TRANSITION : UNE NOUVELLE REPRÉSENTATION DE L’ONG

Grace Amarachi Ezeonu

Nous accueillons avec joie Grace Amarachi Ezeonu, SNDdeN, qui commencera son service comme représentante de l’ONG pour les Sœurs de Notre Dame de Namur. Grace apporte à cette position importante un acquis solide dans le domaine de la justice sociale, du leadership, de l’engagement à un changement systémique, et la collaboration. De nombreuses expériences communautaires dans son pays d’origine le Nigeria ajoute une dimension particulière à sa compréhension des problèmes importants.

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Quant à moi, je termine six ans de service aux Nations Unies et j’exprime ma gratitude pour cette immersion pleine de sens dans les problèmes internationaux, pour le travail en groupe avec d’autres ONG, et pour l’engagement vivifiant dans des causes internationales avec bien des visiteurs et des groupes. Dag Hammarskjöld l’a bien dit : « Pour tout le passé, Merci. Pour tout ce qui est à venir, OUI ! »

Jean Stoner, SNDdeN
Sœurs de Notre-Dame de Namur
Représentante de l’ONG aux Nations unies

LES RELATIONS RESPONSABLES ET ÉQUITABLES : VISITE DE LA MISSION DU NIGERIA AUX NATIONS UNIES

Eucharia Madueke crop.jpgPar Eucharia Madueke, SNDdeN « Ma participation au Forum de la société civile organisée par la Commission des Nations Unies pour le développement social en février 2016 a certainement été un privilège. Mais l’événement exceptionnel pour moi fut la réunion avec un ministre à la Mission permanente du Nigéria aux Nations Unies. Avec Maura Browne, directrice SNDdeN de Justice et Paix et Intégrité de la Création, et Jean Stoner, représentante SNDdeN à l’ONU, j’ai été chaleureusement accueillie par M. Anthony Bosah.

Bosah.jpgNotre discussion avec M. Bosah au sujet du rôle et du fonctionnement de son bureau à l’ONU (nigeriaunmission.org) fut très instructive mais je crois que notre impact au cours de la conversation était aussi important. M. Bosah était intéressé lorsqu’il apprit notre engagement dans la société, notre engagement politique, et notre position contre l’accaparement des terres. La conversation avec nous, dit-il, était instructive. Nous avons également partagé avec lui au sujet du Réseau Africain Foi et Justice (AFJN), une organisation établie en 1983 par des missionnaires catholiques américains en Afrique pour promouvoir la responsabilité et des relations responsables et justes entre les Etats-Unis et les pays africains. Les Sœurs de Notre-Dame ont été un membre actif de AFJN depuis ses débuts. »

L’IRONIE D’UNE BOÎTE-CADEAU : LES CHOSES NE SONT PAS TOUJOURS CE QU’ELLES SEMBLENT ÊTRE

Par Eucharia Ngozi Okoye, SNDdeN: 
Lors de ma visite aux Soeurs de BureauEucharia Okoye Notre-Dame de Namur à l’Organisation des Nations Unies, j’ai eu l’occasion d’assister à certains des événements et des réunions du comité auxquels notre bureau participe. Une telle réunion était le Comité des ONG pour mettre fin à la traite des personnes. Je fus également en mesure de visiter et de faire une lecture attentive à travers l’exposition sur la Déclaration universelle des droits de l’homme sise au troisième étage de l’Organisation des Nations Unies. Parmi les nombreux droits de l’homme énoncés dans la déclaration, L’article quatre m’a plus particulièrement intéressée. Il est ainsi libellé:      « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. » Il est assez décourageant de constater que cette déclaration des droits de l’homme a été violée et est toujours violée dans diverses situations impliquant le travail d’esclave, esclaves sexuelles, les enlèvements, le trafic, etc.

Gift Box frontEnfin, je me suis rendue à une exposition « boîte cadeau de l’ONU » (unfit.org), une exposition par le Comité des ONG pour mettre fin à la traite des personnes, à dépeindre les escroqueries utilisés par les trafiquants pour attirer des victimes sans méfiance dans leur réseau odieux. Sur la boîte-cadeau, on promet le paradis sur terre qui comprend une éducation de qualité, de l’emploi, de la nourriture, une bonne santé, gagner plus d’argent et le soutien de la famille, la vie en abondance, etc. Une fois à l’intérieur de la boîte, les visiteurs sont exposés à la réalité de fausses promesses qui peuvent résulter de la traite humaine. Il implique l’exploitation dans ses nombreuses formes: les enfants soldats, le travail forcé des enfants, des victimes obligées de commettre des actes sexuels dans le but de créer de la pornographie, forçant les victimes à se prostituer, et en soumettant les victimes à l’esclavage ou à la servitude involontaire. Faire de l’argentGift Box inside illicite et amasser des richesses au détriment des droits et des libertés des autres peuples met en péril et ruine leur avenir. 600,000 à 800,000 personnes sont victimes de trafic à travers les frontières internationales chaque année, dont 80% sont des femmes et la moitié sont des enfants.

  • Jetez un coup d’oeil sur le logo « commerce équitable » lorsque vous achetez des produits comme le café, le chocolat et d’autres. Les produits équitables sont des articles fabriqués avec des matières premières ne provenant pas du recours au travail des enfants, au travail forcé ou à l’exploitation de la population locale, d’où les matières premières sont produites.
  • Utilisons les différents modes de communication comme tweets, blogs, Facebook, et autres communications électroniques, qui s’insurgent contre les maux de la traite des êtres humains, le travail des enfants, et le travail d’esclave.
  • Créons la sensibilisation aux questions de traite des êtres humains  dans nos écoles, nos paroisses et nos groupes de jeunes.

NOUS SOMMES ICI POUR DE BON (POUR LE BIEN) : TRAVAILLER POUR LE BIEN ET RESTER POUR LE LONG TERME

Il y a quelques années, en route pour une réunion de l’ONU au centre de Manhattan, j’ai remarqué une affiche qui disait : « Nous sommes ici pour de bon » (on peut aussi traduire ‘pour le bien’). Ces mots, affichés à la fenêtre de l’association locale de YMCA (association de jeunes chrétiens), m’ont frappée comme décrivant assez bien les Sœurs de Notre-Dame de Namur et les Nations unies. Ces deux organismes travaillent aussi pour le bien et restent pour le long terme.

DPI NGO Conf 2014Alors que l’ONU se prépare à célébrer en 2015 le 70e anniversaire de sa fondation, cela nous rappelle combien le monde a changé depuis que les 51 premiers pays ont signé la charte de l’ONU. Avec 193 nations membres aujourd’hui, les problèmes traités par l’ONU sont nettement plus complexes qu’en 1945. La bonne nouvelle est que la collaboration et la coopération continuent à faciliter régulièrement le changement à travers le monde. Et nous, les organisations non gouvernementales (ONG) accréditées aux Nations unies, nous travaillons ensemble en plaidant auprès des gouvernements pour qu’ils honorent leurs engagements globaux et qu’ils éliminent les injustices partout où elles existent.

Nigerian sisters.jpgLes sœurs et les associées de Notre-Dame continuent à proclamer  la bonté de Dieu et à servir avec les personnes qui vivent en pauvreté, comme nos premières sœurs l’ont fait il y a plus de 200 ans. Nos priorités à l’ONU : éducation, financement du développement, migration, éradication de la pauvreté, développement durable, cessation du trafic humain, droits des femmes et des filles, nous insèrent dans des réseaux qui plaident pour le changement et qui célèbrent ce qui est en train de s’accomplir. Nous sommes ici pour le bien, aussi à long terme.

 

 

Nous choisissons de vivre avec peu jusqu’à ce que tous aient assez.
Sœurs de Notre Dame de Namur

VISITER LES NATIONS UNIES : APPRENDRE L’INTERNATIONALITÉ À DE NOMBREUX NIVEAUX

Group discussion

Discussion de groupe

Début juillet, vingt-et-une Sœurs de Notre-Dame de Namur d’Afrique et d’Amérique latine ont participé à une orientation de 3 jours aux Nations unies. Avec le personnel auxiliaire, elles ont écouté des ONG bien informées et sources d’inspiration parler des objectifs de développement durable, des mines, du financement du développement et des droits des filles ; elles ont appris des choses sur la structure de l’ONU et notre bureau des SND à l’ONU ; et elles ont célébré la construction de réseaux et le plaidoyer aux niveaux local, national et international.

Participantes souriantes

Participantes souriantes

Du temps pour la conversation était inséré dans le plan de l’atelier où les sœurs ont partagé des récits et des idées venant de leurs divers pays et ministères. En plus des exposés des ONG et des discussions de groupe, les participantes ont passé une journée à visiter l’ONU et à observer des réunions de gouvernements. Les sœurs se sont connectées à travers cultures et langues, elles ont fait l’expérience de la saveur internationale de l’ONU, et elles ont identifié des manières de s’unir en réseau autour de questions globales et d’engager d’autres personnes quand elles retourneront chez elles.

ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES : CE QUE NOUS FAISONS AUX NATIONS UNIES

Amarachi Grace Ezeonu 1Par Amarachi Ezeonu, SNDdeN

Un de mes amis m’a téléphoné récemment et, au cours de notre conversation, je lui ai dit que j’étais en stage avec les Sœurs de Notre-Dame de Namur aux Nations unies à New York. Il était très surpris et il voulait savoir ce que les Sœurs de Notre-Dame de Namur font aux Nations unies. « Je pensais que vous étiez des religieuses. Qu’est-ce que vous faites à l’ONU ? » demandait-il. Je lui ai expliqué que, bien que nous soyons une congrégation religieuse, nous sommes aussi une organisation non gouvernementale (ONG) à cause de notre service à l’humanité. C’est grâce à notre statut d’ONG que les Sœurs de Notre-Dame de Namur sont présentes aux Nations unies. J’ai aussi expliqué à mon ami qu’en tant qu’ONG, les Sœurs de Notre-Dame de Namur ont un statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC), un des organes du système des Nations unies. Mon ami semblait encore plus surpris et il voulait en savoir davantage sur le statut consultatif des ONG à l’ONU. « Quelle contribution les ONG avec statut consultatif apportent-elles aux Nations unies ? » demandait-il. Je crois que, comme mon ami, certaines personnes peuvent apprécier d’avoir quelques notions concernant les rôles joués aux Nations unies par des organisations non gouvernementales et la société civile.

UN meetingLes Nations unies ont maintenu des partenariats avec des organisations non gouvernementales et la société civile depuis leur début en 1945. Bien que des ONG aient divers types de relations avec le système de l’ONU, je me concentre ici sur la relation des ONG avec ECOSOC. Ce Conseil, un des cinq organes de l’ONU, est chargé de la responsabilité de toutes les questions économiques, sociales et de développement rencontrées par les systèmes de l’ONU. Les ONG à statut consultatif à ECOSOC sont engagées dans des activités relatives au développement économique et social. La modalité de cette relation est clairement prévue dans la Charte de l’ONU, chapitre X, article 71. Elle s’énonce ainsi :

« Le Conseil économique et social peut prendre toutes dispositions pour que des représentants des institutions spécialisées participent, sans droit de vote, à ses délibérations et à celles des commissions instituées par lui, et pour que ses propres représentants participent aux délibérations des institutions spécialisées. »

L’article ci-dessus de la Charte de l’ONU rend possible la collaboration entre les Nations unies et des ONG. Le nombre d’ONG à statut consultatif auprès d’ECOSOC a augmenté de 45 lors de la fondation de l’ONU à environ 3.400 actuellement. Ces ONG s’affilient au Secrétariat de l’ONU, à ses programmes, fonds et agences, et elles consultent aussi des états membres d’ECOSOC. Cette relation est mutuellement bénéfique pour les deux parties.

Je suis très consciente que cet article ne fait qu’effleurer la surface du travail des ONG et de la société civile à l’ONU. Vous pouvez lire et en apprendre davantage sur la relation entre l’ONU et les ONG à partir des sources que j’ai énumérées ci-dessous. Entre-temps, je continuerai cette discussion avec mon ami quand nous nous rencontrerons. Je suis reconnaissante pour l’opportunité d’expérimenter la vie aux Nations unies en qualité de stagiaire d’une ONG. L’expérience m’a donné une appréciation plus profonde de la présence de ma congrégation religieuse, les Sœurs de Notre-Dame de Namur, aux Nations unies. Elle m’a aussi donné une grande appréciation du système de l’ONU. Bien que l’ONU ne soit pas parfaite, je crois toujours que c’est une des plus grandes réalisations mondiales du 20e siècle !

Pour plus d’informations, allez à
http://csonet.org/index.php?menu=30 (en arabe, anglais, français, espagnol) – pour le français, cliquez sur FR
www.un.org/fr/documents/charter/ (existe en arabe, chinois, anglais, français, russe, espagnol)

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Les gens ne sont pas uniquement bénéficiaires du développement,
ils sont plutôt des partenaires.
Michelle Bachelet, présidente du Chili

VISITEUSES AUX NATIONS UNIES : UNE OPPORTUNITÉ DE FAIRE L’EXPÉRIENCE DE L’INTERNATIONALITÉ À DE NOMBREUX NIVEAUX

Partager à propos d’expériences personnelles de questions mondiales telles que le développement durable, la lutte contre le trafic d’êtres humains, les Objectifs du Millénaire pour le Développement, l’éradication de la pauvreté ; comprendre la structure de l’ONU et notre bureau SND à l’ONU ; écouter des orateurs sources d’inspiration ; célébrer l’établissement de réseaux et le plaidoyer aux niveaux local, national et international ; suivre une visite guidée aux Nations unies ; devenir habile à circuler dans les métros de New York ; visiter le Mémorial du 11 septembre et regarder la Statue de la Liberté à partir du ferry de Staten Island – tout ceci rien qu’en trois jours !

Evalyne Aseyo, Marleny Bardales Raymundo, Ursule Biseno Iwayi, Marieta Bustamente Alama, Lucyane Diniz, Veronica Fatoyinbo, Marie-Dominique Lukowo, Jeanne MacDonald, Juana McCarthy, Jacinta Oparah, Nancy O’Shea, Anaclette Swana Sita, Liliane Sweko et Maria Chika Umeh se sont connectées à travers cultures et langues, ont fait l’expérience de l’arôme international des Nations unies, et remporteront dans leurs pays d’origine ce qu’elles ont appris.