PAUVRETÉ ET INÉGALITÉ : CAUSES DE CRIMES VIOLENTS DANS TOUTE SOCIÉTÉ

02Par Juliana Marques Boyd : Il y a eu une augmentation importante des crimes violents dans de nombreuses villes dans le monde entier ces dernières années. Selon l’étude globale de 2013 sur l’homicide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, plus de 437 000 personnes ont été tués intentionnellement en 2012. La question fondamentale demeure : quelles sont les causes qui expliquent que notre société soit si violente ? Bien que de nombreux crimes violents soient attribués à des facteurs tels que la maladie mentale, l’alcool et la drogue, cependant, l’inégalité et la pauvreté sont sans doute les plus grandes causes de violence. Une récente étude de la Banque mondiale indique que la répartition inégale du revenu contribue à un sentiment d’injustice perçu par les personnes défavorisées, ce qui les amène à chercher une compensation dans des activités criminelles. L’étude indique également que la criminalité est déterminée par une « analyse de la rentabilité ». Par exemple, lorsque les gens les plus pauvres n’ont que peu ou pas de débouchés économiques et qu’il y a un profond écart de revenu entre les riches et les pauvres, ils ont tendance à demander une compensation financière par le biais de crimes comme le vol et l’enlèvement avec demande de rançon. L’étude suggère que des programmes visant à alléger rapidement la pauvreté conduiraient à diminuer la criminalité dans certains pays.

L’inégalité se produit quand la richesse est concentrée dans les mains de très peu d’individus. La pauvreté causée par l’inégalité est une menace majeure pour la sécurité publique et cela compromet la réalisation d’une paix durable et du développement. Dans son discours de départ à l’Assemblée générale de l’ONU en 2016, le président Barack Obama a averti que « un monde où 1 % de l’humanité contrôle autant de richesse que les 99% restants ne sera jamais stable. » Ce fait a été mis en évidence dans un rapport présenté par OXFAM aux leaders économiques et politiques mondiaux au Forum économique mondial de 2017 à Davos, en Suisse. Le rapport a révélé que huit hommes 4possèdent la même richesse que les 3,8 milliards personnes qui composent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Ce rapport met en garde et signale que, si elle n’est pas contrôlée, l’inégalité croissante menace la sécurité et la paix dans le monde et rend impossible la lutte pour mettre fin à la pauvreté. Les grandes entreprises et les très riches sont la cause de l’élargissement de l’inégalité des revenus, selon le rapport. Il fait valoir que des sociétés peuvent accumuler des sommes importantes par le biais du faible coût du travail, en payant peu d’impôts, en optimisant les revenus de leurs actionnaires, en agissant pour que les règlements soient rédigés en leur faveur, ceci au détriment du bien-être de la population en général. Finalement, le rapport laisse entendre que, afin d’inverser cette tendance, il est nécessaire de concevoir une « économie humaine », qui met l’accent sur de meilleures entreprises et partage les avantages au profit de la plus grande partie de la population.

Pour briser le cycle de l’inégalité et de la pauvreté, afin que la prochaine génération puisse vivre dans un monde pacifique et durable, il est vital que les gouvernements locaux et nationaux, ainsi que la communauté internationale, assurent l’accès aux services sociaux et aux opportunités économiques, particulièrement pour les communautés minoritaires qui sont souvent les plus marginalisées. Le Programme 2030 de l’ONU fournit le cadre pour que les gouvernements réalisent une société juste et équitable d’ici 2030. Et cela est possible dans notre vie !

Lire la suite : Inégalités et la criminalité violente ; http://bit.ly/2FpfhYN

Une économie de 99 % ; http://bit.ly/2EYEdTH

« Il a été prouvé, que moins d’inégalité signifie moins de criminalité ; » http://bit.ly/1y6Bsc0

2018 JOURNÉE MONDIALE DE LA JUSTICE SOCIALE : « LES TRAVAILLEURS EN MOUVEMENT : LA RECHERCHE DE LA JUSTICE SOCIALE »

5Le 20 février est la Journée mondiale de la justice sociale. La poursuite de la justice sociale est au cœur de la mission mondiale des Nations unies visant à promouvoir le développement et la dignité humaine. « La justice sociale est un principe sous-jacent d’une coexistence pacifique et prospère au sein des nations et entre elles. Nous défendons les principes de la justice sociale lorsque nous promouvons l’égalité des sexes ou les droits des peuples autochtones et des migrants. Nous faisons progresser la justice sociale lorsque nous éliminons les obstacles auxquels les personnes sont confrontées en raison de leur sexe, de leur âge, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leur religion, de leur culture ou de leur handicap. (ONU)

Le thème de la Journée mondiale de la justice sociale 2018 est : « Travailleurs en mouvement : la quête de la justice sociale ». La plupart des gens migrent à la recherche de travail. L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’il y a environ 150 millions de travailleurs migrants dans le monde. 56% d’entre eux sont des hommes et 44% sont des femmes. Selon le directeur général du BIT, M. Guy Ryder, « Les travailleurs migrants, comme tous les travailleurs, ont droit à un traitement équitable, et un traitement équitable des travailleurs migrants est également essentiel pour préserver le tissu social de nos sociétés et le développement durable.

Pour en savoir plus : Journée mondiale de la justice sociale : http://bit.ly/1zS1WgL

Organisation internationale du travail : http://bit.ly/1xEpgL7

 

56ÈME COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL : « STRATÉGIES POUR ÉRADIQUER LA PAUVRETÉ ET ARRIVER AU DÉVELOPPEMENT DURABLE POUR TOUS »

1 La Commission du développement social a conclu sa 56ème session le 7 février avec l’adoption de quatre projets de résolution par consensus. Les projets de résolution qui ont été recommandés au Conseil économique et social (ECOSOC) pour d’autres actions ont été adoptés : le vieillissement, les méthodes futures de travail de la Commission, les stratégies d’éradication de la pauvreté et le développement de l’Afrique. La Commission du développement social est l’organe consultatif chargé du pilier développement social du développement mondial. Les projets de résolution sont des mesures prises par des représentants du gouvernement et des dirigeants de la société civile pour aider à élever des millions de personnes qui vivent encore dans la pauvreté, en particulier celles qui sont en situation de vulnérabilité. Dans ses remarques préliminaires à la Commission, la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Mme Amina Mohammed, a noté que «au niveau mondial, nous avons connu des réductions impressionnantes de l’extrême pauvreté. Des progrès significatifs ont également été réalisés pour améliorer l’accès à la scolarité et aux soins de santé, promouvoir l’autonomisation des femmes, des jeunes et des personnes handicapées, des personnes âgées et des populations autochtones ; cependant la réduction de l’extrême pauvreté reste inégale entre régions, soit au niveau de la population d’un pays, soit entre différents groupes sociaux. »

 Des membres d’organisations de la société civile ont activement participé à la2 Commission. De nombreuses ONG ont présenté des déclarations écrites ou orales pour contribuer aux travaux de la Commission. Beaucoup aussi ont coparrainé des événements parallèles sur des questions pertinentes. Des membres de la société civile ont tenu leur Forum le 2 février, sous le thème : « socles de protection sociale : une stratégie prééminente pour éradiquer la pauvreté et réaliser le développement social pour tous. » Le Forum de la société civile offre aux membres des organisations de la société civile un espace d’orientation, de discussion et de collaboration sur les thèmes et délibérations de la Commission du développement social. Le groupe a soumis à la Commission une déclaration commune sur le thème de leur forum.

Dans son allocution de clôture, le président de la 56e session de la Commission, M. Nikulas Hannigan (Islande), a salué les efforts déployés par le Secrétariat, les vice-présidents, les principaux orateurs et divers autres participants pour contribuer à la conclusion heureuse de la commission de huit jours. Il a également affirmé ce qu’il a qualifié de « niveau de participation sans précédent de la société civile ».

Lire la suite : 56ème Commission Développement social ; http://bit.ly/2BRTK83

CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR LE CLIMAT (COP 23) : APPEL A SE TENIR AU CHEMIN DE L’ACCORD DE PARIS SUR LE CLIMAT

4Deux ans après l’adoption de l’accord de Paris sur le climat, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP23) s’est tenue à Bonn, en Allemagne, du 6 au 17 novembre. Sur l’arrière-plan des horribles désastres naturels des derniers mois, il y eut un appel unifié des participants à la Conférence pour « se tenir au chemin de l’Accord de Paris sur le changement climatique ». Les effets du changement climatique sont indéniablement ressentis par des milliards de personnes à travers le monde, spécialement par celles qui vivent déjà dans les parties les plus appauvries et vulnérables du globe. Pour les personnes qui vivent dans les petits états insulaires, les impacts du changement climatique sont des réalités quotidiennes alors qu’ils voient leurs foyers submergés graduellement dans l’eau.

Dans ses remarques d’ouverture de la COP 23, M. Antonio Guterres, secrétaire général5 des Nations unies, a décrit le « changement climatique comme la menace déterminante de notre temps. » « Par conséquent, c’est notre devoir – l’un envers l’autre et envers les générations futures – de susciter l’ambition de le combattre ».

La conférence s’est terminée le vendredi 17 novembre, les participants exprimèrent un sens renouvelé d’urgence et le besoin d’une plus grande ambition pour s’attaquer au changement climatique.

Pour en savoir plus :

Conférence des Nations unies sur le changement climatique : http://bit.ly/2A46JzB

Esquisse du document final : http://bit.ly/2yY1RvC (en anglais)

 

NE LAISSE PERSONNE EN ARRIERE. CESSE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMESET LES FILLES.

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L’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 48/104 adopta la Déclaration sur l’élimination de la violence envers les femmes le 20 décembre 1991.  Et en1998, elle désigna le 25 novembre comme journée internationale de la suppression de la violence envers les femmes.

La violence envers les femmes est une violation des droits humains.  Mais malheureusement, c’est la forme de discrimination la plus répandue.  La violence envers les femmes est une conséquence de la discrimination envers les femmes, dans la loi et aussi dans la pratique, et de persistance d’inégalités entre les hommes et les femmes. Les femmes à travers le monde continuent à faire face à la violence et à la discrimination des salles de classes aux bureaux, aux champs de bataille.   Quelques –unes des formes prédominantes de violence subies par les femmes et les filles sont : la violence du partenaire intime, la violence et le harcèlement sexuels, le trafic d’êtres humains, les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.

La violence envers les femmes et les filles est évitable, et c’est essentiel pour bâtir1 une société saine, paisible.  Cependant, comme cela fut noté dans le rapport du secrétaire général des Nations unies de 2017 au sujet des buts du développement durable, « atteindre l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles va demander des efforts plus vigoureux, comprenant des cadres légaux pour contrer les racines profondes de la discrimination basée sur les genres et qui résultent d’attitudes patriarcales  et de  normes sociales qui s’y rapportent.

Mettre fin à la violence basée sur le genre et à l’inégalité, nécessite   les efforts concertés des individus, des familles, des organisations de la société civile et des autorités civiles, communautaires et religieuses.  Après tout, « dénier les droits des femmes et des filles n’est pas seulement mal en soi, cela a aussi un grave impact social et économique qui nous retient tous.

ONU Femme : http://bit.ly/1xX3PGu

Explorez les faits : violence contre les femmes et les filles ; http://bit.ly/2irh0iJ

L’APPEL POUR METTRE FIN À LA PAUVRETÉ : UN CHEMIN VERS DES SOCIÉTÉS PACIFIQUES ET INCLUSIVES

2L’extrême pauvreté est une violation des droits de l’homme. Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU), dans sa résolution 47/196, a déclaré le 17 octobre Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Le thème de la célébration de 2017 est «Répondre à l’appel du 17 octobre pour mettre fin à la pauvreté: un chemin vers une société pacifique et inclusive». L’observance du 17 octobre s’inspire de l’appel à l’action du père Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement international ATD. Quart monde, une organisation non gouvernementale qui vise à éradiquer l’extrême pauvreté à travers une approche fondée sur les droits de l’homme. Depuis l’adoption de cette résolution, des progrès ont été accomplis vers l’éradication de la pauvreté dans le monde. Pourtant, un travail important en direction de cet objectif demeure.

Il y a suffisamment de ressources dans le monde pour une allocation équitable à chaque 1individu, mais des millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté. Cet événement est dû au fait que seule une poignée de la population mondiale contrôle l’essentiel des ressources mondiales, laissant la majorité de la population mondiale dans la pauvreté. Un rapport récent d’Oxfam International illustre clairement cette triste situation. Selon ce rapport publié par Oxfam  en janvier 2017, intitulé Une économie pour les 99%, huit hommes possèdent la même richesse que les 3,8 milliards de personnes qui constituent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Ce n’est tout simplement pas acceptable ! Comme l’a déclaré l’ancien président des États-Unis, Barack Obama, à l’Assemblée générale des Nations Unies en 2016, « un monde où 1% de l’humanité contrôle autant de richesse que les 99% inférieurs ne sera jamais stable ».

En 2015, les dirigeants du monde, sous les auspices des Nations Unies, se sont engagés à éradiquer l’extrême pauvreté d’ici 2030 en adoptant les objectifs de développement durable, l’objectif premier étant l’éradication de la pauvreté.

Lire la suite :

Message de l’UNSG sur la pauvreté https://youtu.be/GQ_ehELVScY

Une économie pour les 99% : http://bit.ly/2lEsAer

La pauvreté est politique : ces 3 choses nous aideront à l’éliminer : http://bit.ly/2yzT31B

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES: 72EME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

1Tous les ans, les chefs de gouvernement des 193 États membres des Nations Unies se réunissent au siège de l’organisation à New York pour l’Assemblée générale (AG). L’Assemblée générale (l’un des six organes de l’ONU) est la seule occasion qui rassemble les dirigeants de tous les États membres. La session de 2017 de l’Assemblée générale, qui était la 72ème depuis la création de l’ONU, s’est tenue du 12 au 28 septembre.

Qu’est-ce que l’Assemblée générale?  Voici quelques faits sur l’Assemblée générale et un coup d’œil rapide.

(Extrait du site Web de l’ONU).Créée en 1945, l’Assemblée générale est le cœur démocratique de l’ONU.L’Assemblée générale comprend 193 États membres. Chacun a une voix égale dans la prise de décision.Elle aborde les problèmes urgents qui touchent des millions de personnes; Paix et sécurité, Droits de l’homme, Développement, et bien d’autres 2… Il nomme le Secrétaire général de l’ONU. Et élit les membres non permanents du Conseil de sécurité  L’Assemblée générale est l’endroit où les décisions clés touchant tous les États membres sont prises. Plus de 500 traités ont été établis  sous les auspices de l’Assemblée générale. La Déclaration universelle des droits de l’homme a été convenue en 1948. Les objectifs de développement durable de 2015 ont été approuvés par l’Assemblée générale comme moyen d’éradiquer la pauvreté et de lutter contre le changement climatique d’ici 2030

La 72ème Assemblée générale a mis en place  une cérémonie de signature du nouveau Traité visant à interdire les armes nucléaires et un débat général sur ce qui suit: Réforme de l’ONU, Changement climatique Prévenir l’exploitation et les abus sexuels et l’autonomisation économique des femmes.

Un certain nombre de points chauds internationaux concernant  la République centrafricaine, le  Soudan du Sud et le  Yémen ont également joué un rôle important  lors  de la 72ème Assemblée générale.

Lire la suite: Assemblée générale des Nations Unies; ; http://www.un.org/en/ga/