longs et tortueux et soutiennent des têtes dans la peine.

Anne nous fait remarquer l’évolution : la dernière photo de cette série montre la moitié d’un corps de femme, aussi avec un très long cou, sous lequel vous pouvez voir les poumons et les côtes, mais la femme regarde vers le haut, et à côté des poumons jaillissent deux ailes d’espoir. Voilà, dit-elle, comment elle se sent maintenant et comment elle souhaite transmettre son évolution. A la fin elle montre encore une autre illustration d’une de ses peintures abstraites, une très grande toile avec de forts traits de brun et de noir du côté gauche. A droite il y a une grande tache rouge. En face de la peinture se tient son fils de treize ans, avec un regard lumineux. Anne dit que le regard de son fils est aussi un produit de l’art et c’est ainsi qu’elle regarde la vie maintenant. » www.kantorkellett.com 

(Article traduit de l’espagnol par Guillermo Ayesa Igoa)

 

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