Commission sur la condition de la femme (CSW) : les participantes partagent leurs espoirs (cont.)

Jo-Ann FloraJo-Ann Flora, SNDdeN : Chaque année, pendant CSW, des milliers de femmes viennent à New York de tous les coins de notre monde. Elles éclairent notre ville avec leurs vêtements et leurs personnalités colorés, et c’est un régal de les accueillir. Mais, plus important encore, elles apportent avec elles toutes les expériences des femmes qu’elles représentent, les luttes, les réalisations, les aspirations – et elles partagent avec nous leur détermination puissante pour soulever toutes les femmes et leur assurer une place dans la société. En tant que participante au CSW, j’espère apprendre beaucoup de ces femmes, en particulier dans les domaines des droits des filles et la traite des êtres humains. Je voudrais aussi ‘attraper une étincelle de leur enthousiasme pour dynamiser ma mission de Sœur de Notre Dame qui cherche à prendre position avec les pauvres, en particulier les femmes et les enfants.

Pam StonerPamela Stoner : Je suis tellement excitée à l’idée de fréquenter la session 2016 de la CSW et les événements qui l’entourent. J’espère me renseigner sur les femmes et leurs problèmes par rapport aux objectifs mondiaux en matière de développement durable, et d’interagir avec les autres sur la façon dont l’égalité des sexes et la manière dont l’éducation joue un rôle pour rendre les femmes autonomes. Même si je suis déçue que mon ami Anu Puri, un étudiant au Népal, soit incapable d’assister et de contribuer à cette session comme nous l’espérions, je suis ravie d’être présente avec ma fille, Katie Blawie, et ma sœur, Jean Stoner. Ceci rend cette séance d’autant plus spéciale.

Isabelle Izika SNDdeNIsabelle Izika, SNDdeN : Je suis heureuse de participer à la session CSW parce que j’apprends en entendant parler de différentes expériences et des problèmes des femmes. Cela me donne du courage pour enseigner les femmes et répondre à leurs questions, ce qui est ma tâche actuelle dans une région très rurale. Partout on parle de l’éducation pour la promotion de la femme. Dans les zones rurales ce n’est pas le cas. De nombreuses familles envoient les garçons comme les filles à l’école, même à l’école secondaire. Mais en dépit de cet effort, la majorité de ces femmes reste au chômage ou dans des emplois qui ne paient pas des salaires décents. Beaucoup de femmes renoncent à l’éducation parce qu’elles n’en voient pas l’utilité. Elles retournent aux pratiques traditionnelles et rien ne change. Les filles ne se soucient pas d’éducation et, dans certains cas, se marient très jeunes. Nous devons garder à l’esprit que toutes les femmes n’ont pas accès à l’éducation. Cela dépend de l’endroit où la femme vit et des conditions locales.

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Commission sur la condition de la femme (CSW) : les participantes partagent leurs espoirs

Priscilla Aliu SNDdeNPriscilla Aliu, SNDdeN : Je suis impatiente d’assister à la 60e Commission sur la condition de la femme des Nations Unies à New York. Les travaux de cette Commission m’intéressent en raison de l’ordre du jour qui parle de l’égalité des sexes et de la manière de rendre les femmes autonomes partout dans le monde. Je suis impressionnée par l’activité des femmes à l’ONU pour aider les femmes syriennes à prendre une part active dans la construction de la paix à ce moment critique dans leur pays. Le directeur exécutif Mme Phumzile Mambo-Ngcuka a effectué une visite récemment à l’école du Nigeria où les filles Chibok ont été enlevées. Elle a également publié des déclarations au bout d’un an comme aussi au 500e jour anniversaire de la disparition des filles. Des actions comme celles-ci donnent de l’espoir aux femmes et aux fillettes à l’échelle mondiale. Je me concentrerai sur le thème de la conférence de cette année, « comment rendre les femmes autonomes en lien avec le développement durable », en particulier de l’incidence de ces actions sur l’Afrique. Mon espoir est que les activités de la CCF soient aussi mises en pratique à la base pour plus d’impact.

Maura Browne SNDdeNMaura Browne, SNDdeN : Mon intérêt pour la CSW a commencé lors de ma première expérience internationale au Forum des femmes des Nations Unies en 1985 à Nairobi. Mes souvenirs préférés : la Tente de la paix où les femmes des États-Unis et l’URSS ont été en mesure de traverser le rideau de fer et de partager des valeurs communes ; la résistance des femmes du Zimbabwe nouvellement indépendant ; la plantation d’un arbre de la paix à la fin du Forum. Chaque visite ultérieure à l’ONU fournit une occasion pour moi de suivre le développement des branches de l’arbre planté en 1985.

Cristina Igoa Cristina Igoa : Je suis très heureuse de participer, partager mes expériences et d’écouter les autres parler sur la prévention et l’élimination de toutes les formes de violence contre les femmes et les filles. J’ai été élevée aux Philippines, dans une culture où trop souvent les filles étaient impuissantes n’ayant pas droit à la parole ou ne jouissant pas de la liberté de choix. Mais aujourd’hui, la vie est beaucoup meilleure. « Les filles se lèvent ! ». Ainsi, les femmes et les filles font une différence dans le monde.

Nous soutenons la participation équitable des femmes dans tous les aspects de la vie.
ONU Femmes, l’entité des Nations Unies
pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

LA PROCEDURE DE COMMUNICATION DE LA COMMISSION DE LA CONDITION DE LA FEMME

Message de l’ONU Femmes :

La Procédure de communication de la Commission de la condition de la femme est un outil unique destiné aux particuliers et aux organisations permettant de sensibiliser aux pratiques injustes et discriminatoires contre les femmes dans quelque pays du monde que ce soit. Les demandes adressées à la Commission de la condition de la femme pour examen à sa prochaine session (du 14 au 24 mars 2016) doivent être présentées d’ici au 1er août 2015.

Pour de plus amples informations, cliquer ici:  www.unwomen.org/csw/communications-procedure-fr

PROSTITUTION : CHOIX DE L’EMPLOI OU FORME D’ESCLAVAGE ?

Par Jo-Ann Flora, SNDdeN, déléguée de SND à l’ONU à la Commission sur la condition de la femme 59

Jo-Ann FloraLorsque 8.000 femmes de toute la terre arrivent dans la ville de New York en mars de chaque année, nous savons que c’est le moment de la Commission sur la condition de la femme à l’ONU. Cette année j’ai participé à plusieurs événements parallèles durant la première semaine de la commission. Je me suis concentrée sur les sessions qui traitaient de la traite des humains et de la prostitution. Il était encourageant d’apprendre ce que divers pays font pour mettre fin à la traite et pour aider les victimes à reconstruire leurs vies. Voici des exemples :

Campagne de l’Irlande « éteignez la lampe rouge »
www.turnofftheredlight.ie/ (en anglais)

Le modèle nordique
www.equalitynow.org/fr/UNECE

Plan australien pour réduire la violence envers les femmes
http://bit.ly/1ydq52G  (en anglais)

Un événement particulièrement intéressant fut présenté par la Coalition contre la traite des femmes : Vingt ans après Beijing : prostitution, traite sexuelle, et la quête d’égalité. Des intervenants de plusieurs pays, y compris des survivantes, ont parlé à partir de leur domaine de compétence – médecine, psychologie, activisme pour la justice sociale, plaidoyer pour les droits humains, etc. – sur les progrès effectués et de nouveaux modèles et solutions qui doivent encore être essayés.

Tout au long de la semaine, une distinction importante fut faite au sujet de la prostitution. D’un côté, des représentant(e)s de pays où la prostitution est légale ont dit comment leurs gouvernements la considèrent comme un choix respectable d’emploi pour les femmes. D’autre part, des orateurs et oratrices ont dit clairement que la prostitution doit être traitée telle qu’elle existe, non comme elle est imaginée.  « La prostitution est une violence envers les femmes et une forme d’esclavage. La légalisation peut être vue comme l’effort d’un pays pour aider l’esclave et rendre la vie plus agréable sur la plantation, mais la légalisation n’est pas capable d’éradiquer l’esclavage ni de fermer la plantation. Ces lois aboutissent parfois à réduire le dommage, mais elles échouent à changer le système. »

DES PROBLÈMES AUXQUELS LES FEMMES SONT AFFRONTÉES : DES AMÉLIORATIONS SONT EN COURS

Robert SolomonPar Robert Solomon, délégué de SND à l’ONU à la Commission sur la condition de la femme 59

Ce que j’ai retiré de plus (à la Commission sur la condition de la femme à l’ONU), c’était de voir tant de personnes (oui, principalement des femmes, mais il y avait des hommes) de tant de pays qui participaient à partir de tant de points de vue à l’amélioration des vies des filles et des femmes. Je dois confesser que, bien que ceci soit la 20e année de cette conférence, je n’en étais pas conscient. Mais, ayant été réveillé, j’ai pu remarquer des articles de journaux en relation à la conférence. Par exemple, dans un article sur Hillary Clinton, on faisait remarquer qu’elle était à la conférence originale à Beijing. Un article séparé mettait en lumière des problèmes auxquels des femmes font face au point de vue politique, en notant que la Chine avait détenu des avocates au moment de la conférence. Il y eut plusieurs sessions dans le bâtiment de l’ONU, certaines même dans les salles principales. Une session qui m’a frappé était sous les auspices de « Egalité maintenant ». Une des choses qui l’ont rendue mémorable, c’est que la première oratrice était Jane Fonda. Ce qui l’a rendue encore plus mémorable, c’était sa longue liste de pays où des améliorations avaient été apportées pour des femmes, et les domaines où il y avait eu amélioration. Evidemment, alors qu’il y a eu des améliorations dans beaucoup de pays, ceci met en lumière le fait que beaucoup plus d’améliorations sont nécessaires. www.equalitynow.org/fr

 

Les femmes ont toujours été une partie égale du passé.
Elles n’ont seulement pas fait partie de l’histoire.
Gloria Steinem

CE QUE PORTENT LES FEMMES : DE LOURDS FARDEAUX, MAIS PUISSANCE (POUVOIR) ET COURAGE AUSSI

Beijing+20-Logo-FrenchLors d’une récente session de l’ONU, une des déléguées a fait le commentaire suivant : « Les rôles stéréotypés des genres divisent le monde entre ceux qui produisent et celles qui reproduisent. » Vingt ans après que la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes ait visé à atteindre une plus grande égalité et opportunité pour les femmes, les vues stéréotypées sont toujours évidentes dans de nombreuses parties du monde. Tant dans les pays en développement que dans les pays développés, les femmes sont encore souvent réduites aux rôles d’enfantement tandis qu’on s’attend à ce que les hommes endossent les rôles de leadership.

Même si cette attitude est répandue, cela ne veut pas dire qu’elle est acceptable. Au détriment de tous et toutes, ces vues ignorent la puissance et le courage des femmes et leur place essentielle dans le progrès de la société. Les droits des femmes et des filles sont des droits humains ; ce ne sont pas simplement des « problèmes de femmes »’, mais des domaines dont les hommes aussi bien que les femmes doivent s’occuper si toutes les personnes doivent prospérer.

www.beijing20.unwomen.org/fr       www.empowerwomen.org (en anglais)

Regardez What Women Carry (Ce que portent les femmes) :
http://bit.ly/1JizRFH (en anglais)


Des bâtons en fagot sont incassables
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Proverbe kényan

CONDITION DE LA FEMME 2015 : DÉFIS ET RÉALISATIONS ACTUELS

La Commission de l’ONU sur la condition de la femme (CSW), qui se rassemblera ce mois-ci à New York, se focalisera sur la Déclaration et la plateforme pour l’action de Beijing 1995, en incluant les défis actuels qui affectent sa mise en œuvre et la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. A ce jour, 1100 organisations ont introduit 8600 personnes individuelles en pré-inscription pour participer à CSW59. Les gouvernements vont organiser 188 événements en annexe et les ONG prévoient de présenter 450 événements parallèles — un nombre record.

Alla Baranovskaya, Maura Browne, Diana Eusebio, Amarachi Ezeonu, Jo-Ann Flora, Cristina Igoa, Rosalind Reynolds, et Robert Solomon rejoindront Mary Jo Toll et Jean Stoner comme participants à CSW cette année. www.unwomen.org/fr/csw/csw59-2015    Suivez CSW sur UN webcast : webtv.un.org/ (choisissez votre langue)

Célébrer la Journée internationale de la femme le 8 mars :  http://bit.ly/1N64UnN


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