• SNDàl’ONU

    « Sœurs de Notre-Dame de Namur » est une organisation non gouvernementale (ONG) accréditée à l'Organisation des Nations Unies depuis 2001; en 2007, les « Soeurs de Notre-Dame » ont choisi de travailler pour le changement systémique à l'échelle internationale à l'Organisation des Nations Unies et elles ont été accueillies par les « Sœurs de Notre-Dame de Namur ». Les deux groupes collaborent dans leurs efforts, en particulier pour les droits des femmes et des filles.
  • Sœur Jean Stoner représente les Sœurs de Notre-Dame de Namur de l'Organisation des Nations Unies, travaillant principalement dans les domaines de l'éradication de la pauvreté, le développement durable, le financement du développement, l'éducation, et traite des êtres humains.
  • Sœur Mary Jo Toll représente les Sœurs de Notre Dame de Coesfeld à l'Organisation des Nations Unies, travaillant principalement dans les domaines de l'éducation, la migration, la traite humaine, le développement durable, et les droits des filles.
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QUATRE RESSOURCES UTILES : APPRENEZ, RÉFLÉCHISSEZ, AGISSEZ

Financement pour l’égalité des genres – qui le paiera ? http://bit.ly/1LfzhJ9  (en anglais)

 

Pause pour la paix 2015           Pause for Peace 2015                   Pausa por la paz 2015

 

Guide de plaidoyer basé sur les droits : Loi internationale des droits humains et fracturation hydraulique : http://bit.ly/1|aY0xJ (en anglais)

 

Igrejas e Mineração             Iglesias y Minería            Eglises et Mines
Churches and Mining          Chiese e Mining

FEMMES QUI RÉSISTENT À L’EXTRÉMISME RELIGIEUX : « LES VENTS DE LA FOLIE SONT EN TRAIN DE SOUFFLER »

Amarachi Grace EzeonuPar Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN, stagiaire au bureau de SND à l’ONU

Il n’y a pas de meilleure expression pour décrire l’insanité des extrémistes religieux que les paroles d’Elie Wiesel, survivant de l’Holocauste, qui décrit l’extrémisme comme les « vents de la folie ». En fait c’est le vent de la folie qui souffle actuellement à travers le monde, que personne n’est encore capable de dompter ni de contraindre alors qu’il étend son domaine. L’extrémisme religieux est souvent alimenté par un conflit continu, l’échec social, l’intolérance, un gouvernement faible, et d’autres facteurs. Au cours de la dernière décennie, il a mené à la mort et au déplacement de dizaines de milliers de personnes dans le monde, spécialement au Moyen-Orient et en Afrique. C’est aussi devenu une nouvelle forme de violence envers les femmes et les filles une tendance commune partagée par des organisations extrémistes comme Boko Haram et le soi-disant Etat islamique.  Non seulement les femmes sont la cible de violences, elles sont de plus en plus recrutées dans divers groupes religieux extrémistes.

Photo: Kathleen Caulderwood

Photo: Kathleen Caulderwood

Bien que les droits humains des femmes et des filles soient souvent violés par des extrémistes religieux, les femmes peuvent aussi agir comme agents du changement et elles peuvent jouer un rôle-clé dans la lutte contre l’extrémisme. Les femmes sont souvent une force sous-représentée dans beaucoup de traditions religieuses, et elles doivent être incluses dans les efforts pour créer une société saine, y compris des mouvements vers l’expression religieuse progressiste et l’égalité des genres dans diverses cultures.

Photo: Jamesdale10/Flicker

Photo: Jamesdale10/Flicker

Dans la lutte pour contrer l’expansion et l’effet destructeur de l’extrémisme religieux, les gouvernements, dirigeants religieux, dirigeants de communautés, et diverses parties prenantes doivent reconnaître le rôle et la valeur des femmes qui enrichissent leurs communautés par leur participation autonome. M. Nassir Abdulaziz Al-Nasser, représentant de l’Alliance de civilisation des Nations unies, a fait écho à l’assertion ci-dessus durant un débat thématique de haut niveau « sur la promotion de la tolérance et de la réconciliation : promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives et contrer l’extrémisme violent », tenu au quartier général de l’ONU à New York les 21 et 22 avril.

Pour en savoir plus (en anglais) :   http://bit.ly/1Jf8SZm      http://bit.ly/1EIH1L1 


Dans une guerre d’idées, ce sont les gens qui sont tués.
Stanislaw Jerzy Lec

CRISE DES RÉFUGIÉS EN SYRIE : LA PLUS GRANDE URGENCE HUMANITAIRE DU MONDE

Anna ShketPar Anna Shket, stagiaire au bureau de SND à l’ONU

Le vendredi 24 avril, le Conseil de Sécurité de l’ONU a tenu une réunion sur la situation au Moyen-Orient, particulièrement sur la crise des réfugiés en Syrie. Près de quatre millions de Syriens sont réfugiés dans des pays voisins ; de plus, le nombre de personnes qui ont besoin d’assistance humanitaire en Syrie a augmenté jusqu’à atteindre 12,2 millions aujourd’hui. En 2014, la Syrie a reçu 40% de toute l’aide humanitaire de OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU). Ce fait démontre que la crise est devenue la plus grande urgence humanitaire du monde.

Ainsi la question reste: pourquoi les Nations unies échouent-elles à empêcher et terminer le conflit en Syrie ? J’aimerais souligner que, inconditionnellement, ce n’est pas seulement un souci du gouvernement syrien, mais de toutes les parties impliquées dans le conflit. De plus, mettre fin à la souffrance des civils relève de la responsabilité de la communauté internationale tout entière. Ertharin Cousin, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, a exhorté durant la réunion à la stabilité et la sécurité régionales. Les paiements pour combler les manques engendrent une extrême pauvreté, ce qui rend les réfugiés vulnérables aux trafiquants et aux extrémistes, et qui limite des plans tels que les initiatives de l’UNICEF pour atteindre les femmes enceintes et offrir aux enfants des programmes de nutrition.

Angelina Jolie-Pitt, l’envoyée spéciale de l’ONU pour les réfugiés, déclare que l’ONU échoue à rassembler les pays. « Si nous ne pouvons pas mettre fin au conflit, nous avons un devoir moral indéniable d’aider les réfugiés et d’offrir des voies légales vers la sécurité. » Il n’a pas fallu longtemps pour vérifier cette déclaration, puisqu’environ une heure plus tard, les représentants de la Turquie et de la Syrie avaient une polémique sur les responsabilités dans la poursuite de la crise. C’est l’obligation de tous les états d’arrêter la détérioration de la crise syrienne, de trouver des solutions diplomatiques et de collaborer pleinement afin d’assister des gens innocents qui n’ont aucune part dans un conflit continuel. Trouver une solution politique est une responsabilité de tous les états membres de l’ONU.

Pour en savoir plus :
Crise syrienne des réfugiés : http://bit.ly/1Kd9nlz
Déplacement massif de la population syrienne :    www.fmreview.org/fr/syrie


LES GENS D’ABORD : RÉPONSES COMMUNAUTAIRES À LA TRAITE DES HUMAINS

Ezeonu 2Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN, stagiaire au bureau de SND à l’ONU   La traite des humains est un des crimes les plus vils qui sont toujours perpétrés contre l’humanité dans cette société moderne. C’est un crime qui défie la dignité de la personne humaine. En empruntant les mots d’un théologien catholique célèbre, Edward Schillebeeckx, je le décris comme « une tache sombre dans notre histoire ». Dans le discours du Pape François après la prière de l’Angelus le 8 février, qu’il a déclaré journée de prière et de réflexion contre la traite des humains, il dénigre le mal de la traite des humains et il le décrit comme une « plaie honteuse, une plaie indigne d’une société civile ». Il maintient que chacun de nous doit « se sentir concerné pour être la voix de nos frères et sœurs, humiliés dans leur dignité ».

CSTIP logoParmi les organisations non-gouvernementales (ONG) engagées à éradiquer la traite des humains, il y a l’ONG « Committee to Stop Trafficking in Persons » [CSTIP] (comité pour mettre fin à la traite des personnes) www.ngocstip.org/ (en anglais uniquement). CSTIP est une coalition d’ONG « consacrées à l’éradication de la traite des humains sous toutes ses formes par l’éducation, le plaidoyer, la recherche, et la surveillance de la conformité aux traités, protocoles, lois et résolutions des Nations unies ». Au cours de la récente Commission sur le développement social à l’ONU, les Salésiens de Don Bosco, en collaboration avec CSTIP, les Sœurs de Notre-Dame de Namur et la Congrégation de Notre-Dame de charité du Bon Pasteur, ont parrainé un événement parallèle intitulé : « Les gens d’abord : Réponses communautaires à la traite des humains ».

Bakhita House Peggy CumminsLes membres du panel de cet événement ont mis en lumière les réalités de la traite des humains et de l’esclavage moderne dans notre monde actuel, et l’état critique des victimes de ce crime haineux du point de vue d’un(e) survivant(e). Parmi les participants au panel figurait Peggy Cummins, SNDdeN (à gauche), directrice de Bakhita House, un refuge pour femmes en situation vulnérable dans la région de Boston aux Etats-Unis. D’autres participants incluaient des professeurs, du personnel de santé, un représentant du Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis, et une survivante/avocate contre la traite des humains.

En écoutant les membres du panel, les participants étaient remplis d’une résolution renouvelée et d’un sentiment de l’urgence de la poursuite de la lutte pour mettre fin à la traite des humains et à l’esclavage des temps modernes dans notre monde. Cependant, à cause de l’étendue et de la nature multidimensionnelle de ce problème, l’éradication de la traite des humains requiert les efforts concertés d’acteurs multiples – individus, groupes, communautés, société civile, secteur privé, gouvernements nationaux et régionaux, et la communauté internationale. La traite des humains et l’esclavage moderne existent partout ; c’est pourquoi presque chaque personne peut faire quelque chose pour aider à les éradiquer. Pour en savoir plus : www.unodc.org/unodc/fr/human-trafficking/index.html (en français)

ENFANTS RÉFUGIÉS DANS DES CAMPS : LEUR RENDRE LEUR ENFANCE

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Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN
Le quartier général de l’ONU à New York était une ruche en activité au moment où les états membres se réunissaient pour la 53e Commission sur le développement social du 4 au 13 février. Les participants incluaient des représentants de plusieurs organisations de la société civile avec statut consultatif à l’ONU. Quelques organisations non gouvernementales (ONG) ont organisé des événements annexes sur des questions sociales bien choisies. Un tel événement, co-parrainé par le comité des ONG sur la migration et présidé par Mary Jo Toll, s’intitulait : Rendre l’enfance aux enfants des camps de réfugiés.” Les intervenants de ce panel étaient des personnes spécialisées dans divers domaines de psychologie, éducation, santé mentale et droits humains. Ils ont examiné l’impact psycho-social du manque d’intégration des enfants réfugiés des camps dans la vie sociale et culturelle des pays hôtes, et ses implications à la fois pour les jeunes et pour les pays hôtes, à court terme et à long terme.

Photo : UNHCR

Photo : UNHCR

Un des membres du panel a noté que les statistiques actuelles du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (www.unhcr.fr/) indiquent qu’il y a environ 15,4 millions de réfugiés dans le monde et que près de la moitié de ceux-ci sont des enfants et des jeunes. La vie dans les camps de réfugiés peut être déstabilisante, socialement et psychologiquement, pour des enfants qui ont déjà eu leur propre part de chocs émotifs suite aux circonstances qui les ont déracinés de la sécurité de leur famille et de leur patrie.

Les intervenants ont expliqué que, dans les camps de réfugiés, beaucoup d’enfants sont exposés à la violence, ils ont perdu leur foyer, leur identité, leur famille et leurs pairs ; leur scolarité est interrompue, leur santé physique est médiocre, ils souffrent de malnutrition, d’infections et subissent plusieurs autres épreuves. Dans de nombreuses situations, à la souffrance des enfants se mêle aussi un sentiment d’exclusion ou d’aliénation de la culture et de la vie sociale du pays hôte, puisqu’ils sont souvent confinés dans l’environnement du camp.

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Les facteurs ci-dessus additionnés, expliquaient-ils, pourraient avoir un effet psycho-social négatif sur les enfants réfugiés qui vivent dans des camps. En retour, ceci peut aussi affecter négativement le pays hôte à long terme, parce que le sentiment d’être exclu socialement par certains membres d’une société peut agir de catalyseur pour le conflit ou la violence. Par conséquent, pour éviter ou au moins pour minimiser cet effet psycho-social négatif, une des participantes suggère un contact culturel entre les enfants réfugiés et le pays qui les accueille, comme alternative importante pour les camps à long terme pour l’intégration des réfugiés dans leur société hôte. Elle avertit que, si on ne le fait pas, cela pourrait aggraver les problèmes sociaux, l’agitation sociale et l’instabilité. Même si elle reconnaissait que la culture peut être parfois un facteur de division, elle croit aussi que la culture peut agir comme un élément de base pour la résilience psychologique et un tampon contre l’adversité. Par conséquent, elle recommande qu’en plus d’offrir des opportunités éducationnelles et économiques, il faut aussi fournir activement l’intégration culturelle et psychologique aux enfants réfugiés, tout en leur accordant la liberté de retenir des aspects de leur identité culturelle de leur patrie. Pour en savoir plus : ngo-migration.org/children-in-detention/ (en anglais)


De quoi s’agit-il? Rien moins que la survie
et le bien-être d’une génération d’innocents.
António Guterres, Haut-Commissaire de l’agence des Nations unies pour les réfugiés


SOUVENIR DE DOROTHY STANG : ANGE DE L’AMAZONIE

Dorothy Stang SNDdeN
Il faut que nous soyons pauvres avec les pauvres et que nous retrouvions une relation aimable et tendre avec la Mère Terre. Alors nous saurons comment agir.
Dorothy Stang, SNDdeN
1931-2005

Sœur Dorothy Stang SNDdeN, honorée en 2008 à titre posthume par le prix des Nations unies dans le domaine des droits humains, se sentirait vraiment chez elle avec les efforts actuels de l’ONU pour formuler des Objectifs de Développement Durable (ODD). Les domaines sur lesquels se focalisent tous les objectifs sont la dignité, les personnes, la prospérité, la planète, la justice et le partenariat ; ils saisissent bien l’énergie et l’engagement qu’elle avait apportés pour le changement social et écologique, pour lesquels elle fut tuée en Amazonie le 12 février 2005.

Aujourd’hui la terre d’herbages où elle mourut comporte un centre communautaire simple, une école de la communauté, une pépinière et une petite usine de cacao. Beaucoup de familles y vivent maintenant, en collaborant pour protéger la forêt et, en même temps, fournir des moyens d’existence aux personnes, les idéaux pour lesquelles elle donna sa vie. http://bit.ly/1yHlO53

« Lorsque Sr. Dorothy mourut, il y avait 35 communautés chrétiennes de base ; aujourd’hui il y en a plus de 85. Maintenant les gens n’ont pas peur d’affronter les marchands de bois, les tueurs, les propriétaires de fermes ou les autorités locales qui menacent la planète et la vie de leurs familles. Ils ont appris à le faire avec des stratégies et une force organisée. Les gens s’opposent aux injustices et ils soutiennent une espérance profonde et irrépressible, et une foi dans l’avenir, leur avenir, un avenir dont ils se souviennent et qu’ils révèrent comme l’héritage que Sr. Dorothy leur a légué. »  Jane Dwyer, SNDdeN, Seeds Bear Fruit in Brazil (Les semences portent du fruit au Brésil) : http://bit.ly/1JI8zn7   (Texte en français : http://bit.ly/1wwhwZx)

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Travail artistique : Margaret Hoffman, SNDdeN

Bienheureux les humbles : ils obtiendront la terre en héritage. Matthieu 5
Le texte reproduit est, après la béatitude, la pensée de Sr Dorothy citée au début.

ORANJE HUIS : UN REFUGE DE NOUVEAU STYLE POUR DES FEMMES

oranjehuis-218x174La plupart des victimes de la violence domestique ne sont en sécurité que si elles se cachent, ce qui peut intensifier des sentiments de honte et d’isolement. Aux Pays-Bas, un nouveau style de refuge fournit un logement visible et cependant sûr pour des femmes et des familles qui fuient la violence. Les résidentes de Oranje Huis reçoivent un accompagnement spécialisé, elles restent en contact avec ami(e)s et famille, et retrouvent l’estime d’elles-mêmes.

Rendre publique la question de la violence domestique est une étape de sa prévention. Il en est de même pour l’éducation sur les droits des femmes et des filles à mener des vies exemptes de violence. Les lois nationales et locales doivent aussi aboutir à poursuivre les personnes qui infligent de mauvais traitements, jusqu’à ce que les refuges pour les victimes de la violence domestique ne soient plus jamais nécessaires. Prenez la parole aux niveaux local et national sur la question de la violence domestique.  blijfgroep.nl/sites/default/files/infoFleaflet.pdf
(en néerlandais)

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