JOURNÉE MONDIALE DU RÉFUGIÉ: LORSQUE NOUS PRENONS LA DEFENSE DES RÉFUGIÉS, NOUS AGISSONS AUSSI POUR LE RESPECT ET LA DIVERSITÉ POUR TOUS _________________________________

#5Le 20 juin, c’est la Journée Mondiale des Réfugiés. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), «le nombre de personnes contraintes de fuir leurs foyers à cause de la guerre et des persécutions a atteint un niveau record pour la troisième année consécutive, avec 65,6 millions de personnes déplacées dans le monde – La dernière étude annuelle sur les tendances mondiales de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) rapporte qu’une personne a été obligée de quitter son domicile toutes les trois secondes en 2016. Le nombre de personnes déplacées l’an dernier était supérieur de 3,000, 000 à celui de 2015. Selon le rapport, le nombre de réfugiés était le plus élevé jamais atteint en 2016, à 22,5 millions, avec la majorité des personnes originaires de Syrie, d’Afghanistan et du Sud-Soudan. La moitié de tous les réfugiés étaient des enfants

« Ce jour-là, nous réfléchissons sur le courage de ceux qui ont fui et nous montrons notre  compassion pour ceux qui les accueillent », le Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres.

Cliquez sur ici pour signer la pétition «StandwithRefugee» du Haut-Commissariat des réfugiés pour montrer votre soutien aux réfugiés

CHACUN A DROIT À UNE VIE DE DIGNITÉ, DE LIBERTÉ ET DE SÉCURITÉ PERSONNELLE

#3Par Juliana Marques Boyd, SNDatUN Stagiaire: Tout le monde a droit à une vie de dignité. Ce droit humain fondamental, tel qu’il est consacré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, La Déclaration universelle des droits de l’homme implique qu’une personne a ou au moins aura l’opportunité d’atteindre ses potentiels les plus complets dans une société donnée. Il incombe au gouvernement de chaque pays de fournir à ses citoyens l’accès aux droits humains fondamentaux. Lorsque certains groupes de la population se voient refuser leurs droits fondamentaux, soit en raison de leur race, de leur religion, de leur appartenance ethnique, de leur orientation sexuelle, soit pour une raison quelconque, cela engendre souvent une frustration et un ressentiment. Et s’ils ne sont pas satisfaits en temps opportun, la frustration et le ressentiment entraînent souvent la violence. Aucun être humain ne naît criminel, mais les circonstances de vie d’une personne peuvent la conduire à cette extrémité. Cela est particulièrement vrai chez les jeunes.

Le monde est confronté à une époque nouvelle et difficile. Lutter contre les crimes #4violents, que ce soit dans un seul pays ou à travers les frontières, devient un grand défi pour les gouvernements et la communauté internationale. De nombreuses personnes sont encore d’avis que la violence devrait être combattue avec la violence. En d’autres termes, les forces de l’ordre devraient utiliser des techniques lourdes pour traiter les criminels et les criminels devraient être incarcérés sans possibilité de programmes de réadaptation. Cela peut sembler attrayant car l’incarcération peut servir de dissuasion à la criminalité. Mais cette solution pour lutter contre la criminalité n’est pas durable. Il y a toujours des facteurs historiques, sociaux, économiques, psychologiques ou politiques qui expliquent pourquoi les gens commettent des crimes violents. Par conséquent, afin de lutter efficacement contre la violence, il est très important d’examiner d’abord certains de ces facteurs. S’attaquer à la structure sociale dans toute société qui perpétue l’assujettissement ou l’exclusion de certains groupes humains de sa population pourrait offrir une solution plus durable à la question de la violence et de la criminalité au lieu de la solution violente proposée par de nombreux gouvernements. C’est souvent l’injustice qui engendre la violence. Et tout simplement, la violence engendre la violence. Toute société qui, de manière flagrante ou cachée, dénie à ses jeunes la possibilité d’engagement social et de mobilité sociale ascendante est susceptible de rencontrer la violence.

Je souhaite assurer à mes lecteurs que mon article n’est certainement pas une excuse pour les criminels perçus ou réels. L’origine d’une personne ou ce qu’elle a subi dans la vie ne doit jamais justifier le crime. Cependant, mon article cherche à nous rappeler que de nombreux gouvernements n’ont pas réussi à protéger leurs citoyens et à veiller à ce que leurs jeunes aient la possibilité de prospérer dans un environnement pacifique et fructueux. Toute société devrait s’efforcer de savoir si elle a une structure sociale qui répond également aux besoins de chaque membre de cette société en dépit de l’origine sociale, religieuse, économique, raciale ou ethnique de la personne. Jusqu’à ce que tous ces facteurs soient pris en compte, le «criminel» perçu peut effectivement être une «victime». Tout le monde a droit à une vie de dignité, à la liberté et à la sécurité!

Lire la suite : Que sont les droits de l’homme   http://bit.ly/1zOpwXI

RELIGIEUX ET MIGRATIONS AU 21ème SIÈCLE: LES FEMMES ET LA MIGRATION DANS LE CONTEXTE AFRICAIN

5Six Congrégations religieuses catholiques présentes aux Nations Unies, à savoir: Les Sœurs de Notre Dame de Namur, les Congrégations de Saint Joseph, les Franciscains Internationaux, Augustins International, Passionistes Internationaux  et VIVAT International parrainent en collaboration un atelier de deux jours à Nairobi, au Kenya, du 6 au 8 juin. Cela fait partie d’un effort de ces congrégations / ONG religieuses catholiques à l’ONU pour éduquer et responsabiliser leurs membres à la base sur la question cruciale de la migration et de la traite des êtres humains. Le thème de l’atelier est: « Les femmes et les migrations dans le contexte africain: les religions et les migrations au XXIe siècle »

 

Lire la suite:

Les femmes et les migrations dans le contexte africain: : http://bit.ly/2pGFXYt

Organisation internationale pour les migrations  :  http://gmdac.iom.int/

Fiche d’information sur les tendances des migrations mondiales par l’Organisation Internationale pour les migrations: : http://bit.ly/2nJo1iy

DÉCLARATION DES NATIONS UNIES SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES: MESURES PRISES POUR LA MISE EN OEUVRE DE LA DÉCLARATION

Des représentants des communautés autochtones du monde entier se sont réunis à New4 York du 23 avril au 5 mai pour le 16e Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones. Le forum de cette année a été particulièrement spécial car il a marqué le dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Les discussions sur le forum ont porté sur les mesures prises par la communauté Internationale, les États membres de l’ONU et toutes les parties prenantes pour mettre en œuvre la Déclaration. Le forum a reconnu les progrès accomplis par certains États membres dans la réalisation des droits des peuples autochtones depuis l’adoption de la Déclaration il y a dix ans, mais a également exprimé des inquiétudes quant à l’absence de mise en œuvre par de nombreux pays.

Lire la suite:

Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones: http://bit.ly/1ompreW

Déclaration relative aux droits des peuples autochtones; http://bit.ly/2rB8qDM

Rapport sur la  16th Session: http://bit.ly/2q4Qm0e

 

BUREAU DES NATIONS UNIES SUR LA DROGUE ET LE CRIME : RAPPORT MONDIAL 2016 SUR LA TRAITE DES ETRES HUMAINS

pic-2L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a lancé son Rapport mondial sur la traite des personnes au Siège de l’ONU, à New York, le 22 décembre 2016. Voici certaines des questions soulevées dans le rapport : Aucun pays n’est à l’abri de la traite des personnes. Celle-ci a changé au cours des dernières années, les victimes et les trafiquants ont souvent la même origine, les gens sont victimes de la traite à de nombreuses fins d’exploitation, les flux transfrontaliers de traite ressemblent souvent à des flux migratoires réguliers. La traite des êtres humains est favorisée par les conflits armés, et souvent les plus vulnérables comme les enfants les, sont victimes de la traite. Le rapport note également que, même si de solides progrès législatifs ont été obtenus jusqu’à présent, il y a encore très peu de condamnations prononcées contre des auteurs

Cliquez ici  here pour télécharger ce rapport UNDOC très instructif

En savoir plus : Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ; ; http://bit.ly/1RaFYPz

Conseil de sécurité de l’ONU sur la traite des êtres humains ; ; http://bit.ly/2hSwB9x

SOMMET DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU : LA SÉCURITÉ ET LA DIGNITÉ DES RÉFUGIÉS ET DES MIGRANTS

Refugees summit page en.pngL’ampleur du problème des migrants et des réfugiés vivant actuellement dans le monde est sans précédent. Selon des données de 2015 de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le nombre des réfugiés et des migrants dans le monde s’élève à plus de 244 millions, (une augmentation de 41% par rapport à 2000). La migration est un problème mondial très complexe qui exigera des efforts concertés de la communauté internationale pour trouver des solutions réalistes et durables. L’ONU a pris la
responsabilité de mobiliser les États membres pour une action mondiale sur ce phénomène. Le 19 Septembre 2016, l’Assemblée générale de l’ONU organisera un Sommet de haut niveau, le premier jamais réuni pour les chefs d’Etat et de gouvernement sur les grands mouvements de réfugiés et de migrants « Large Movements of Refugees and Migrants » (en plusieurs langues dont le français). Les principales tâches du sommet comprendront des considérations concernant la meilleure façon pour la communauté internationale de répondre aux problèmes croissants des réfugiés et des migrants, et de formuler un plan pour l’amélioration des réponses internationales, régionales et nationales à la situation.

En tant que chef de file du Sommet du 19 Septembre, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon refugees.pngM. Ban Ki-moon, a publié un rapport en mai 2016, intitulé In Safety and Dignity : Addressing Large Movements of Refugees and Migrants « Dans la sécurité et la dignité : comment aborder les grands mouvements de réfugiés et de migrants. » Ce rapport fournit la matière de discussion pour le Sommet de septembre. Il appelle également à un cadre global pour faire face aux grands mouvements des migrants et des réfugiés, aux causes profondes de ces mouvements, et à la nécessité de protéger les droits fondamentaux des personnes contraintes de se lancer dans de tels voyages souvent périlleux.

Pour en savoir plus :

« J’attendais la récréation. Journal d’un enfant placé en détention » remporte      la      première édition du « Prix de la justice pour les enfants » :                                                      defenceforchildren.org (plusieurs langues dont le français).
La carte interactive montrant origins and destinations of migration 1990-2015      «        les origines et les destinations de migration 1990-2015 » permet de                                      sélectionner un pays et une année. Vous cliquez ensuite sur un autre pays pour                voir combien de ses habitants ont immigré dans ou émigré du premier pays                      durant la même année.

NE LAISSONS PERSONNE EN ARRIÈRE : SOYONS ATTENTIFS À CEUX ET CELLES QUI SONT LES PLUS RETARDÉS

Poverty shoe cropEn 2012 des Franciscains Internationale de l’ATD quart monde réalisent l’utilité d’un manuel qui traduit le langage juridique de Principes directeurs de l’extrême pauvreté et des droits humains de l’ONU en un langage simple et concret donnant des suggestions qui aident ceux qui travaillent au niveau local afin de mieux comprendre les conséquences sur les droits humains des personnes vivant dans une extrême pauvreté. Ce manuel très utile est disponible en anglais, français et espagnol. Il est accessible gratuitement en PDF à l’adresse suivante : franciscansinternational.org/handbook. Vous trouverez aussi une vidéo d’introduction avec les sous titres en français, anglais, espagnol, et allemand.

Nous devons parler de la pauvreté car trop de personnes
isolées dans leur confort ont perdu de vue cette réalité.
Dorothy Day