DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME : « NOUS SOMMES TOUS EGAUX DANS LA DIGNITE ET LES DROITS »

01L’Organisation des Nations Unies (ONU) a été fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1945. Prévenir la tragédie d’une autre guerre mondiale, ”promouvoir le progrès social et de meilleures conditions de vie, favoriser les droits de l’homme et les libertés” tels étaient les buts essentiels de l’organisation. Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) en complément de la Charte des Nations Unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme, qui énonce les droits fondamentaux des personnes à promouvoir universellement, est née de l’expérience de la seconde guerre mondiale. Elle est considérée comme la feuille de route de l’ONU pour garantir les droits et libertés des individus partout dans le monde. La DUDH a été traduite dans plus de 500 langues, ce qui en fait le document le plus traduit de l’histoire.

Le 10 décembre 2018 marquera le 70e anniversaire de l’adoption de la DUDH. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a lancé, le 10 décembre 2017, une campagne d’une année pour marquer le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette campagne, intitulée  » STANDUP4HUMANRIGHTS » (debout pour les droits humains), a pour but de souligner l’importance de la DUDH dans la vie des gens du monde entier. Selon le HCDH, la campagne vise trois objectifs principaux : engager une vaste base d’observateurs à travers le monde, pour aider à promouvoir une compréhension de la façon dont la Déclaration universelle des droits de l’homme nous donne du pouvoir à tous, encourager une réflexion plus approfondie sur les moyens dont chacun d’entre nous dispose pour défendre chaque jour les droits humains.

Ce que tu peux faire :

CONNAISSEZ VOS DROITS HUMAINS FONDAMENTAUX : Vous instruire sur la DUDH. Encouragez d’autres à faire de même. Enseigner la DUDH dans les écoles cette année. Cliquez ici pour télécharger la brochure illustrée de la DUDH

Participer à la campagne « standup4humanrights » en prenant l’engagement suivant :

  • Je respecterai vos droits indépendamment de qui vous êtes. Je respecterai vos droits même si je ne suis pas d’accord avec vous.
  • Quand les droits humains de quelqu’un sont niés, les droits de chacun sont minés, alors je vais me lever pour protester
  • Je vais élever la voix. Je vais prendre des mesures. Je vais utiliser mes droits pour défendre vos droits.

Pour en savoir plus

Histoire de la Déclaration universelle des droits de l’homme; http://bit.ly/21duRWx

campagne #Standup4humanrights : http://bit.ly/2A5a81t (en anglais)

Livret illustré de la DUDH: http://www.un.org/fr/udhrbook/

CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR LE CLIMAT (COP 23) : APPEL A SE TENIR AU CHEMIN DE L’ACCORD DE PARIS SUR LE CLIMAT

4Deux ans après l’adoption de l’accord de Paris sur le climat, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP23) s’est tenue à Bonn, en Allemagne, du 6 au 17 novembre. Sur l’arrière-plan des horribles désastres naturels des derniers mois, il y eut un appel unifié des participants à la Conférence pour « se tenir au chemin de l’Accord de Paris sur le changement climatique ». Les effets du changement climatique sont indéniablement ressentis par des milliards de personnes à travers le monde, spécialement par celles qui vivent déjà dans les parties les plus appauvries et vulnérables du globe. Pour les personnes qui vivent dans les petits états insulaires, les impacts du changement climatique sont des réalités quotidiennes alors qu’ils voient leurs foyers submergés graduellement dans l’eau.

Dans ses remarques d’ouverture de la COP 23, M. Antonio Guterres, secrétaire général5 des Nations unies, a décrit le « changement climatique comme la menace déterminante de notre temps. » « Par conséquent, c’est notre devoir – l’un envers l’autre et envers les générations futures – de susciter l’ambition de le combattre ».

La conférence s’est terminée le vendredi 17 novembre, les participants exprimèrent un sens renouvelé d’urgence et le besoin d’une plus grande ambition pour s’attaquer au changement climatique.

Pour en savoir plus :

Conférence des Nations unies sur le changement climatique : http://bit.ly/2A46JzB

Esquisse du document final : http://bit.ly/2yY1RvC (en anglais)

 

COUP DE PROJECTEUR SUR DES QUESTIONS MONDIALES : PARTICIPEZ A DES REUNIONS DE L’ONU EN 2018

3Par l’intermédiaire du Bureau de l’ONG Sœurs de Notre-Dame de Namur, des personnes intéressées peuvent participer à des réunions importantes des Nations unies. L’accès à ces sessions des Nations unies est gratuit, mais les participants sont responsables de leur logement, nourriture et transport lorsqu’ils assistent à la réunion. Des fonds sont disponibles pour assister des Sœurs de Notre-Dame de Namur d’Amérique latine et d’Afrique. Si vous êtes intéressée à assister à une réunion importante à New York en 2018, contactez Sister Grace Amarachi Ezeonu dès que possible à SNDatUN@sndden.org. Vous pouvez aussi suivre les réunions des Nations unies par webcast à www.webtv.un.org. Voici quelques-unes des sessions principales des Nations unies qui auront lieu de janvier à avril 2018.

 

  • Du 29 janvier au 7 février 2018 : 56e Commission du développement social (New York) « Stratégies pour éliminer la pauvreté en vue d’atteindre le développement durable pour tous » est le thème prioritaire pour le cycle de politique 2018. http://bit.ly/2iJixzV
  • Du 12 au 23 mars 2018 : 62e Commission sur la condition de la femme (New York)  Thème : « Défis et opportunités pour atteindre l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et filles rurales ». http://bit.ly/2AEUBoN
  • 26-27 avril 2018 : Instance permanente sur les questions autochtones (New York). Thème : « Droits collectifs des peuples autochtones aux terres, territoires et ressources ». http://bit.ly/2yXQtEa

NE LAISSE PERSONNE EN ARRIERE. CESSE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMESET LES FILLES.

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L’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 48/104 adopta la Déclaration sur l’élimination de la violence envers les femmes le 20 décembre 1991.  Et en1998, elle désigna le 25 novembre comme journée internationale de la suppression de la violence envers les femmes.

La violence envers les femmes est une violation des droits humains.  Mais malheureusement, c’est la forme de discrimination la plus répandue.  La violence envers les femmes est une conséquence de la discrimination envers les femmes, dans la loi et aussi dans la pratique, et de persistance d’inégalités entre les hommes et les femmes. Les femmes à travers le monde continuent à faire face à la violence et à la discrimination des salles de classes aux bureaux, aux champs de bataille.   Quelques –unes des formes prédominantes de violence subies par les femmes et les filles sont : la violence du partenaire intime, la violence et le harcèlement sexuels, le trafic d’êtres humains, les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.

La violence envers les femmes et les filles est évitable, et c’est essentiel pour bâtir1 une société saine, paisible.  Cependant, comme cela fut noté dans le rapport du secrétaire général des Nations unies de 2017 au sujet des buts du développement durable, « atteindre l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles va demander des efforts plus vigoureux, comprenant des cadres légaux pour contrer les racines profondes de la discrimination basée sur les genres et qui résultent d’attitudes patriarcales  et de  normes sociales qui s’y rapportent.

Mettre fin à la violence basée sur le genre et à l’inégalité, nécessite   les efforts concertés des individus, des familles, des organisations de la société civile et des autorités civiles, communautaires et religieuses.  Après tout, « dénier les droits des femmes et des filles n’est pas seulement mal en soi, cela a aussi un grave impact social et économique qui nous retient tous.

ONU Femme : http://bit.ly/1xX3PGu

Explorez les faits : violence contre les femmes et les filles ; http://bit.ly/2irh0iJ

LES SŒURS DE NOTRE DAME DE NAMUR AU TRAVAIL : VERS L’AUTONOMISATION DES FEMMES DES ZONES RURALES EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

4Par Isabelle Izika et Marie-Joséphine Ibanda, SNDdeN : La contribution des femmes au développement socio-économique de leurs communautés, en particulier dans les pays en développement, est un fait bien établi. Comme l’a indiqué l’ancien Secrétaire général des Nations Unies Ban-ki-Moon, cette contribution est basée sur une éducation qui libère et responsabilise les femmes. Cependant, dans certaines parties du monde, par exemple en République démocratique du Congo (RDC), cette réalité reste uniquement un slogan pour les femmes vivant dans les zones rurales. Nous sommes reconnaissantes pour les efforts missionnaires des Sœurs de Notre Dame de Namur (SNDdeN) et d’autres congrégations religieuses qui ont consacré plus d’un siècle à l’éducation des femmes et des filles, les préparant à assumer leur rôle nécessaire dans la société en tant qu’agents de développement. Les premières femmes éduquées en RDC provenaient d’écoles gérées par des religieuses catholiques. Jusqu’à présent, dans la province rurale de Kwango, les meilleures écoles où les filles peuvent recevoir une éducation et une formation de qualité sont gérées par les congrégations religieuses, y compris les sœurs de Notre Dame de Namur.

Malheureusement, malgré leur niveau d’éducation ou de formation professionnelle, les 5femmes de cette région de la RDC sont encore sous-représentées dans le secteur public, sauf dans les professions de l’enseignement et de la santé qui sont souvent mal rémunérées. En conséquence, de nombreuses femmes qui ne se sentent pas attirées par la profession d’enseignante ou de soins de santé finissent dans le secteur informel (agriculture de subsistance souvent). Le revenu que ces femmes génèrent est à peine suffisant pour les énormes responsabilités financières qu’elles assument dans leurs familles. Selon un récent sondage réalisé par les SNDdeN auprès des élèves de plusieurs écoles qu’elles administrent en RDC, près de 90% des élèves, en particulier des filles, sont financièrement soutenus par leur mère. Cette réalité est à peine reconnue et appréciée.

6Les SNDdeN, au sein des paroisses de Pelende et de Kitenda, ont lancé une initiative connue sous le nom de « Groupe de solidarité, d’épargne et de crédit (GSEC) ». Cette initiative fournit une aide financière et un soutien mutuel aux femmes qui sont membres. Les femmes s’organisent en groupes de 25 personnes maximum. Chaque groupe élit un comité directeur composé d’une présidente, d’une secrétaire, d’une trésorière et de trois gestionnaires. Elles ont des réunions régulières selon les règles internes définies par le groupe. Lors de ces rencontres, chaque personne apporte ses économies dans la caisse de solidarité en fonction de la somme fixée par le groupe. Après plusieurs rencontres, chaque femme à un moment donné demande un crédit pour commencer une activité génératrice de revenus. Ce crédit sera donné avec un taux d’intérêt et une date de remboursement fixés par le groupe. La caisse de solidarité permet aux femmes d’intervenir dans des cas extrêmes de maladie ou de décès dans la famille. Elle fournit également des moyens pour payer rapidement les frais de scolarité de leurs enfants. En plus des activités financières, les femmes membres de la GSEC s’informent personnellement et mutuellement sur d’autres sujets tels que l’hygiène, la santé reproductive, les bonnes manières, la sécurité alimentaire et bien d’autres.

 

L’APPEL POUR METTRE FIN À LA PAUVRETÉ : UN CHEMIN VERS DES SOCIÉTÉS PACIFIQUES ET INCLUSIVES

2L’extrême pauvreté est une violation des droits de l’homme. Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU), dans sa résolution 47/196, a déclaré le 17 octobre Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Le thème de la célébration de 2017 est «Répondre à l’appel du 17 octobre pour mettre fin à la pauvreté: un chemin vers une société pacifique et inclusive». L’observance du 17 octobre s’inspire de l’appel à l’action du père Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement international ATD. Quart monde, une organisation non gouvernementale qui vise à éradiquer l’extrême pauvreté à travers une approche fondée sur les droits de l’homme. Depuis l’adoption de cette résolution, des progrès ont été accomplis vers l’éradication de la pauvreté dans le monde. Pourtant, un travail important en direction de cet objectif demeure.

Il y a suffisamment de ressources dans le monde pour une allocation équitable à chaque 1individu, mais des millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté. Cet événement est dû au fait que seule une poignée de la population mondiale contrôle l’essentiel des ressources mondiales, laissant la majorité de la population mondiale dans la pauvreté. Un rapport récent d’Oxfam International illustre clairement cette triste situation. Selon ce rapport publié par Oxfam  en janvier 2017, intitulé Une économie pour les 99%, huit hommes possèdent la même richesse que les 3,8 milliards de personnes qui constituent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Ce n’est tout simplement pas acceptable ! Comme l’a déclaré l’ancien président des États-Unis, Barack Obama, à l’Assemblée générale des Nations Unies en 2016, « un monde où 1% de l’humanité contrôle autant de richesse que les 99% inférieurs ne sera jamais stable ».

En 2015, les dirigeants du monde, sous les auspices des Nations Unies, se sont engagés à éradiquer l’extrême pauvreté d’ici 2030 en adoptant les objectifs de développement durable, l’objectif premier étant l’éradication de la pauvreté.

Lire la suite :

Message de l’UNSG sur la pauvreté https://youtu.be/GQ_ehELVScY

Une économie pour les 99% : http://bit.ly/2lEsAer

La pauvreté est politique : ces 3 choses nous aideront à l’éliminer : http://bit.ly/2yzT31B

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNE FILLE : RESPONSABILISER LA JEUNE FILLE PAR L’ÉDUCATION

1Dans une résolution adoptée en décembre 2011, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 11 octobre de chaque année la Journée internationale des jeunes filles. Le but de cette journée est d’accroître la sensibilisation et de répondre aux besoins et aux défis auxquels font face les filles du monde entier. C’est aussi un jour de plaidoyer spécifique pour l’autonomisation des filles et la promotion de leurs droits humains. Parmi les défis auxquels les filles sont confrontées dans le monde figurent le manque d’accès à une éducation de qualité, la discrimination fondée sur le sexe, le mariage forcé, le manque de soins de santé de qualité et bien d’autres.

Il est important que les enseignants et ceux qui travaillent avec les enfants, en particulier les filles, se familiarisent avec certains des instruments pertinents des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme afin de protéger les droits de ces enfants. La Convention relative aux droits de l’enfant, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention relative aux droits des personnes handicapées figurent parmi les mécanismes de référence pertinents en matière de droits de l’enfant.

Lire la suite :

Convention relative aux droits de l’enfant ; http://bit.ly/1l7WdON

Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes;   http://bit.ly/1ij0FKG

Convention relative aux droits des personnes handicapées ; http://bit.ly/2l5QTSi