• SNDàl’ONU

    « Sœurs de Notre-Dame de Namur » est une organisation non gouvernementale (ONG) accréditée à l'Organisation des Nations Unies depuis 2001; en 2007, les « Soeurs de Notre-Dame » ont choisi de travailler pour le changement systémique à l'échelle internationale à l'Organisation des Nations Unies et elles ont été accueillies par les « Sœurs de Notre-Dame de Namur ». Les deux groupes collaborent dans leurs efforts, en particulier pour les droits des femmes et des filles.
  • Sœur Jean Stoner représente les Sœurs de Notre-Dame de Namur de l'Organisation des Nations Unies, travaillant principalement dans les domaines de l'éradication de la pauvreté, le développement durable, le financement du développement, l'éducation, et traite des êtres humains.
  • Sœur Mary Jo Toll représente les Sœurs de Notre Dame de Coesfeld à l'Organisation des Nations Unies, travaillant principalement dans les domaines de l'éducation, la migration, la traite humaine, le développement durable, et les droits des filles.
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LA PROCEDURE DE COMMUNICATION DE LA COMMISSION DE LA CONDITION DE LA FEMME

Message de l’ONU Femmes :

La Procédure de communication de la Commission de la condition de la femme est un outil unique destiné aux particuliers et aux organisations permettant de sensibiliser aux pratiques injustes et discriminatoires contre les femmes dans quelque pays du monde que ce soit. Les demandes adressées à la Commission de la condition de la femme pour examen à sa prochaine session (du 14 au 24 mars 2016) doivent être présentées d’ici au 1er août 2015.

Pour de plus amples informations, cliquer ici:  www.unwomen.org/csw/communications-procedure-fr

PROSTITUTION : CHOIX DE L’EMPLOI OU FORME D’ESCLAVAGE ?

Par Jo-Ann Flora, SNDdeN, déléguée de SND à l’ONU à la Commission sur la condition de la femme 59

Jo-Ann FloraLorsque 8.000 femmes de toute la terre arrivent dans la ville de New York en mars de chaque année, nous savons que c’est le moment de la Commission sur la condition de la femme à l’ONU. Cette année j’ai participé à plusieurs événements parallèles durant la première semaine de la commission. Je me suis concentrée sur les sessions qui traitaient de la traite des humains et de la prostitution. Il était encourageant d’apprendre ce que divers pays font pour mettre fin à la traite et pour aider les victimes à reconstruire leurs vies. Voici des exemples :

Campagne de l’Irlande « éteignez la lampe rouge »
www.turnofftheredlight.ie/ (en anglais)

Le modèle nordique
www.equalitynow.org/fr/UNECE

Plan australien pour réduire la violence envers les femmes
http://bit.ly/1ydq52G  (en anglais)

Un événement particulièrement intéressant fut présenté par la Coalition contre la traite des femmes : Vingt ans après Beijing : prostitution, traite sexuelle, et la quête d’égalité. Des intervenants de plusieurs pays, y compris des survivantes, ont parlé à partir de leur domaine de compétence – médecine, psychologie, activisme pour la justice sociale, plaidoyer pour les droits humains, etc. – sur les progrès effectués et de nouveaux modèles et solutions qui doivent encore être essayés.

Tout au long de la semaine, une distinction importante fut faite au sujet de la prostitution. D’un côté, des représentant(e)s de pays où la prostitution est légale ont dit comment leurs gouvernements la considèrent comme un choix respectable d’emploi pour les femmes. D’autre part, des orateurs et oratrices ont dit clairement que la prostitution doit être traitée telle qu’elle existe, non comme elle est imaginée.  « La prostitution est une violence envers les femmes et une forme d’esclavage. La légalisation peut être vue comme l’effort d’un pays pour aider l’esclave et rendre la vie plus agréable sur la plantation, mais la légalisation n’est pas capable d’éradiquer l’esclavage ni de fermer la plantation. Ces lois aboutissent parfois à réduire le dommage, mais elles échouent à changer le système. »

DES PROBLÈMES AUXQUELS LES FEMMES SONT AFFRONTÉES : DES AMÉLIORATIONS SONT EN COURS

Robert SolomonPar Robert Solomon, délégué de SND à l’ONU à la Commission sur la condition de la femme 59

Ce que j’ai retiré de plus (à la Commission sur la condition de la femme à l’ONU), c’était de voir tant de personnes (oui, principalement des femmes, mais il y avait des hommes) de tant de pays qui participaient à partir de tant de points de vue à l’amélioration des vies des filles et des femmes. Je dois confesser que, bien que ceci soit la 20e année de cette conférence, je n’en étais pas conscient. Mais, ayant été réveillé, j’ai pu remarquer des articles de journaux en relation à la conférence. Par exemple, dans un article sur Hillary Clinton, on faisait remarquer qu’elle était à la conférence originale à Beijing. Un article séparé mettait en lumière des problèmes auxquels des femmes font face au point de vue politique, en notant que la Chine avait détenu des avocates au moment de la conférence. Il y eut plusieurs sessions dans le bâtiment de l’ONU, certaines même dans les salles principales. Une session qui m’a frappé était sous les auspices de « Egalité maintenant ». Une des choses qui l’ont rendue mémorable, c’est que la première oratrice était Jane Fonda. Ce qui l’a rendue encore plus mémorable, c’était sa longue liste de pays où des améliorations avaient été apportées pour des femmes, et les domaines où il y avait eu amélioration. Evidemment, alors qu’il y a eu des améliorations dans beaucoup de pays, ceci met en lumière le fait que beaucoup plus d’améliorations sont nécessaires. www.equalitynow.org/fr

 

Les femmes ont toujours été une partie égale du passé.
Elles n’ont seulement pas fait partie de l’histoire.
Gloria Steinem

CE QUE PORTENT LES FEMMES : DE LOURDS FARDEAUX, MAIS PUISSANCE (POUVOIR) ET COURAGE AUSSI

Beijing+20-Logo-FrenchLors d’une récente session de l’ONU, une des déléguées a fait le commentaire suivant : « Les rôles stéréotypés des genres divisent le monde entre ceux qui produisent et celles qui reproduisent. » Vingt ans après que la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes ait visé à atteindre une plus grande égalité et opportunité pour les femmes, les vues stéréotypées sont toujours évidentes dans de nombreuses parties du monde. Tant dans les pays en développement que dans les pays développés, les femmes sont encore souvent réduites aux rôles d’enfantement tandis qu’on s’attend à ce que les hommes endossent les rôles de leadership.

Même si cette attitude est répandue, cela ne veut pas dire qu’elle est acceptable. Au détriment de tous et toutes, ces vues ignorent la puissance et le courage des femmes et leur place essentielle dans le progrès de la société. Les droits des femmes et des filles sont des droits humains ; ce ne sont pas simplement des « problèmes de femmes »’, mais des domaines dont les hommes aussi bien que les femmes doivent s’occuper si toutes les personnes doivent prospérer.

www.beijing20.unwomen.org/fr       www.empowerwomen.org (en anglais)

Regardez What Women Carry (Ce que portent les femmes) :
http://bit.ly/1JizRFH (en anglais)


Des bâtons en fagot sont incassables
.
Proverbe kényan

CONDITION DE LA FEMME 2015 : DÉFIS ET RÉALISATIONS ACTUELS

La Commission de l’ONU sur la condition de la femme (CSW), qui se rassemblera ce mois-ci à New York, se focalisera sur la Déclaration et la plateforme pour l’action de Beijing 1995, en incluant les défis actuels qui affectent sa mise en œuvre et la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. A ce jour, 1100 organisations ont introduit 8600 personnes individuelles en pré-inscription pour participer à CSW59. Les gouvernements vont organiser 188 événements en annexe et les ONG prévoient de présenter 450 événements parallèles — un nombre record.

Alla Baranovskaya, Maura Browne, Diana Eusebio, Amarachi Ezeonu, Jo-Ann Flora, Cristina Igoa, Rosalind Reynolds, et Robert Solomon rejoindront Mary Jo Toll et Jean Stoner comme participants à CSW cette année. www.unwomen.org/fr/csw/csw59-2015    Suivez CSW sur UN webcast : webtv.un.org/ (choisissez votre langue)

Célébrer la Journée internationale de la femme le 8 mars :  http://bit.ly/1N64UnN


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ENFANTS RÉFUGIÉS DANS DES CAMPS : LEUR RENDRE LEUR ENFANCE

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Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN
Le quartier général de l’ONU à New York était une ruche en activité au moment où les états membres se réunissaient pour la 53e Commission sur le développement social du 4 au 13 février. Les participants incluaient des représentants de plusieurs organisations de la société civile avec statut consultatif à l’ONU. Quelques organisations non gouvernementales (ONG) ont organisé des événements annexes sur des questions sociales bien choisies. Un tel événement, co-parrainé par le comité des ONG sur la migration et présidé par Mary Jo Toll, s’intitulait : Rendre l’enfance aux enfants des camps de réfugiés.” Les intervenants de ce panel étaient des personnes spécialisées dans divers domaines de psychologie, éducation, santé mentale et droits humains. Ils ont examiné l’impact psycho-social du manque d’intégration des enfants réfugiés des camps dans la vie sociale et culturelle des pays hôtes, et ses implications à la fois pour les jeunes et pour les pays hôtes, à court terme et à long terme.

Photo : UNHCR

Photo : UNHCR

Un des membres du panel a noté que les statistiques actuelles du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (www.unhcr.fr/) indiquent qu’il y a environ 15,4 millions de réfugiés dans le monde et que près de la moitié de ceux-ci sont des enfants et des jeunes. La vie dans les camps de réfugiés peut être déstabilisante, socialement et psychologiquement, pour des enfants qui ont déjà eu leur propre part de chocs émotifs suite aux circonstances qui les ont déracinés de la sécurité de leur famille et de leur patrie.

Les intervenants ont expliqué que, dans les camps de réfugiés, beaucoup d’enfants sont exposés à la violence, ils ont perdu leur foyer, leur identité, leur famille et leurs pairs ; leur scolarité est interrompue, leur santé physique est médiocre, ils souffrent de malnutrition, d’infections et subissent plusieurs autres épreuves. Dans de nombreuses situations, à la souffrance des enfants se mêle aussi un sentiment d’exclusion ou d’aliénation de la culture et de la vie sociale du pays hôte, puisqu’ils sont souvent confinés dans l’environnement du camp.

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Les facteurs ci-dessus additionnés, expliquaient-ils, pourraient avoir un effet psycho-social négatif sur les enfants réfugiés qui vivent dans des camps. En retour, ceci peut aussi affecter négativement le pays hôte à long terme, parce que le sentiment d’être exclu socialement par certains membres d’une société peut agir de catalyseur pour le conflit ou la violence. Par conséquent, pour éviter ou au moins pour minimiser cet effet psycho-social négatif, une des participantes suggère un contact culturel entre les enfants réfugiés et le pays qui les accueille, comme alternative importante pour les camps à long terme pour l’intégration des réfugiés dans leur société hôte. Elle avertit que, si on ne le fait pas, cela pourrait aggraver les problèmes sociaux, l’agitation sociale et l’instabilité. Même si elle reconnaissait que la culture peut être parfois un facteur de division, elle croit aussi que la culture peut agir comme un élément de base pour la résilience psychologique et un tampon contre l’adversité. Par conséquent, elle recommande qu’en plus d’offrir des opportunités éducationnelles et économiques, il faut aussi fournir activement l’intégration culturelle et psychologique aux enfants réfugiés, tout en leur accordant la liberté de retenir des aspects de leur identité culturelle de leur patrie. Pour en savoir plus : ngo-migration.org/children-in-detention/ (en anglais)


De quoi s’agit-il? Rien moins que la survie
et le bien-être d’une génération d’innocents.
António Guterres, Haut-Commissaire de l’agence des Nations unies pour les réfugiés


FILLES : PARTENAIRES DÉCISIVES MAIS NÉGLIGÉES DANS LE DÉVELOPPEMENT

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Aux Nations unies à New York, le groupe de travail sur les filles a soumis récemment une déclaration convaincante à la considération de la 59e session de la Commission de l’ONU sur la condition des femmes qui se tiendra en mars 2015. Aux côtés de beaucoup d’autres ONG, les Sœurs de Notre-Dame de Namur ont soutenu cette déclaration en faveur de la nécessité pour les voix des filles d’être « représentées dans tous les domaines de la vie civique : éducation, emploi, santé, sécurité, économie, technologie, environnement, et construction de la paix. » Les filles sont des partenaires décisives mais négligées dans le développement, qui ne peuvent être laissées en arrière. Le document contient six principales recommandations à affirmer par les gouvernements participants en mars :

  • Rejeter toutes les formes de violence et les pratiques nuisibles contre les femmes et les filles
  • Reconnaître les droits humains des filles dans toutes les phases du cycle vital
  • Changer les profondes attitudes culturelles négatives envers les femmes et les filles
  • Traiter la féminisation persistante de la pauvreté
  • Faire reculer les taux de mortalité infantile et maternelle
  • Mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes, y compris le recrutement d’enfants soldats.

Ce que vous pouvez faire

Lire la déclaration du groupe de travail sur les filles :  girlsrights.org/2014/10/wgg-statement-csw-59  (en anglais uniquement)

Regarder un graphique en français sur l’inégalité des genres : http://bit.ly/1pcSkdt

Signer la pétition pour que les filles aient accès à la technologie : globalfundforwomen.org/be-the-spark   (en anglais uniquement)

Prendre la parole aux niveaux local et national sur la question des droits des filles


L’équation est simple : lorsque les filles sont en bonne santé et vont en classe,
lorsque les cadres légaux et l’accès aux finances soutiennent les femmes,
lorsque les vies des femmes sont exemptes de violence et de discrimination, les nations prospèrent.
Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU

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