JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES : ORANGE LE MONDE : #ECOUTE MOI AUSSI

1« Ce n’est que lorsque la moitié de notre population représentée par les femmes et les filles pourra vivre à l’abri de la peur, de la violence et de l’insécurité, le monde ne pourra pas se vanter d’être juste et équitable. C’est ce que le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déclaré lors d’un événement commémorant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette journée est célébrée chaque année le 25 novembre pour sensibiliser le public à la violence sexiste. Le thème de la célébration 2018 est Orange le monde : #Ecoute moi aussi. La couleur orange attire l’attention de la communauté internationale sur le problème de la violence à l’égard des femmes, alors que l’hashtag a pour objectif d’amplifier le message des survivantes et des activistes et de le placer au centre de la conversation.

 

Vous trouverez ci-dessous des chiffres alarmants de l’ONU, mettant en évidence la prévalence de la violence à l’égard des femmes et des filles :

 

  • 1 femme et fille sur 3 sont victimes de violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime
  • Seules 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions en matière de relations sexuelles, d’utilisation de contraceptifs et de soins de santé.
  • Près de 750 millions de femmes et de filles vivant dans le monde étaient mariées avant leur 18e anniversaire dans le monde. Alors que 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine (MGF)
  • 1 femme sur 2 décédées dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2012 ; alors que seulement 1 homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires
  • 71% de toutes les victimes de la traite d’êtres humains dans le monde sont des 2femmes et des filles, et trois femmes sur quatre sont exploitées sexuellement
  • La violence à l’égard des femmes est une cause de décès et d’incapacité aussi grave chez les femmes en âge de procréer que le cancer et une cause de morbidité supérieure à celle des accidents de la route et du paludisme combinés.

Êtes-vous au courant de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence sexiste qui commence chaque année le 25 novembre et se termine le 10 décembre (Journée internationale des droits de l’homme)? Selon ONU Femmes, les 16 jours d’activisme sont une occasion de mobiliser l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles dans le monde. Le thème de la campagne de 2018 est « Mettons fin à la violence sexiste dans le monde du travail ».

 Que pouvez-vous faire pour contribuer à mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles ?

Lire la suite :

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : https://bit.ly/2gHNrKvConvention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes : https://bit.ly/1ij0FKG

 

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SOEUR JEANNETTE PIERRE-LOUIS : FAIRE CONNAÎTRE LA BIENVEILLANCE DE DIEU AU PEUPLE DE LA SAVANE, HAÏTI

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Soeur Jeannette et les femmes

 

Sœur Jeannette Pierre-Louis, Sœur de Notre-Dame de Namur, est d’abord allée des États-Unis à La Savane, en Haïti, en 2009, à la demande de Monseigneur Alix VERRIER, évêque du diocèse des Cayes. La Savane est l’un des 32 bidonvilles de la province des Cayes, avec une population d’environ 25 000 habitants (selon une étude réalisée en 2009 par une équipe interdisciplinaire de chercheurs). Haïti est décrit comme le pays le plus pauvre de l’hémisphère Nord. Le pays fait également face à des défis constants liés aux catastrophes naturelles, telles que les tempêtes tropicales, la foudre, les inondations, les tremblements de terre et les tsunamis. Ces facteurs exacerbent les conditions économiques et sociales déjà déplorables de la population. Les femmes à La Savane, comme dans de nombreuses régions d’Haïti, sont les plus touchées par les conditions économiques et sociales du pays. Beaucoup de ces femmes sont des mères célibataires et, avec peu ou pas d’éducation, la plupart d’entre elles ne peuvent subvenir aux besoins essentiels de leurs enfants. En conséquence, de nombreux enfants âgés de six ans à peine errent dans les rues en quémandant ou en cherchant de la nourriture dans des dépotoirs. Malheureusement, cette situation expose les enfants à des situations d’exploitation et de maltraitance.

Sœur Jeannette Pierre-Louis, SNDdeN, continue de répondre aux besoins des femmes et

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Les femmes apprennen à cuisiner

 

des enfants de La Savane depuis 2009. Elle gère le centre d’éducation familiale Notre Dame, où environ 120 femmes sont inscrites au programme d’alphabétisation de base, d’arts culinaires et de pâtisserie, de couture, broderie et art floral. Grâce aux compétences que ces femmes acquièrent au centre, elles sont en mesure de créer leur propre petite entreprise grâce à laquelle elles génèrent des revenus pour nourrir leur famille et payer les frais de scolarité de leurs enfants. Beaucoup d’entre elles confectionnent maintenant des uniformes pour leurs enfants et des vêtements pour elles-mêmes et leur famille. Environ 50 enfants âgés de 6 à 12 ans sont actuellement inscrits au centre d’éducation familiale de Notre Dame. Les enfants apprennent les bases de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. En plus d’apprendre à lire et à écrire, les enfants participent à des activités sportives et à d’autres activités extra-scolaires. Ils reçoivent également un repas par jour.

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Les enfants viennent de manger

Grâce à la détermination de sœur Jeannette et au soutien des Sœurs de Notre Dame de Namur, des Associés de Notre Dame, des volontaires de Notre Dame Americorp et des donateurs, la plupart des enfants du Centre d’éducation familiale Notre Dame qui n’auraient probablement jamais eu la chance de vivre une éducation formelle, en bénéficient. Sœur Jeannette, très caractéristique d’une sœur de Notre-Dame, estime que « chaque enfant a droit à l’éducation parce que l’éducation est la clé d’un avenir meilleur ». Sœur Jeannette continue à prodiguer des soins affectueux et à témoigner de la bonté de Dieu envers les enfants, les femmes et hommes de La Savane, Haïti.

 

Regardez la vidéo de Sœur Jeannette Pierre-Louis, SNDdeN La Savane : https://bit.ly/2PvI4fc

LES PERSONNES EN MOUVEMENT : « LA MIGRATION EST-ELLE UNE QUESTION FÉMINISTE ? »

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Des femmes réfugiées avec leur bébé,  Photo de I’ONU

La quatrième série de négociations sur le Pacte mondial pour une Migration sans danger, régulière et ordonnée, a eu lieu du 14 au 18 mai. Les membres de l’organisation de la société civile ont toujours poussé pour intégrer la perspective spécifique au sexe dans toutes les sections du rapport. C’est pour cela que beaucoup croient que la migration est nécessairement un enjeu féministe. Aussi, les Fond de là Population des Nations Unies (FPNU) reconnaît la migration comme un enjeu féministe et suggère que la perspective sexospécifique soit prise en considération lors de l’élaboration des politiques sur les migrations. Voici les cinq raisons invoquées par les FPNU pour l’affirmation ci-dessus :

  • On compte environ 250 millions de migrants internationaux. Près de la moitié d’entre eux sont des femmes et des filles. Les femmes migrent de plus en plus seules ou comme chefs de leur famille.
  • Les femmes migrantes font face à des risques majeurs, y compris l’exploitation sexuelle, le trafic et la violence
  • Les femmes migrantes sont victimes de discrimination double en tant que femmes et migrantes
  • Les femmes ne cessent pas de devenir enceintes quand elles sont en mouvement
  • Les femmes et les filles migrante sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé, tant en transit qu’une fois arrivées à destination.

Lire la suite :

Fonds de Population des Nations Unies : https://bit.ly/2rBKn6t

Pacte mondial sur les réfugiés et les Migrants : https://bit.ly/2s5RGTE

LES PERSONNES EN MOUVEMENT : « LA MIGRATION EST-ELLE UNE QUESTION FÉMINISTE ? »

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Des femmes réfugiées avec leur bébé,  Photo de I’ONU

La quatrième série de négociations sur le Pacte mondial pour une Migration sans danger, régulière et ordonnée, a eu lieu du 14 au 18 mai. Les membres de l’organisation de la société civile ont toujours poussé pour intégrer la perspective spécifique au sexe dans toutes les sections du rapport. C’est pour cela que beaucoup croient que la migration est nécessairement un enjeu féministe. Aussi, les Fond de là Population des Nations Unies (FPNU) reconnaît la migration comme un enjeu féministe et suggère que la perspective sexospécifique soit prise en considération lors de l’élaboration des politiques sur les migrations. Voici les cinq raisons invoquées par les FPNU pour l’affirmation ci-dessus :

  • On compte environ 250 millions de migrants internationaux. Près de la moitié d’entre eux sont des femmes et des filles. Les femmes migrent de plus en plus seules ou comme chefs de leur famille.
  • Les femmes migrantes font face à des risques majeurs, y compris l’exploitation sexuelle, le trafic et la violence
  • Les femmes migrantes sont victimes de discrimination double en tant que femmes et migrantes
  • Les femmes ne cessent pas de devenir enceintes quand elles sont en mouvement
  • Les femmes et les filles migrante sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé, tant en transit qu’une fois arrivées à destination.

Lire la suite :

Fonds de Population des Nations Unies : https://bit.ly/2rBKn6t

Pacte mondial sur les réfugiés et les Migrants : https://bit.ly/2s5RGTE

62 ND COMMISSION DE LA CONDITION DE LA FEMME : « Défis et possibilités dans la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural. »

1Le mouvement mondial pour les droits des femmes est très actuel et prône l’égalité et la justice. Cet activisme mondial pour l’égalité des sexes a également été alimenté par la récente campagne #MeToo, #TimesUp et autres campagnes locales/mouvements contre l’exploitation et la marginalisation des femmes dans les sphères publique et privée. Du Nord au Sud, les femmes sont plus en plus aptes à reconquérir leurs droits et se lèvent contre des siècles d’injustice, l’exclusion socio-économique et politique et la discrimination. C’est dans ce climat d’activisme des femmes sur l’égalité des sexes que plus de quatre mille femmes de toutes les couches de la société dans le monde entier se sont réunies au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York pour la Commission annuelle sur la condition de la femme (CCF). La commission a eu lieu du 12 au 23 mars. La CCF est la Commission de l’ONU qui regroupe le plus grand nombre de participants venus du monde entier, (en majorité des femmes).

La CCF est le principal organe intergouvernemental appelé principalement à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. C’est une commission2 fonctionnelle du Conseil Economique et Social (ECOSOC), créé par la résolution 11 (II) du 21 juin 1946 de l’Assemblée générale. La CCF se consacre à la promotion des droits des femmes, documentant la réalité de la vie des femmes dans le monde entier et élaborant des normes mondiales sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. (ONU femmes). Le thème prioritaire de la Commission de 2018 (CSW62), était : « Défis et possibilités dans la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural. » S’exprimant lors d’une manifestation à l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars, le Secrétaire général de l’ONU a noté que : « Atteindre l’égalité des sexes et autonomiser les femmes et les filles, c’est le travail inachevé de notre temps et le plus grand défi de droits humains de notre temps. » Et on ajouterait que ce défi est encore plus grand pour les femmes et les filles dans les zones rurales.

Un message de H.E. Geraldine Byrne Nason, Présidente de la CCF 62 : http://bit.ly/2DrgXLE

CSW62 :  https://bit.ly/2Gc1K48

FEMMES DANS LES NEGOCIATIONS DE PAIX : UNE PAIX DURABLE NECESSITE LE LEADERSHIP ET LA REPRESENTATION DES FEMMES

02Par Juliana Maria Marques Boyd (ancienne stagiaire, SNDatUN) : 2017 marque le 17e anniversaire de la résolution 1325 (SCR 1325) du Conseil de sécurité de l’ONU. SCR 1325, non seulement reconnaît l’impact sévère de la guerre sur les femmes, mais aussi le rôle essentiel que jouent les femmes dans la prévention des conflits et dans les processus de construction de la paix. La résolution représente un bond en avant pour les femmes, la paix et la sécurité. Et c’est un rappel de l’importance de permettre à un grand groupe de femmes de participer pleinement, à tous les niveaux, aux négociations de conflits et aux traités de paix.

Le rôle crucial des femmes dans la paix et la sécurité durables était le thème central de03 l’événement complémentaire « Femmes médiatrices, des paroles aux actions », qui s’est tenu au quartier général de l’ONU le 21 septembre 2017. Ont assisté à cet événement plusieurs représentants de gouvernements, membres d’organisations de la société civile et réseaux de femmes médiatrices (de pays nordiques, africains et méditerranéens). Les orateurs ont mis en lumière l’importance de l’inclusion de femmes dans les positions de leadership de médiation. Dans ses remarques lors de l’événement, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale nouvellement nommé en Italie, Angelino Alfano, a noté que, « les femmes sont de puissants agents de paix et de sécurité, mais elles sont encore largement sous-représentées comme participantes officielles à l’ONU. Malgré l’appel de la résolution 1325 (2000) à la participation des femmes dans les processus de construction de la paix, c’est toujours un défi d’intégrer des femmes dans des positions de médiation de paix au niveau international. Dans les consultations de paix, les femmes sont nettement moins nombreuses que les hommes, ou absentes dans certains cas. D’après ONU-Femmes, entre 1992 et 2011, moins de dix pour cent des négociateurs aux tables de paix étaient des femmes.

C’est dommage, parce que le rôle essentiel des femmes en tant qu’avocates  peut paver le chemin pour une construction de paix réussie et pour une paix durable. Par conséquent, il est crucial que le Conseil de sécurité et les états membres de l’ONU fassent respecter la résolution 1325 dans son meilleur état afin que davantage de femmes puissent participer pleinement aux négociations de paix. Ceci corrigera aussi l’impression que beaucoup ont des femmes comme uniquement victimes de conflits. Loin de là, les femmes ne sont pas seulement des victimes, elles sont aussi des agents vitaux de paix et de réconciliation, des communautés locales à la sphère internationale.

Pour en savoir plus : Faits et chiffres : paix et sécurité :  http://bit.ly/ZWlt0u

 

NE LAISSE PERSONNE EN ARRIERE. CESSE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMESET LES FILLES.

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L’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 48/104 adopta la Déclaration sur l’élimination de la violence envers les femmes le 20 décembre 1991.  Et en1998, elle désigna le 25 novembre comme journée internationale de la suppression de la violence envers les femmes.

La violence envers les femmes est une violation des droits humains.  Mais malheureusement, c’est la forme de discrimination la plus répandue.  La violence envers les femmes est une conséquence de la discrimination envers les femmes, dans la loi et aussi dans la pratique, et de persistance d’inégalités entre les hommes et les femmes. Les femmes à travers le monde continuent à faire face à la violence et à la discrimination des salles de classes aux bureaux, aux champs de bataille.   Quelques –unes des formes prédominantes de violence subies par les femmes et les filles sont : la violence du partenaire intime, la violence et le harcèlement sexuels, le trafic d’êtres humains, les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.

La violence envers les femmes et les filles est évitable, et c’est essentiel pour bâtir1 une société saine, paisible.  Cependant, comme cela fut noté dans le rapport du secrétaire général des Nations unies de 2017 au sujet des buts du développement durable, « atteindre l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles va demander des efforts plus vigoureux, comprenant des cadres légaux pour contrer les racines profondes de la discrimination basée sur les genres et qui résultent d’attitudes patriarcales  et de  normes sociales qui s’y rapportent.

Mettre fin à la violence basée sur le genre et à l’inégalité, nécessite   les efforts concertés des individus, des familles, des organisations de la société civile et des autorités civiles, communautaires et religieuses.  Après tout, « dénier les droits des femmes et des filles n’est pas seulement mal en soi, cela a aussi un grave impact social et économique qui nous retient tous.

ONU Femme : http://bit.ly/1xX3PGu

Explorez les faits : violence contre les femmes et les filles ; http://bit.ly/2irh0iJ