LES PERSONNES EN MOUVEMENT : « LA MIGRATION EST-ELLE UNE QUESTION FÉMINISTE ? »

3

Des femmes réfugiées avec leur bébé,  Photo de I’ONU

La quatrième série de négociations sur le Pacte mondial pour une Migration sans danger, régulière et ordonnée, a eu lieu du 14 au 18 mai. Les membres de l’organisation de la société civile ont toujours poussé pour intégrer la perspective spécifique au sexe dans toutes les sections du rapport. C’est pour cela que beaucoup croient que la migration est nécessairement un enjeu féministe. Aussi, les Fond de là Population des Nations Unies (FPNU) reconnaît la migration comme un enjeu féministe et suggère que la perspective sexospécifique soit prise en considération lors de l’élaboration des politiques sur les migrations. Voici les cinq raisons invoquées par les FPNU pour l’affirmation ci-dessus :

  • On compte environ 250 millions de migrants internationaux. Près de la moitié d’entre eux sont des femmes et des filles. Les femmes migrent de plus en plus seules ou comme chefs de leur famille.
  • Les femmes migrantes font face à des risques majeurs, y compris l’exploitation sexuelle, le trafic et la violence
  • Les femmes migrantes sont victimes de discrimination double en tant que femmes et migrantes
  • Les femmes ne cessent pas de devenir enceintes quand elles sont en mouvement
  • Les femmes et les filles migrante sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé, tant en transit qu’une fois arrivées à destination.

Lire la suite :

Fonds de Population des Nations Unies : https://bit.ly/2rBKn6t

Pacte mondial sur les réfugiés et les Migrants : https://bit.ly/2s5RGTE

Publicités

LES PERSONNES EN MOUVEMENT : « LA MIGRATION EST-ELLE UNE QUESTION FÉMINISTE ? »

3

Des femmes réfugiées avec leur bébé,  Photo de I’ONU

La quatrième série de négociations sur le Pacte mondial pour une Migration sans danger, régulière et ordonnée, a eu lieu du 14 au 18 mai. Les membres de l’organisation de la société civile ont toujours poussé pour intégrer la perspective spécifique au sexe dans toutes les sections du rapport. C’est pour cela que beaucoup croient que la migration est nécessairement un enjeu féministe. Aussi, les Fond de là Population des Nations Unies (FPNU) reconnaît la migration comme un enjeu féministe et suggère que la perspective sexospécifique soit prise en considération lors de l’élaboration des politiques sur les migrations. Voici les cinq raisons invoquées par les FPNU pour l’affirmation ci-dessus :

  • On compte environ 250 millions de migrants internationaux. Près de la moitié d’entre eux sont des femmes et des filles. Les femmes migrent de plus en plus seules ou comme chefs de leur famille.
  • Les femmes migrantes font face à des risques majeurs, y compris l’exploitation sexuelle, le trafic et la violence
  • Les femmes migrantes sont victimes de discrimination double en tant que femmes et migrantes
  • Les femmes ne cessent pas de devenir enceintes quand elles sont en mouvement
  • Les femmes et les filles migrante sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé, tant en transit qu’une fois arrivées à destination.

Lire la suite :

Fonds de Population des Nations Unies : https://bit.ly/2rBKn6t

Pacte mondial sur les réfugiés et les Migrants : https://bit.ly/2s5RGTE

62 ND COMMISSION DE LA CONDITION DE LA FEMME : « Défis et possibilités dans la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural. »

1Le mouvement mondial pour les droits des femmes est très actuel et prône l’égalité et la justice. Cet activisme mondial pour l’égalité des sexes a également été alimenté par la récente campagne #MeToo, #TimesUp et autres campagnes locales/mouvements contre l’exploitation et la marginalisation des femmes dans les sphères publique et privée. Du Nord au Sud, les femmes sont plus en plus aptes à reconquérir leurs droits et se lèvent contre des siècles d’injustice, l’exclusion socio-économique et politique et la discrimination. C’est dans ce climat d’activisme des femmes sur l’égalité des sexes que plus de quatre mille femmes de toutes les couches de la société dans le monde entier se sont réunies au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York pour la Commission annuelle sur la condition de la femme (CCF). La commission a eu lieu du 12 au 23 mars. La CCF est la Commission de l’ONU qui regroupe le plus grand nombre de participants venus du monde entier, (en majorité des femmes).

La CCF est le principal organe intergouvernemental appelé principalement à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. C’est une commission2 fonctionnelle du Conseil Economique et Social (ECOSOC), créé par la résolution 11 (II) du 21 juin 1946 de l’Assemblée générale. La CCF se consacre à la promotion des droits des femmes, documentant la réalité de la vie des femmes dans le monde entier et élaborant des normes mondiales sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. (ONU femmes). Le thème prioritaire de la Commission de 2018 (CSW62), était : « Défis et possibilités dans la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural. » S’exprimant lors d’une manifestation à l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars, le Secrétaire général de l’ONU a noté que : « Atteindre l’égalité des sexes et autonomiser les femmes et les filles, c’est le travail inachevé de notre temps et le plus grand défi de droits humains de notre temps. » Et on ajouterait que ce défi est encore plus grand pour les femmes et les filles dans les zones rurales.

Un message de H.E. Geraldine Byrne Nason, Présidente de la CCF 62 : http://bit.ly/2DrgXLE

CSW62 :  https://bit.ly/2Gc1K48

FEMMES DANS LES NEGOCIATIONS DE PAIX : UNE PAIX DURABLE NECESSITE LE LEADERSHIP ET LA REPRESENTATION DES FEMMES

02Par Juliana Maria Marques Boyd (ancienne stagiaire, SNDatUN) : 2017 marque le 17e anniversaire de la résolution 1325 (SCR 1325) du Conseil de sécurité de l’ONU. SCR 1325, non seulement reconnaît l’impact sévère de la guerre sur les femmes, mais aussi le rôle essentiel que jouent les femmes dans la prévention des conflits et dans les processus de construction de la paix. La résolution représente un bond en avant pour les femmes, la paix et la sécurité. Et c’est un rappel de l’importance de permettre à un grand groupe de femmes de participer pleinement, à tous les niveaux, aux négociations de conflits et aux traités de paix.

Le rôle crucial des femmes dans la paix et la sécurité durables était le thème central de03 l’événement complémentaire « Femmes médiatrices, des paroles aux actions », qui s’est tenu au quartier général de l’ONU le 21 septembre 2017. Ont assisté à cet événement plusieurs représentants de gouvernements, membres d’organisations de la société civile et réseaux de femmes médiatrices (de pays nordiques, africains et méditerranéens). Les orateurs ont mis en lumière l’importance de l’inclusion de femmes dans les positions de leadership de médiation. Dans ses remarques lors de l’événement, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale nouvellement nommé en Italie, Angelino Alfano, a noté que, « les femmes sont de puissants agents de paix et de sécurité, mais elles sont encore largement sous-représentées comme participantes officielles à l’ONU. Malgré l’appel de la résolution 1325 (2000) à la participation des femmes dans les processus de construction de la paix, c’est toujours un défi d’intégrer des femmes dans des positions de médiation de paix au niveau international. Dans les consultations de paix, les femmes sont nettement moins nombreuses que les hommes, ou absentes dans certains cas. D’après ONU-Femmes, entre 1992 et 2011, moins de dix pour cent des négociateurs aux tables de paix étaient des femmes.

C’est dommage, parce que le rôle essentiel des femmes en tant qu’avocates  peut paver le chemin pour une construction de paix réussie et pour une paix durable. Par conséquent, il est crucial que le Conseil de sécurité et les états membres de l’ONU fassent respecter la résolution 1325 dans son meilleur état afin que davantage de femmes puissent participer pleinement aux négociations de paix. Ceci corrigera aussi l’impression que beaucoup ont des femmes comme uniquement victimes de conflits. Loin de là, les femmes ne sont pas seulement des victimes, elles sont aussi des agents vitaux de paix et de réconciliation, des communautés locales à la sphère internationale.

Pour en savoir plus : Faits et chiffres : paix et sécurité :  http://bit.ly/ZWlt0u

 

NE LAISSE PERSONNE EN ARRIERE. CESSE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMESET LES FILLES.

1

L’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 48/104 adopta la Déclaration sur l’élimination de la violence envers les femmes le 20 décembre 1991.  Et en1998, elle désigna le 25 novembre comme journée internationale de la suppression de la violence envers les femmes.

La violence envers les femmes est une violation des droits humains.  Mais malheureusement, c’est la forme de discrimination la plus répandue.  La violence envers les femmes est une conséquence de la discrimination envers les femmes, dans la loi et aussi dans la pratique, et de persistance d’inégalités entre les hommes et les femmes. Les femmes à travers le monde continuent à faire face à la violence et à la discrimination des salles de classes aux bureaux, aux champs de bataille.   Quelques –unes des formes prédominantes de violence subies par les femmes et les filles sont : la violence du partenaire intime, la violence et le harcèlement sexuels, le trafic d’êtres humains, les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.

La violence envers les femmes et les filles est évitable, et c’est essentiel pour bâtir1 une société saine, paisible.  Cependant, comme cela fut noté dans le rapport du secrétaire général des Nations unies de 2017 au sujet des buts du développement durable, « atteindre l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles va demander des efforts plus vigoureux, comprenant des cadres légaux pour contrer les racines profondes de la discrimination basée sur les genres et qui résultent d’attitudes patriarcales  et de  normes sociales qui s’y rapportent.

Mettre fin à la violence basée sur le genre et à l’inégalité, nécessite   les efforts concertés des individus, des familles, des organisations de la société civile et des autorités civiles, communautaires et religieuses.  Après tout, « dénier les droits des femmes et des filles n’est pas seulement mal en soi, cela a aussi un grave impact social et économique qui nous retient tous.

ONU Femme : http://bit.ly/1xX3PGu

Explorez les faits : violence contre les femmes et les filles ; http://bit.ly/2irh0iJ

LES SŒURS DE NOTRE DAME DE NAMUR AU TRAVAIL : VERS L’AUTONOMISATION DES FEMMES DES ZONES RURALES EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

4Par Isabelle Izika et Marie-Joséphine Ibanda, SNDdeN : La contribution des femmes au développement socio-économique de leurs communautés, en particulier dans les pays en développement, est un fait bien établi. Comme l’a indiqué l’ancien Secrétaire général des Nations Unies Ban-ki-Moon, cette contribution est basée sur une éducation qui libère et responsabilise les femmes. Cependant, dans certaines parties du monde, par exemple en République démocratique du Congo (RDC), cette réalité reste uniquement un slogan pour les femmes vivant dans les zones rurales. Nous sommes reconnaissantes pour les efforts missionnaires des Sœurs de Notre Dame de Namur (SNDdeN) et d’autres congrégations religieuses qui ont consacré plus d’un siècle à l’éducation des femmes et des filles, les préparant à assumer leur rôle nécessaire dans la société en tant qu’agents de développement. Les premières femmes éduquées en RDC provenaient d’écoles gérées par des religieuses catholiques. Jusqu’à présent, dans la province rurale de Kwango, les meilleures écoles où les filles peuvent recevoir une éducation et une formation de qualité sont gérées par les congrégations religieuses, y compris les sœurs de Notre Dame de Namur.

Malheureusement, malgré leur niveau d’éducation ou de formation professionnelle, les 5femmes de cette région de la RDC sont encore sous-représentées dans le secteur public, sauf dans les professions de l’enseignement et de la santé qui sont souvent mal rémunérées. En conséquence, de nombreuses femmes qui ne se sentent pas attirées par la profession d’enseignante ou de soins de santé finissent dans le secteur informel (agriculture de subsistance souvent). Le revenu que ces femmes génèrent est à peine suffisant pour les énormes responsabilités financières qu’elles assument dans leurs familles. Selon un récent sondage réalisé par les SNDdeN auprès des élèves de plusieurs écoles qu’elles administrent en RDC, près de 90% des élèves, en particulier des filles, sont financièrement soutenus par leur mère. Cette réalité est à peine reconnue et appréciée.

6Les SNDdeN, au sein des paroisses de Pelende et de Kitenda, ont lancé une initiative connue sous le nom de « Groupe de solidarité, d’épargne et de crédit (GSEC) ». Cette initiative fournit une aide financière et un soutien mutuel aux femmes qui sont membres. Les femmes s’organisent en groupes de 25 personnes maximum. Chaque groupe élit un comité directeur composé d’une présidente, d’une secrétaire, d’une trésorière et de trois gestionnaires. Elles ont des réunions régulières selon les règles internes définies par le groupe. Lors de ces rencontres, chaque personne apporte ses économies dans la caisse de solidarité en fonction de la somme fixée par le groupe. Après plusieurs rencontres, chaque femme à un moment donné demande un crédit pour commencer une activité génératrice de revenus. Ce crédit sera donné avec un taux d’intérêt et une date de remboursement fixés par le groupe. La caisse de solidarité permet aux femmes d’intervenir dans des cas extrêmes de maladie ou de décès dans la famille. Elle fournit également des moyens pour payer rapidement les frais de scolarité de leurs enfants. En plus des activités financières, les femmes membres de la GSEC s’informent personnellement et mutuellement sur d’autres sujets tels que l’hygiène, la santé reproductive, les bonnes manières, la sécurité alimentaire et bien d’autres.

 

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNE FILLE : RESPONSABILISER LA JEUNE FILLE PAR L’ÉDUCATION

1Dans une résolution adoptée en décembre 2011, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 11 octobre de chaque année la Journée internationale des jeunes filles. Le but de cette journée est d’accroître la sensibilisation et de répondre aux besoins et aux défis auxquels font face les filles du monde entier. C’est aussi un jour de plaidoyer spécifique pour l’autonomisation des filles et la promotion de leurs droits humains. Parmi les défis auxquels les filles sont confrontées dans le monde figurent le manque d’accès à une éducation de qualité, la discrimination fondée sur le sexe, le mariage forcé, le manque de soins de santé de qualité et bien d’autres.

Il est important que les enseignants et ceux qui travaillent avec les enfants, en particulier les filles, se familiarisent avec certains des instruments pertinents des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme afin de protéger les droits de ces enfants. La Convention relative aux droits de l’enfant, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention relative aux droits des personnes handicapées figurent parmi les mécanismes de référence pertinents en matière de droits de l’enfant.

Lire la suite :

Convention relative aux droits de l’enfant ; http://bit.ly/1l7WdON

Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes;   http://bit.ly/1ij0FKG

Convention relative aux droits des personnes handicapées ; http://bit.ly/2l5QTSi