ENFANTS RÉFUGIÉS DANS DES CAMPS : LEUR RENDRE LEUR ENFANCE

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Par Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN
Le quartier général de l’ONU à New York était une ruche en activité au moment où les états membres se réunissaient pour la 53e Commission sur le développement social du 4 au 13 février. Les participants incluaient des représentants de plusieurs organisations de la société civile avec statut consultatif à l’ONU. Quelques organisations non gouvernementales (ONG) ont organisé des événements annexes sur des questions sociales bien choisies. Un tel événement, co-parrainé par le comité des ONG sur la migration et présidé par Mary Jo Toll, s’intitulait : Rendre l’enfance aux enfants des camps de réfugiés.” Les intervenants de ce panel étaient des personnes spécialisées dans divers domaines de psychologie, éducation, santé mentale et droits humains. Ils ont examiné l’impact psycho-social du manque d’intégration des enfants réfugiés des camps dans la vie sociale et culturelle des pays hôtes, et ses implications à la fois pour les jeunes et pour les pays hôtes, à court terme et à long terme.

Photo : UNHCR

Photo : UNHCR

Un des membres du panel a noté que les statistiques actuelles du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (www.unhcr.fr/) indiquent qu’il y a environ 15,4 millions de réfugiés dans le monde et que près de la moitié de ceux-ci sont des enfants et des jeunes. La vie dans les camps de réfugiés peut être déstabilisante, socialement et psychologiquement, pour des enfants qui ont déjà eu leur propre part de chocs émotifs suite aux circonstances qui les ont déracinés de la sécurité de leur famille et de leur patrie.

Les intervenants ont expliqué que, dans les camps de réfugiés, beaucoup d’enfants sont exposés à la violence, ils ont perdu leur foyer, leur identité, leur famille et leurs pairs ; leur scolarité est interrompue, leur santé physique est médiocre, ils souffrent de malnutrition, d’infections et subissent plusieurs autres épreuves. Dans de nombreuses situations, à la souffrance des enfants se mêle aussi un sentiment d’exclusion ou d’aliénation de la culture et de la vie sociale du pays hôte, puisqu’ils sont souvent confinés dans l’environnement du camp.

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Mary Jo Toll, à droite, modératrice du panel

Les facteurs ci-dessus additionnés, expliquaient-ils, pourraient avoir un effet psycho-social négatif sur les enfants réfugiés qui vivent dans des camps. En retour, ceci peut aussi affecter négativement le pays hôte à long terme, parce que le sentiment d’être exclu socialement par certains membres d’une société peut agir de catalyseur pour le conflit ou la violence. Par conséquent, pour éviter ou au moins pour minimiser cet effet psycho-social négatif, une des participantes suggère un contact culturel entre les enfants réfugiés et le pays qui les accueille, comme alternative importante pour les camps à long terme pour l’intégration des réfugiés dans leur société hôte. Elle avertit que, si on ne le fait pas, cela pourrait aggraver les problèmes sociaux, l’agitation sociale et l’instabilité. Même si elle reconnaissait que la culture peut être parfois un facteur de division, elle croit aussi que la culture peut agir comme un élément de base pour la résilience psychologique et un tampon contre l’adversité. Par conséquent, elle recommande qu’en plus d’offrir des opportunités éducationnelles et économiques, il faut aussi fournir activement l’intégration culturelle et psychologique aux enfants réfugiés, tout en leur accordant la liberté de retenir des aspects de leur identité culturelle de leur patrie. Pour en savoir plus : ngo-migration.org/children-in-detention/ (en anglais)


De quoi s’agit-il? Rien moins que la survie
et le bien-être d’une génération d’innocents.
António Guterres, Haut-Commissaire de l’agence des Nations unies pour les réfugiés


SOUVENIR DE DOROTHY STANG : ANGE DE L’AMAZONIE

Dorothy Stang SNDdeN
Il faut que nous soyons pauvres avec les pauvres et que nous retrouvions une relation aimable et tendre avec la Mère Terre. Alors nous saurons comment agir.
Dorothy Stang, SNDdeN
1931-2005

Sœur Dorothy Stang SNDdeN, honorée en 2008 à titre posthume par le prix des Nations unies dans le domaine des droits humains, se sentirait vraiment chez elle avec les efforts actuels de l’ONU pour formuler des Objectifs de Développement Durable (ODD). Les domaines sur lesquels se focalisent tous les objectifs sont la dignité, les personnes, la prospérité, la planète, la justice et le partenariat ; ils saisissent bien l’énergie et l’engagement qu’elle avait apportés pour le changement social et écologique, pour lesquels elle fut tuée en Amazonie le 12 février 2005.

Aujourd’hui la terre d’herbages où elle mourut comporte un centre communautaire simple, une école de la communauté, une pépinière et une petite usine de cacao. Beaucoup de familles y vivent maintenant, en collaborant pour protéger la forêt et, en même temps, fournir des moyens d’existence aux personnes, les idéaux pour lesquelles elle donna sa vie. http://bit.ly/1yHlO53

« Lorsque Sr. Dorothy mourut, il y avait 35 communautés chrétiennes de base ; aujourd’hui il y en a plus de 85. Maintenant les gens n’ont pas peur d’affronter les marchands de bois, les tueurs, les propriétaires de fermes ou les autorités locales qui menacent la planète et la vie de leurs familles. Ils ont appris à le faire avec des stratégies et une force organisée. Les gens s’opposent aux injustices et ils soutiennent une espérance profonde et irrépressible, et une foi dans l’avenir, leur avenir, un avenir dont ils se souviennent et qu’ils révèrent comme l’héritage que Sr. Dorothy leur a légué. »  Jane Dwyer, SNDdeN, Seeds Bear Fruit in Brazil (Les semences portent du fruit au Brésil) : http://bit.ly/1JI8zn7   (Texte en français : http://bit.ly/1wwhwZx)

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Travail artistique : Margaret Hoffman, SNDdeN

Bienheureux les humbles : ils obtiendront la terre en héritage. Matthieu 5
Le texte reproduit est, après la béatitude, la pensée de Sr Dorothy citée au début.

ORANJE HUIS : UN REFUGE DE NOUVEAU STYLE POUR DES FEMMES

oranjehuis-218x174La plupart des victimes de la violence domestique ne sont en sécurité que si elles se cachent, ce qui peut intensifier des sentiments de honte et d’isolement. Aux Pays-Bas, un nouveau style de refuge fournit un logement visible et cependant sûr pour des femmes et des familles qui fuient la violence. Les résidentes de Oranje Huis reçoivent un accompagnement spécialisé, elles restent en contact avec ami(e)s et famille, et retrouvent l’estime d’elles-mêmes.

Rendre publique la question de la violence domestique est une étape de sa prévention. Il en est de même pour l’éducation sur les droits des femmes et des filles à mener des vies exemptes de violence. Les lois nationales et locales doivent aussi aboutir à poursuivre les personnes qui infligent de mauvais traitements, jusqu’à ce que les refuges pour les victimes de la violence domestique ne soient plus jamais nécessaires. Prenez la parole aux niveaux local et national sur la question de la violence domestique.  blijfgroep.nl/sites/default/files/infoFleaflet.pdf
(en néerlandais)

MIGRATION D’ENFANTS NON ACCOMPAGNÉS : DÉFIS ET OPPORTUNITÉS AUX ETATS-UNIS

Soeur Mary Jo Toll

Sr. Mary Jo Toll, présidente du comité des ONG sur la migration aux Nations unies, dit : « L’ONU est un forum essentiel pour trouver des solutions à la migration d’enfants non accompagnés, parce que les politiques nationales rendent difficile la réalisation de solutions à long terme aux Etats-Unis. Les avocats de l’immigration sont conscients du nombre croissant de jeunes qui voyagent seuls et cherchent le statut de demandeurs d’asile. Le nombre d’enfants mineurs qui traversent la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, venant du Guatemala, d’El Salvador, de Honduras et du Mexique s’élève jusqu’à présent à 60.000 en 2014.

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Des ONG et des groupes d’Eglise assistent ces jeunes en leur donnant un abri et une réponse élémentaire à leurs besoins sociaux et en les inscrivant à l’école. Pouvoir aller en classe avait été hors de question pour des enfants qui avaient peur de quitter leurs maisons de crainte des gangs. Une grande majorité de ces enfants fuient des pays notés parmi les plus violents du monde ; les raisons de demander l’asile existent et les enfants requièrent une représentation légale. »

Pour en savoir plus : www.ngo-migration.org  (en anglais)

NATIONS UNIES : INITIATIVES POUR COMBATTRE LE TRAFIC DES HUMAINS

STOP Trafficking in persons

L’essentiel de numéros précédents (2012) :

A New York, les ONG (organisations non gouvernementales), par leur Comité « Stoppez le trafic des personnes », se focalisent sur les événements sportifs mondiaux où les entreprises qui les parrainent peuvent apporter une grande différence en stoppant le trafic humain. En particulier, des membres de groupes de travail ont écrit des lettres au Comité organisateur des Jeux olympiques de Londres et à tous les sponsors olympiques, en leur demandant de prendre publiquement position contre le trafic humain. Les entreprises peuvent prévenir le trafic humain en évaluant leurs chaînes d’approvisionnement en vue de mettre fin au travail forcé, au travail des enfants et à des pratiques non scrupuleuses de recrutement.

L’initiative globale des Nations unies pour combattre le trafic humain, UN.GIFT, a pour mission de promouvoir une approche globale du problème du trafic des personnes. Les réseaux criminels de trafic sont tellement étendus qu’ils ne peuvent être démantelés uniquement par les gouvernements. Le trafic est un crime organisé, aussi il doit être combattu de manière organisée. UN.GIFT fait un effort pour englober tous les groupes concernés» – entreprises, monde académique, gouvernements, société civile et média – en partenariat contre le trafic. Pour des détails complémentaires ou pour soutenir UN.GIFT, allez à

 www.ungift.org/knowledgehub/en/about/index.html (en anglais uniquement)


Ce que vous faites apporte une différence,
et vous devez décider quelle espère de différence vous voulez apporter.
Jane Goodall

PÉRENNISER LE PROGRÈS HUMAIN : RÉDUCTION DES VULNÉRABILITÉS ET RENFORCEMENT DE LA RÉSILIENCE

En Juillet le Programme des Nations Unies pour le Développement (UNPD) lancé le rapport sur le développement humain 2014. « Il soutient que la vulnérabilité est une menace pour le développement humain et que, à moins d’être adressé de façon systématique, le progrès de sera ni équitable ni durable. »

Pour télécharger le Rapport 2014 gratuitement, ainsi que des ressources sur ses indices et ses implications à niveau régional, veuillez visiter undp.org/fr (anglais, espagnol, français)

 

21 SEPTEMBRE : CÉLÉBRER LE DROIT DES PEUPLES À LA PAIX

la Journée internationale de la paix

www.peaceoneday.org/fr
(choisissez votre langue)

  • Certaines façons d’observer la Journée internationale de la paix le 21 septembre :
    • Contactez les personnes qui dirigent l’éducation chez vous et plaidez pour un programme d’éducation à la paix.
    • Choisissez de vous réconcilier avec quelqu’un qui vous a offensée.
    • Offrez vos services bénévoles ou de l’argent à une organisation dont la mission est la paix.
    • Lisez un livre ou regardez un film sur le thème de la paix et réfléchissez avec d’autres.
    • Chantez avec Reba McEntire et « Priez pour la paix » : youtube.com/watch?v=YHbv4M8d3As
    • Participer à LA PAIX est L’AVENIR 7-9 Septembre Anvers, Belgique   santegidio.be/pif/fr/

     


S’il vous plaît, dites-moi où on vend la paix et j’irai là en acheter pour mon pays.
Une petite fille en Afghanistan

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