• SNDàl’ONU

    « Sœurs de Notre-Dame de Namur » est une organisation non gouvernementale (ONG) accréditée à l'Organisation des Nations unies depuis 2001.
  • Sœur Jean Stoner, la représentante principale des Sœurs de Notre-Dame de Namur de l'ONU, travaille dans les domaines de l'éradication de la pauvreté, les droits des femmes et des filles, le développement durable, le financement du développement, l'éducation, et le traite des êtres humains.
  • Sœur Jo-Ann Flora représente aussi les Sœurs de Notre-Dame de Namur à l'ONU, travaille pour soutenir les droits des filles et éradiquer le traite des êtres humains.
  • SNDatUN NGO Office
    777 UN Plaza
    Concourse Suite C
    New York, NY 10017-3521
    1-650-245-7127

  • La plupart lire

L’IRONIE D’UNE BOÎTE-CADEAU : LES CHOSES NE SONT PAS TOUJOURS CE QU’ELLES SEMBLENT ÊTRE

Par Eucharia Ngozi Okoye, SNDdeN: 
Lors de ma visite aux Soeurs de BureauEucharia Okoye Notre-Dame de Namur à l’Organisation des Nations Unies, j’ai eu l’occasion d’assister à certains des événements et des réunions du comité auxquels notre bureau participe. Une telle réunion était le Comité des ONG pour mettre fin à la traite des personnes. Je fus également en mesure de visiter et de faire une lecture attentive à travers l’exposition sur la Déclaration universelle des droits de l’homme sise au troisième étage de l’Organisation des Nations Unies. Parmi les nombreux droits de l’homme énoncés dans la déclaration, L’article quatre m’a plus particulièrement intéressée. Il est ainsi libellé:      « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. » Il est assez décourageant de constater que cette déclaration des droits de l’homme a été violée et est toujours violée dans diverses situations impliquant le travail d’esclave, esclaves sexuelles, les enlèvements, le trafic, etc.

Gift Box frontEnfin, je me suis rendue à une exposition « boîte cadeau de l’ONU » (unfit.org), une exposition par le Comité des ONG pour mettre fin à la traite des personnes, à dépeindre les escroqueries utilisés par les trafiquants pour attirer des victimes sans méfiance dans leur réseau odieux. Sur la boîte-cadeau, on promet le paradis sur terre qui comprend une éducation de qualité, de l’emploi, de la nourriture, une bonne santé, gagner plus d’argent et le soutien de la famille, la vie en abondance, etc. Une fois à l’intérieur de la boîte, les visiteurs sont exposés à la réalité de fausses promesses qui peuvent résulter de la traite humaine. Il implique l’exploitation dans ses nombreuses formes: les enfants soldats, le travail forcé des enfants, des victimes obligées de commettre des actes sexuels dans le but de créer de la pornographie, forçant les victimes à se prostituer, et en soumettant les victimes à l’esclavage ou à la servitude involontaire. Faire de l’argentGift Box inside illicite et amasser des richesses au détriment des droits et des libertés des autres peuples met en péril et ruine leur avenir. 600,000 à 800,000 personnes sont victimes de trafic à travers les frontières internationales chaque année, dont 80% sont des femmes et la moitié sont des enfants.

  • Jetez un coup d’oeil sur le logo « commerce équitable » lorsque vous achetez des produits comme le café, le chocolat et d’autres. Les produits équitables sont des articles fabriqués avec des matières premières ne provenant pas du recours au travail des enfants, au travail forcé ou à l’exploitation de la population locale, d’où les matières premières sont produites.
  • Utilisons les différents modes de communication comme tweets, blogs, Facebook, et autres communications électroniques, qui s’insurgent contre les maux de la traite des êtres humains, le travail des enfants, et le travail d’esclave.
  • Créons la sensibilisation aux questions de traite des êtres humains  dans nos écoles, nos paroisses et nos groupes de jeunes.

ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ : LIEN VERS L’INÉGALITÉ

         égalité                        équité

Objectif de développement durable n°10 : Réduire les inégalités au sein des pays et entre eux est au coeur du défi pour éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes. Mais essayer seulement de rendre tout le monde égal, sans tenir compte des différences injustes ne suffit pas, comme le graphique le montre.

En savoir plus : http://bit.ly/1XZoogg

LANCEMENT DU LIVRE : « IL EST BON POUR NOUS D’ÊTRE ICI »

De gauche à droite: Joy Ogwu, Emeka Obiezu, et Cecile Meijer au lancement du livre

De gauche à droite: Joy Ogwu, Emeka Obiezu, et                Cecile Meijer au lancement du livre

Lors d’une réunion mensuelle récente de sœurs catholiques, frères et prêtres qui sont des représentants d’ONG à l’ONU, une nouvelle publication a été annoncée: « Il est bon pour nous d’être ici: Instituts religieux catholiques en tant qu’ONG à l’ONU », édité par Emeka Xris Obiezu OSA, Joan F. Burke SNDdeN, et Cecile Meijer rscj.

Emeka Obiezu book coverDans ses commentaires lors du lancement du livre, le professeur Joy Ogwu, ambassadeur du Nigeria auprès des Nations Unies, a souligné les nombreuses contributions que les hommes et les femmes de groupes religieux accomplissent dans leurs efforts de plaidoyer à l’ONU. « Des groupes de traditions catholiques, en particulier ceux des instituts de vie religieuse, ont été les ONG les plus influentes. Ils ont non seulement joué un éventail de rôles positifs, mais ont également affecté la prise de décision de l’ONU et son approche des problèmes mondiaux par la conscience morale et éthique qu’ils apportent à l’ensemble du processus de paix, la sécurité et le développement. Nulle part leur rôle constructif dans la promotion du bien commun n’est plus évident qu’aux Nations Unies, au coeur de la politique internationale ».

QUATRE RESSOURCES UTILES : APPRENEZ, RÉFLÉCHISSEZ, AGISSEZ

Financement pour l’égalité des genres – qui le paiera ? http://bit.ly/1LfzhJ9  (en anglais)

 

Pause pour la paix 2015           Pause for Peace 2015                   Pausa por la paz 2015

 

Guide de plaidoyer basé sur les droits : Loi internationale des droits humains et fracturation hydraulique : http://bit.ly/1|aY0xJ (en anglais)

 

Igrejas e Mineração             Iglesias y Minería            Eglises et Mines
Churches and Mining          Chiese e Mining

FEMMES QUI RÉSISTENT À L’EXTRÉMISME RELIGIEUX : « LES VENTS DE LA FOLIE SONT EN TRAIN DE SOUFFLER »

Amarachi Grace EzeonuPar Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN, stagiaire au bureau de SND à l’ONU

Il n’y a pas de meilleure expression pour décrire l’insanité des extrémistes religieux que les paroles d’Elie Wiesel, survivant de l’Holocauste, qui décrit l’extrémisme comme les « vents de la folie ». En fait c’est le vent de la folie qui souffle actuellement à travers le monde, que personne n’est encore capable de dompter ni de contraindre alors qu’il étend son domaine. L’extrémisme religieux est souvent alimenté par un conflit continu, l’échec social, l’intolérance, un gouvernement faible, et d’autres facteurs. Au cours de la dernière décennie, il a mené à la mort et au déplacement de dizaines de milliers de personnes dans le monde, spécialement au Moyen-Orient et en Afrique. C’est aussi devenu une nouvelle forme de violence envers les femmes et les filles une tendance commune partagée par des organisations extrémistes comme Boko Haram et le soi-disant Etat islamique.  Non seulement les femmes sont la cible de violences, elles sont de plus en plus recrutées dans divers groupes religieux extrémistes.

Photo: Kathleen Caulderwood

Photo: Kathleen Caulderwood

Bien que les droits humains des femmes et des filles soient souvent violés par des extrémistes religieux, les femmes peuvent aussi agir comme agents du changement et elles peuvent jouer un rôle-clé dans la lutte contre l’extrémisme. Les femmes sont souvent une force sous-représentée dans beaucoup de traditions religieuses, et elles doivent être incluses dans les efforts pour créer une société saine, y compris des mouvements vers l’expression religieuse progressiste et l’égalité des genres dans diverses cultures.

Photo: Jamesdale10/Flicker

Photo: Jamesdale10/Flicker

Dans la lutte pour contrer l’expansion et l’effet destructeur de l’extrémisme religieux, les gouvernements, dirigeants religieux, dirigeants de communautés, et diverses parties prenantes doivent reconnaître le rôle et la valeur des femmes qui enrichissent leurs communautés par leur participation autonome. M. Nassir Abdulaziz Al-Nasser, représentant de l’Alliance de civilisation des Nations unies, a fait écho à l’assertion ci-dessus durant un débat thématique de haut niveau « sur la promotion de la tolérance et de la réconciliation : promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives et contrer l’extrémisme violent », tenu au quartier général de l’ONU à New York les 21 et 22 avril.

Pour en savoir plus (en anglais) :   http://bit.ly/1Jf8SZm      http://bit.ly/1EIH1L1 


Dans une guerre d’idées, ce sont les gens qui sont tués.
Stanislaw Jerzy Lec

CRISE DES RÉFUGIÉS EN SYRIE : LA PLUS GRANDE URGENCE HUMANITAIRE DU MONDE

Anna ShketPar Anna Shket, stagiaire au bureau de SND à l’ONU

Le vendredi 24 avril, le Conseil de Sécurité de l’ONU a tenu une réunion sur la situation au Moyen-Orient, particulièrement sur la crise des réfugiés en Syrie. Près de quatre millions de Syriens sont réfugiés dans des pays voisins ; de plus, le nombre de personnes qui ont besoin d’assistance humanitaire en Syrie a augmenté jusqu’à atteindre 12,2 millions aujourd’hui. En 2014, la Syrie a reçu 40% de toute l’aide humanitaire de OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU). Ce fait démontre que la crise est devenue la plus grande urgence humanitaire du monde.

Ainsi la question reste: pourquoi les Nations unies échouent-elles à empêcher et terminer le conflit en Syrie ? J’aimerais souligner que, inconditionnellement, ce n’est pas seulement un souci du gouvernement syrien, mais de toutes les parties impliquées dans le conflit. De plus, mettre fin à la souffrance des civils relève de la responsabilité de la communauté internationale tout entière. Ertharin Cousin, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, a exhorté durant la réunion à la stabilité et la sécurité régionales. Les paiements pour combler les manques engendrent une extrême pauvreté, ce qui rend les réfugiés vulnérables aux trafiquants et aux extrémistes, et qui limite des plans tels que les initiatives de l’UNICEF pour atteindre les femmes enceintes et offrir aux enfants des programmes de nutrition.

Angelina Jolie-Pitt, l’envoyée spéciale de l’ONU pour les réfugiés, déclare que l’ONU échoue à rassembler les pays. « Si nous ne pouvons pas mettre fin au conflit, nous avons un devoir moral indéniable d’aider les réfugiés et d’offrir des voies légales vers la sécurité. » Il n’a pas fallu longtemps pour vérifier cette déclaration, puisqu’environ une heure plus tard, les représentants de la Turquie et de la Syrie avaient une polémique sur les responsabilités dans la poursuite de la crise. C’est l’obligation de tous les états d’arrêter la détérioration de la crise syrienne, de trouver des solutions diplomatiques et de collaborer pleinement afin d’assister des gens innocents qui n’ont aucune part dans un conflit continuel. Trouver une solution politique est une responsabilité de tous les états membres de l’ONU.

Pour en savoir plus :
Crise syrienne des réfugiés : http://bit.ly/1Kd9nlz
Déplacement massif de la population syrienne :    www.fmreview.org/fr/syrie


LES GENS D’ABORD : RÉPONSES COMMUNAUTAIRES À LA TRAITE DES HUMAINS

Ezeonu 2Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN, stagiaire au bureau de SND à l’ONU   La traite des humains est un des crimes les plus vils qui sont toujours perpétrés contre l’humanité dans cette société moderne. C’est un crime qui défie la dignité de la personne humaine. En empruntant les mots d’un théologien catholique célèbre, Edward Schillebeeckx, je le décris comme « une tache sombre dans notre histoire ». Dans le discours du Pape François après la prière de l’Angelus le 8 février, qu’il a déclaré journée de prière et de réflexion contre la traite des humains, il dénigre le mal de la traite des humains et il le décrit comme une « plaie honteuse, une plaie indigne d’une société civile ». Il maintient que chacun de nous doit « se sentir concerné pour être la voix de nos frères et sœurs, humiliés dans leur dignité ».

CSTIP logoParmi les organisations non-gouvernementales (ONG) engagées à éradiquer la traite des humains, il y a l’ONG « Committee to Stop Trafficking in Persons » [CSTIP] (comité pour mettre fin à la traite des personnes) www.ngocstip.org/ (en anglais uniquement). CSTIP est une coalition d’ONG « consacrées à l’éradication de la traite des humains sous toutes ses formes par l’éducation, le plaidoyer, la recherche, et la surveillance de la conformité aux traités, protocoles, lois et résolutions des Nations unies ». Au cours de la récente Commission sur le développement social à l’ONU, les Salésiens de Don Bosco, en collaboration avec CSTIP, les Sœurs de Notre-Dame de Namur et la Congrégation de Notre-Dame de charité du Bon Pasteur, ont parrainé un événement parallèle intitulé : « Les gens d’abord : Réponses communautaires à la traite des humains ».

Bakhita House Peggy CumminsLes membres du panel de cet événement ont mis en lumière les réalités de la traite des humains et de l’esclavage moderne dans notre monde actuel, et l’état critique des victimes de ce crime haineux du point de vue d’un(e) survivant(e). Parmi les participants au panel figurait Peggy Cummins, SNDdeN (à gauche), directrice de Bakhita House, un refuge pour femmes en situation vulnérable dans la région de Boston aux Etats-Unis. D’autres participants incluaient des professeurs, du personnel de santé, un représentant du Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis, et une survivante/avocate contre la traite des humains.

En écoutant les membres du panel, les participants étaient remplis d’une résolution renouvelée et d’un sentiment de l’urgence de la poursuite de la lutte pour mettre fin à la traite des humains et à l’esclavage des temps modernes dans notre monde. Cependant, à cause de l’étendue et de la nature multidimensionnelle de ce problème, l’éradication de la traite des humains requiert les efforts concertés d’acteurs multiples – individus, groupes, communautés, société civile, secteur privé, gouvernements nationaux et régionaux, et la communauté internationale. La traite des humains et l’esclavage moderne existent partout ; c’est pourquoi presque chaque personne peut faire quelque chose pour aider à les éradiquer. Pour en savoir plus : www.unodc.org/unodc/fr/human-trafficking/index.html (en français)

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.