SOMMET DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU : LA SÉCURITÉ ET LA DIGNITÉ DES RÉFUGIÉS ET DES MIGRANTS

Refugees summit page en.pngL’ampleur du problème des migrants et des réfugiés vivant actuellement dans le monde est sans précédent. Selon des données de 2015 de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le nombre des réfugiés et des migrants dans le monde s’élève à plus de 244 millions, (une augmentation de 41% par rapport à 2000). La migration est un problème mondial très complexe qui exigera des efforts concertés de la communauté internationale pour trouver des solutions réalistes et durables. L’ONU a pris la
responsabilité de mobiliser les États membres pour une action mondiale sur ce phénomène. Le 19 Septembre 2016, l’Assemblée générale de l’ONU organisera un Sommet de haut niveau, le premier jamais réuni pour les chefs d’Etat et de gouvernement sur les grands mouvements de réfugiés et de migrants « Large Movements of Refugees and Migrants » (en plusieurs langues dont le français). Les principales tâches du sommet comprendront des considérations concernant la meilleure façon pour la communauté internationale de répondre aux problèmes croissants des réfugiés et des migrants, et de formuler un plan pour l’amélioration des réponses internationales, régionales et nationales à la situation.

En tant que chef de file du Sommet du 19 Septembre, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon refugees.pngM. Ban Ki-moon, a publié un rapport en mai 2016, intitulé In Safety and Dignity : Addressing Large Movements of Refugees and Migrants « Dans la sécurité et la dignité : comment aborder les grands mouvements de réfugiés et de migrants. » Ce rapport fournit la matière de discussion pour le Sommet de septembre. Il appelle également à un cadre global pour faire face aux grands mouvements des migrants et des réfugiés, aux causes profondes de ces mouvements, et à la nécessité de protéger les droits fondamentaux des personnes contraintes de se lancer dans de tels voyages souvent périlleux.

Pour en savoir plus :

« J’attendais la récréation. Journal d’un enfant placé en détention » remporte      la      première édition du « Prix de la justice pour les enfants » :                                                      defenceforchildren.org (plusieurs langues dont le français).
La carte interactive montrant origins and destinations of migration 1990-2015      «        les origines et les destinations de migration 1990-2015 » permet de                                      sélectionner un pays et une année. Vous cliquez ensuite sur un autre pays pour                voir combien de ses habitants ont immigré dans ou émigré du premier pays                      durant la même année.

NE LAISSONS PERSONNE EN ARRIÈRE : SOYONS ATTENTIFS À CEUX ET CELLES QUI SONT LES PLUS RETARDÉS

Poverty shoe cropEn 2012 des Franciscains Internationale de l’ATD quart monde réalisent l’utilité d’un manuel qui traduit le langage juridique de Principes directeurs de l’extrême pauvreté et des droits humains de l’ONU en un langage simple et concret donnant des suggestions qui aident ceux qui travaillent au niveau local afin de mieux comprendre les conséquences sur les droits humains des personnes vivant dans une extrême pauvreté. Ce manuel très utile est disponible en anglais, français et espagnol. Il est accessible gratuitement en PDF à l’adresse suivante : franciscansinternational.org/handbook. Vous trouverez aussi une vidéo d’introduction avec les sous titres en français, anglais, espagnol, et allemand.

Nous devons parler de la pauvreté car trop de personnes
isolées dans leur confort ont perdu de vue cette réalité.
Dorothy Day

HAÏTI : LES ONG CONTRIBUENT AU PROCESSUS D’EXAMEN DES DROITS HUMAINS PAR LES NATIONS UNIES

Jeannette Pierre-LouisL’Examen Périodique Universel (EPU) est un processus unique qui implique une évaluation régulière des dossiers de tous les États membres de l’ONU concernant les droits humains. Au cours du processus de l’EPU, les organisations non-gouvernementales (ONG) sont invitées à apporter leurs points de vue et des recommandations sur la situation des droits humains de tous les pays étudiés. En mars une coalition d’ONG avec une présence en Haïti a présenté son rapport au Conseil des droits humains afin qu’il soit examiné au moment de l’EPU d’Haïti en novembre 2016. Nous sommes particulièrement reconnaissants à Jeannette Pierre-Louis, SNDdeN, qui a contribué à la section V, Le droit à l’éducation (p. 10).

Voir un PDF de l’ensemble du rapport : Haiti EPU_final (french)      images

CORÉE DU NORD : UN LIEU DANGEREUX POUR LES FEMMES

Igoa CristinaPar Cristina Igoa, déléguée de SNDàl’ONU à la 60e Commission sur la condition de la femme : Au cours d’un exposé intitulé “Voix de femmes de Corée du Nord : répression et résilience”, tenu à la Mission permanente des Etats-Unis à l’ONU, quatre femmes Nord-Coréennes déserteuses ont parlé de l’évasion hors de leur pays. Il était clair que ces femmes avaient été opprimées par le gouvernement nord-coréen dirigé par le chef dictateur Kim Jong Un qui est un peu plus qu’une approximation de son père décédé et qui continue les politiques avant tout militaires de son père, avec un accent sur les armes nucléaires et les missiles balistiques.

La Corée du Nord est un endroit dangereux pour les femmes. Elles peuvent être violées sans aucune conséquence pour les hommes qui perpètrent une telle action. Les hommes qui violent des femmes leur permettent de donner naissance à leurs bébés, ensuite les bébés sont vendus à quiconque désire les acheter. Ce qui est encore plus tragique, c’est le fait que les hommes qui mettent les bébés en vente ne s’inquiètent pas de savoir qui va acheter ces enfants et ils sont même capables d’employer l’argent pour acheter un repas ou un sandwich.

NK panel cropLe public qui entendait ces circonstances tragiques où se trouvent les femmes était stupéfait et se sentait impuissant. Les membres officiels du gouvernement ont pris des notes au sujet de ce qui se passe mais ils étaient incapables de donner des détails sur ce que les gouvernements du monde font pour aider ces femmes. J’espère que quelque chose sera fait pour les libérer de cet environnement oppressif et d’actes aussi horribles d’inhumanité.

Il peut y avoir des temps où nous sommes impuissants à empêcher l’injustice,
mais il ne peut jamais y avoir un temps où nous ne protestons pas.
Elie Wiesel

L’IRONIE D’UNE BOÎTE-CADEAU : LES CHOSES NE SONT PAS TOUJOURS CE QU’ELLES SEMBLENT ÊTRE

Par Eucharia Ngozi Okoye, SNDdeN: 
Lors de ma visite aux Soeurs de BureauEucharia Okoye Notre-Dame de Namur à l’Organisation des Nations Unies, j’ai eu l’occasion d’assister à certains des événements et des réunions du comité auxquels notre bureau participe. Une telle réunion était le Comité des ONG pour mettre fin à la traite des personnes. Je fus également en mesure de visiter et de faire une lecture attentive à travers l’exposition sur la Déclaration universelle des droits de l’homme sise au troisième étage de l’Organisation des Nations Unies. Parmi les nombreux droits de l’homme énoncés dans la déclaration, L’article quatre m’a plus particulièrement intéressée. Il est ainsi libellé:      « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. » Il est assez décourageant de constater que cette déclaration des droits de l’homme a été violée et est toujours violée dans diverses situations impliquant le travail d’esclave, esclaves sexuelles, les enlèvements, le trafic, etc.

Gift Box frontEnfin, je me suis rendue à une exposition « boîte cadeau de l’ONU » (unfit.org), une exposition par le Comité des ONG pour mettre fin à la traite des personnes, à dépeindre les escroqueries utilisés par les trafiquants pour attirer des victimes sans méfiance dans leur réseau odieux. Sur la boîte-cadeau, on promet le paradis sur terre qui comprend une éducation de qualité, de l’emploi, de la nourriture, une bonne santé, gagner plus d’argent et le soutien de la famille, la vie en abondance, etc. Une fois à l’intérieur de la boîte, les visiteurs sont exposés à la réalité de fausses promesses qui peuvent résulter de la traite humaine. Il implique l’exploitation dans ses nombreuses formes: les enfants soldats, le travail forcé des enfants, des victimes obligées de commettre des actes sexuels dans le but de créer de la pornographie, forçant les victimes à se prostituer, et en soumettant les victimes à l’esclavage ou à la servitude involontaire. Faire de l’argentGift Box inside illicite et amasser des richesses au détriment des droits et des libertés des autres peuples met en péril et ruine leur avenir. 600,000 à 800,000 personnes sont victimes de trafic à travers les frontières internationales chaque année, dont 80% sont des femmes et la moitié sont des enfants.

  • Jetez un coup d’oeil sur le logo « commerce équitable » lorsque vous achetez des produits comme le café, le chocolat et d’autres. Les produits équitables sont des articles fabriqués avec des matières premières ne provenant pas du recours au travail des enfants, au travail forcé ou à l’exploitation de la population locale, d’où les matières premières sont produites.
  • Utilisons les différents modes de communication comme tweets, blogs, Facebook, et autres communications électroniques, qui s’insurgent contre les maux de la traite des êtres humains, le travail des enfants, et le travail d’esclave.
  • Créons la sensibilisation aux questions de traite des êtres humains  dans nos écoles, nos paroisses et nos groupes de jeunes.

ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ : LIEN VERS L’INÉGALITÉ

         égalité                        équité

Objectif de développement durable n°10 : Réduire les inégalités au sein des pays et entre eux est au coeur du défi pour éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes. Mais essayer seulement de rendre tout le monde égal, sans tenir compte des différences injustes ne suffit pas, comme le graphique le montre.

En savoir plus : http://bit.ly/1XZoogg

LANCEMENT DU LIVRE : « IL EST BON POUR NOUS D’ÊTRE ICI »

De gauche à droite: Joy Ogwu, Emeka Obiezu, et Cecile Meijer au lancement du livre

De gauche à droite: Joy Ogwu, Emeka Obiezu, et                Cecile Meijer au lancement du livre

Lors d’une réunion mensuelle récente de sœurs catholiques, frères et prêtres qui sont des représentants d’ONG à l’ONU, une nouvelle publication a été annoncée: « Il est bon pour nous d’être ici: Instituts religieux catholiques en tant qu’ONG à l’ONU », édité par Emeka Xris Obiezu OSA, Joan F. Burke SNDdeN, et Cecile Meijer rscj.

Emeka Obiezu book coverDans ses commentaires lors du lancement du livre, le professeur Joy Ogwu, ambassadeur du Nigeria auprès des Nations Unies, a souligné les nombreuses contributions que les hommes et les femmes de groupes religieux accomplissent dans leurs efforts de plaidoyer à l’ONU. « Des groupes de traditions catholiques, en particulier ceux des instituts de vie religieuse, ont été les ONG les plus influentes. Ils ont non seulement joué un éventail de rôles positifs, mais ont également affecté la prise de décision de l’ONU et son approche des problèmes mondiaux par la conscience morale et éthique qu’ils apportent à l’ensemble du processus de paix, la sécurité et le développement. Nulle part leur rôle constructif dans la promotion du bien commun n’est plus évident qu’aux Nations Unies, au coeur de la politique internationale ».