62 ND COMMISSION DE LA CONDITION DE LA FEMME : « Défis et possibilités dans la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural. »

1Le mouvement mondial pour les droits des femmes est très actuel et prône l’égalité et la justice. Cet activisme mondial pour l’égalité des sexes a également été alimenté par la récente campagne #MeToo, #TimesUp et autres campagnes locales/mouvements contre l’exploitation et la marginalisation des femmes dans les sphères publique et privée. Du Nord au Sud, les femmes sont plus en plus aptes à reconquérir leurs droits et se lèvent contre des siècles d’injustice, l’exclusion socio-économique et politique et la discrimination. C’est dans ce climat d’activisme des femmes sur l’égalité des sexes que plus de quatre mille femmes de toutes les couches de la société dans le monde entier se sont réunies au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York pour la Commission annuelle sur la condition de la femme (CCF). La commission a eu lieu du 12 au 23 mars. La CCF est la Commission de l’ONU qui regroupe le plus grand nombre de participants venus du monde entier, (en majorité des femmes).

La CCF est le principal organe intergouvernemental appelé principalement à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. C’est une commission2 fonctionnelle du Conseil Economique et Social (ECOSOC), créé par la résolution 11 (II) du 21 juin 1946 de l’Assemblée générale. La CCF se consacre à la promotion des droits des femmes, documentant la réalité de la vie des femmes dans le monde entier et élaborant des normes mondiales sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. (ONU femmes). Le thème prioritaire de la Commission de 2018 (CSW62), était : « Défis et possibilités dans la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural. » S’exprimant lors d’une manifestation à l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars, le Secrétaire général de l’ONU a noté que : « Atteindre l’égalité des sexes et autonomiser les femmes et les filles, c’est le travail inachevé de notre temps et le plus grand défi de droits humains de notre temps. » Et on ajouterait que ce défi est encore plus grand pour les femmes et les filles dans les zones rurales.

Un message de H.E. Geraldine Byrne Nason, Présidente de la CCF 62 : http://bit.ly/2DrgXLE

CSW62 :  https://bit.ly/2Gc1K48

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2018 JOURNÉE MONDIALE DE LA JUSTICE SOCIALE : « LES TRAVAILLEURS EN MOUVEMENT : LA RECHERCHE DE LA JUSTICE SOCIALE »

5Le 20 février est la Journée mondiale de la justice sociale. La poursuite de la justice sociale est au cœur de la mission mondiale des Nations unies visant à promouvoir le développement et la dignité humaine. « La justice sociale est un principe sous-jacent d’une coexistence pacifique et prospère au sein des nations et entre elles. Nous défendons les principes de la justice sociale lorsque nous promouvons l’égalité des sexes ou les droits des peuples autochtones et des migrants. Nous faisons progresser la justice sociale lorsque nous éliminons les obstacles auxquels les personnes sont confrontées en raison de leur sexe, de leur âge, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leur religion, de leur culture ou de leur handicap. (ONU)

Le thème de la Journée mondiale de la justice sociale 2018 est : « Travailleurs en mouvement : la quête de la justice sociale ». La plupart des gens migrent à la recherche de travail. L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’il y a environ 150 millions de travailleurs migrants dans le monde. 56% d’entre eux sont des hommes et 44% sont des femmes. Selon le directeur général du BIT, M. Guy Ryder, « Les travailleurs migrants, comme tous les travailleurs, ont droit à un traitement équitable, et un traitement équitable des travailleurs migrants est également essentiel pour préserver le tissu social de nos sociétés et le développement durable.

Pour en savoir plus : Journée mondiale de la justice sociale : http://bit.ly/1zS1WgL

Organisation internationale du travail : http://bit.ly/1xEpgL7

 

IMPACT GLOBAL SUR LA MIGRATION : MIGRATION SÛRE, ORDONNÉE ET RÉGULIÈRE

3La migration est une expérience humaine. Les gens ont toujours migré et continueront à migrer. Les grands mouvements de réfugiés et de migrants de certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique vers l’Europe il y a quelques années à la suite de conflits et l’instabilité socio-économique et politique dans certaines parties de ces régions donnaient l’impression d’une crise mondiale des réfugiés / migrants. Alors que quelques pays, individus et organisations ont répondu positivement en offrant l’hospitalité et l’aide humanitaire nécessaire, d’autres n’ont pas été aussi disponibles. Pourtant, dans quelques pays, certains tenants de la ligne dure ont manipulé la situation, présentant les migrants comme des menaces à la sécurité et propageant des sentiments haineux et xénophobes, souvent à des fins politiques.

Toutefois, les Nations unies ont réagi aux grands mouvements de population en convoquant une réunion de haut niveau au cours de laquelle l’Assemblée générale a adopté la Déclaration de New York sur les migrants et les réfugiés (NYD) le 26 septembre 2016. Le but du NYD était d’engranger la volonté politique des dirigeants du monde de s’engager à partager au niveau mondial la responsabilité de sauver des vies et de protéger les droits humains des migrants et des réfugiés. Le NYD a également appelé à deux pactes mondiaux: le Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière et un Pacte mondial pour les réfugiés. Chacun de ces accords aura un cadre distinct pour traiter les questions relatives à la migration et aux réfugiés au niveau mondial grâce à la coopération internationale et au partage des responsabilités. Le Pacte mondial sur les réfugiés (PMR) se concentrera en grande partie sur un partage plus juste des charges et des responsabilités liées à l’accueil, à la sécurité et au soutien des réfugiés dans le monde. Le but du Pacte mondial sur la migration est de rendre la migration sûre, ordonnée, régulière et finalement volontaire.

Les négociations intergouvernementales sur le PMR ont débuté ce mois-ci et se poursuivront par la suite dans les cinq prochains mois. Cinq jours par mois seront consacrés aux négociations intergouvernementales, au siège de l’ONU à New York. Le document final sera adopté par les États membres début décembre 2018, à Marrakech, au Maroc. La tâche d’élaboration du Pacte mondial pour les réfugiés a été confiée au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en consultation avec les gouvernements et d’autres parties prenantes.

S’exprimant avec les membres du Comité des ONG sur les migrations, l’un des co-4facilitateurs des négociations intergouvernementales sur le Pacte mondial sur la migration a qualifié le pacte de « colonne vertébrale » pour aborder les questions migratoires actuelles. Il a également ajouté que le succès des pactes reposerait largement sur la volonté politique des gouvernements nationaux de les adopter et de les mettre en œuvre. C’est d’autant plus vrai que les pactes ne sont pas juridiquement contraignants. Les membres des organisations de la société civile ont depuis entamé un plaidoyer rigoureux auprès des gouvernements pour s’assurer que les deux pactes répondent aux besoins des 258 millions de migrants et 22,5 millions de réfugiés du monde entier.

Pour en savoir plus :

Réflexion sur le Carême de l’Internationale Franciscaine 2018 sur la migration mondiale : http://bit.ly/2GOujDt

Vidéo du pape François sur les migrants et les réfugiés : http://bit.ly/2BFL8kO (italien)

Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés : http://bit.ly/2dsnVEq (anglais)

56ÈME COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL : « STRATÉGIES POUR ÉRADIQUER LA PAUVRETÉ ET ARRIVER AU DÉVELOPPEMENT DURABLE POUR TOUS »

1 La Commission du développement social a conclu sa 56ème session le 7 février avec l’adoption de quatre projets de résolution par consensus. Les projets de résolution qui ont été recommandés au Conseil économique et social (ECOSOC) pour d’autres actions ont été adoptés : le vieillissement, les méthodes futures de travail de la Commission, les stratégies d’éradication de la pauvreté et le développement de l’Afrique. La Commission du développement social est l’organe consultatif chargé du pilier développement social du développement mondial. Les projets de résolution sont des mesures prises par des représentants du gouvernement et des dirigeants de la société civile pour aider à élever des millions de personnes qui vivent encore dans la pauvreté, en particulier celles qui sont en situation de vulnérabilité. Dans ses remarques préliminaires à la Commission, la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Mme Amina Mohammed, a noté que «au niveau mondial, nous avons connu des réductions impressionnantes de l’extrême pauvreté. Des progrès significatifs ont également été réalisés pour améliorer l’accès à la scolarité et aux soins de santé, promouvoir l’autonomisation des femmes, des jeunes et des personnes handicapées, des personnes âgées et des populations autochtones ; cependant la réduction de l’extrême pauvreté reste inégale entre régions, soit au niveau de la population d’un pays, soit entre différents groupes sociaux. »

 Des membres d’organisations de la société civile ont activement participé à la2 Commission. De nombreuses ONG ont présenté des déclarations écrites ou orales pour contribuer aux travaux de la Commission. Beaucoup aussi ont coparrainé des événements parallèles sur des questions pertinentes. Des membres de la société civile ont tenu leur Forum le 2 février, sous le thème : « socles de protection sociale : une stratégie prééminente pour éradiquer la pauvreté et réaliser le développement social pour tous. » Le Forum de la société civile offre aux membres des organisations de la société civile un espace d’orientation, de discussion et de collaboration sur les thèmes et délibérations de la Commission du développement social. Le groupe a soumis à la Commission une déclaration commune sur le thème de leur forum.

Dans son allocution de clôture, le président de la 56e session de la Commission, M. Nikulas Hannigan (Islande), a salué les efforts déployés par le Secrétariat, les vice-présidents, les principaux orateurs et divers autres participants pour contribuer à la conclusion heureuse de la commission de huit jours. Il a également affirmé ce qu’il a qualifié de « niveau de participation sans précédent de la société civile ».

Lire la suite : 56ème Commission Développement social ; http://bit.ly/2BRTK83

« ENSEIGNEMENT DES RÉALITÉS ET PERPÉTUATION DE LA MÉMOIRE DE L’HOLOCAUSTE : NOTRE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE ».

04L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 1er novembre 2005, la résolution A / RES / 60/7 désignant le 27 janvier comme Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. L’Assemblée générale a adopté la résolution ci-dessus par ”consensus, condamnant » sans réserve « toutes les manifestations d’intolérance religieuse, d’incitation, de harcèlement ou de violence contre des personnes ou des communautés fondées sur l’origine ethnique ou la croyance religieuse ». La Journée veut promouvoir « Enseignement des réalités et perpétuation de la mémoire de l’Holocauste : notre responsabilité partagée« .

 

Le thème souligne l’importance de l’éducation à propos de la tragédie de l’Holocauste afin d’encourager les générations futures à rejeter toutes les formes de racisme, de violence et d’extrémisme. « Pour construire un avenir, il faut connaître le passé. » Otto Frank

La haine, l’intolérance, la discrimination et la diabolisation d’un groupe entier simplement parce qu’ils sont différents de nous est la première étape pour encourager le génocide. Comme nous en avertit le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres: « Ce serait une erreur dangereuse de penser que l’Holocauste est simplement le résultat de la folie d’un groupe de nazis criminels. Au contraire, l’Holocauste fut l’aboutissement de millénaires de haine, de désignation de boucs émissaires et de discrimination ciblant les Juifs, ce que nous appelons maintenant antisémitisme.”

Pour en savoir plus

Journée internationale de souvenir de l’Holocauste :  http://bit.ly/1zOQPq6

Résolution A/RES/60/7: http://bit.ly/2mQkbBW (en anglais)

Inoubliable ; des survivants de l’Holocauste parlent ; https://www.youtube.com/watch?v=WVqmUtWBy8E (en anglais)

FEMMES DANS LES NEGOCIATIONS DE PAIX : UNE PAIX DURABLE NECESSITE LE LEADERSHIP ET LA REPRESENTATION DES FEMMES

02Par Juliana Maria Marques Boyd (ancienne stagiaire, SNDatUN) : 2017 marque le 17e anniversaire de la résolution 1325 (SCR 1325) du Conseil de sécurité de l’ONU. SCR 1325, non seulement reconnaît l’impact sévère de la guerre sur les femmes, mais aussi le rôle essentiel que jouent les femmes dans la prévention des conflits et dans les processus de construction de la paix. La résolution représente un bond en avant pour les femmes, la paix et la sécurité. Et c’est un rappel de l’importance de permettre à un grand groupe de femmes de participer pleinement, à tous les niveaux, aux négociations de conflits et aux traités de paix.

Le rôle crucial des femmes dans la paix et la sécurité durables était le thème central de03 l’événement complémentaire « Femmes médiatrices, des paroles aux actions », qui s’est tenu au quartier général de l’ONU le 21 septembre 2017. Ont assisté à cet événement plusieurs représentants de gouvernements, membres d’organisations de la société civile et réseaux de femmes médiatrices (de pays nordiques, africains et méditerranéens). Les orateurs ont mis en lumière l’importance de l’inclusion de femmes dans les positions de leadership de médiation. Dans ses remarques lors de l’événement, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale nouvellement nommé en Italie, Angelino Alfano, a noté que, « les femmes sont de puissants agents de paix et de sécurité, mais elles sont encore largement sous-représentées comme participantes officielles à l’ONU. Malgré l’appel de la résolution 1325 (2000) à la participation des femmes dans les processus de construction de la paix, c’est toujours un défi d’intégrer des femmes dans des positions de médiation de paix au niveau international. Dans les consultations de paix, les femmes sont nettement moins nombreuses que les hommes, ou absentes dans certains cas. D’après ONU-Femmes, entre 1992 et 2011, moins de dix pour cent des négociateurs aux tables de paix étaient des femmes.

C’est dommage, parce que le rôle essentiel des femmes en tant qu’avocates  peut paver le chemin pour une construction de paix réussie et pour une paix durable. Par conséquent, il est crucial que le Conseil de sécurité et les états membres de l’ONU fassent respecter la résolution 1325 dans son meilleur état afin que davantage de femmes puissent participer pleinement aux négociations de paix. Ceci corrigera aussi l’impression que beaucoup ont des femmes comme uniquement victimes de conflits. Loin de là, les femmes ne sont pas seulement des victimes, elles sont aussi des agents vitaux de paix et de réconciliation, des communautés locales à la sphère internationale.

Pour en savoir plus : Faits et chiffres : paix et sécurité :  http://bit.ly/ZWlt0u

 

DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME : « NOUS SOMMES TOUS EGAUX DANS LA DIGNITE ET LES DROITS »

01L’Organisation des Nations Unies (ONU) a été fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1945. Prévenir la tragédie d’une autre guerre mondiale, ”promouvoir le progrès social et de meilleures conditions de vie, favoriser les droits de l’homme et les libertés” tels étaient les buts essentiels de l’organisation. Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) en complément de la Charte des Nations Unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme, qui énonce les droits fondamentaux des personnes à promouvoir universellement, est née de l’expérience de la seconde guerre mondiale. Elle est considérée comme la feuille de route de l’ONU pour garantir les droits et libertés des individus partout dans le monde. La DUDH a été traduite dans plus de 500 langues, ce qui en fait le document le plus traduit de l’histoire.

Le 10 décembre 2018 marquera le 70e anniversaire de l’adoption de la DUDH. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a lancé, le 10 décembre 2017, une campagne d’une année pour marquer le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette campagne, intitulée  » STANDUP4HUMANRIGHTS » (debout pour les droits humains), a pour but de souligner l’importance de la DUDH dans la vie des gens du monde entier. Selon le HCDH, la campagne vise trois objectifs principaux : engager une vaste base d’observateurs à travers le monde, pour aider à promouvoir une compréhension de la façon dont la Déclaration universelle des droits de l’homme nous donne du pouvoir à tous, encourager une réflexion plus approfondie sur les moyens dont chacun d’entre nous dispose pour défendre chaque jour les droits humains.

Ce que tu peux faire :

CONNAISSEZ VOS DROITS HUMAINS FONDAMENTAUX : Vous instruire sur la DUDH. Encouragez d’autres à faire de même. Enseigner la DUDH dans les écoles cette année. Cliquez ici pour télécharger la brochure illustrée de la DUDH

Participer à la campagne « standup4humanrights » en prenant l’engagement suivant :

  • Je respecterai vos droits indépendamment de qui vous êtes. Je respecterai vos droits même si je ne suis pas d’accord avec vous.
  • Quand les droits humains de quelqu’un sont niés, les droits de chacun sont minés, alors je vais me lever pour protester
  • Je vais élever la voix. Je vais prendre des mesures. Je vais utiliser mes droits pour défendre vos droits.

Pour en savoir plus

Histoire de la Déclaration universelle des droits de l’homme; http://bit.ly/21duRWx

campagne #Standup4humanrights : http://bit.ly/2A5a81t (en anglais)

Livret illustré de la DUDH: http://www.un.org/fr/udhrbook/