LES SŒURS DE NOTRE DAME DE NAMUR AU TRAVAIL : VERS L’AUTONOMISATION DES FEMMES DES ZONES RURALES EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

4Par Isabelle Izika et Marie-Joséphine Ibanda, SNDdeN : La contribution des femmes au développement socio-économique de leurs communautés, en particulier dans les pays en développement, est un fait bien établi. Comme l’a indiqué l’ancien Secrétaire général des Nations Unies Ban-ki-Moon, cette contribution est basée sur une éducation qui libère et responsabilise les femmes. Cependant, dans certaines parties du monde, par exemple en République démocratique du Congo (RDC), cette réalité reste uniquement un slogan pour les femmes vivant dans les zones rurales. Nous sommes reconnaissantes pour les efforts missionnaires des Sœurs de Notre Dame de Namur (SNDdeN) et d’autres congrégations religieuses qui ont consacré plus d’un siècle à l’éducation des femmes et des filles, les préparant à assumer leur rôle nécessaire dans la société en tant qu’agents de développement. Les premières femmes éduquées en RDC provenaient d’écoles gérées par des religieuses catholiques. Jusqu’à présent, dans la province rurale de Kwango, les meilleures écoles où les filles peuvent recevoir une éducation et une formation de qualité sont gérées par les congrégations religieuses, y compris les sœurs de Notre Dame de Namur.

Malheureusement, malgré leur niveau d’éducation ou de formation professionnelle, les 5femmes de cette région de la RDC sont encore sous-représentées dans le secteur public, sauf dans les professions de l’enseignement et de la santé qui sont souvent mal rémunérées. En conséquence, de nombreuses femmes qui ne se sentent pas attirées par la profession d’enseignante ou de soins de santé finissent dans le secteur informel (agriculture de subsistance souvent). Le revenu que ces femmes génèrent est à peine suffisant pour les énormes responsabilités financières qu’elles assument dans leurs familles. Selon un récent sondage réalisé par les SNDdeN auprès des élèves de plusieurs écoles qu’elles administrent en RDC, près de 90% des élèves, en particulier des filles, sont financièrement soutenus par leur mère. Cette réalité est à peine reconnue et appréciée.

6Les SNDdeN, au sein des paroisses de Pelende et de Kitenda, ont lancé une initiative connue sous le nom de « Groupe de solidarité, d’épargne et de crédit (GSEC) ». Cette initiative fournit une aide financière et un soutien mutuel aux femmes qui sont membres. Les femmes s’organisent en groupes de 25 personnes maximum. Chaque groupe élit un comité directeur composé d’une présidente, d’une secrétaire, d’une trésorière et de trois gestionnaires. Elles ont des réunions régulières selon les règles internes définies par le groupe. Lors de ces rencontres, chaque personne apporte ses économies dans la caisse de solidarité en fonction de la somme fixée par le groupe. Après plusieurs rencontres, chaque femme à un moment donné demande un crédit pour commencer une activité génératrice de revenus. Ce crédit sera donné avec un taux d’intérêt et une date de remboursement fixés par le groupe. La caisse de solidarité permet aux femmes d’intervenir dans des cas extrêmes de maladie ou de décès dans la famille. Elle fournit également des moyens pour payer rapidement les frais de scolarité de leurs enfants. En plus des activités financières, les femmes membres de la GSEC s’informent personnellement et mutuellement sur d’autres sujets tels que l’hygiène, la santé reproductive, les bonnes manières, la sécurité alimentaire et bien d’autres.

 

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