18ème FORUM PERMANENT DES NATIONS UNIES SUR LES QUESTIONS AUTOCHTONES : LES SAVOIRS TRADITIONNELS : DEVELOPPEMENT, TRANSMISSION, PROTECTION.

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peuples Indigénes. UN Photo/Rick

Des centaines de peuples autochtones du monde entier se sont réunis au siège des Nations Unies, à New York, pour le Dix-huitième forum permanent sur les questions autochtones (UNPFII) qui s’est tenu du 25 avril au 2 mai. Le thème de la session 2019 UNPFII est « connaissance traditionnelle : développement, transmission, protection. » L’ONU décrit les peuples autochtones comme les héritiers et les praticiens de cultures uniques et moyens de mettre en relation les personnes et l’environnement.           Les peuples autochtones ont conservé des caractéristiques sociales, culturelles, économiques et politiques qui sont distinctes de celles des sociétés dominantes dans lesquelles ils vivent. Le forum permanent a été créé en l’an 2000, par une résolution des Nations Unies ayant pour mandat d’examiner des questions autochtones liées au développement économique et social, à la culture, à l’environnement, à l’ éducation, à la santé et aux droits humains.

Selon un rapport du département des affaires économiques et sociales de l’ONU, les 370 2millions estimés d’autochtones qui habitent dans environ 90 pays sont parmi les peuples les plus marginalisés dans le monde. Le rapport note que les peuples autochtones sont souvent isolés politiquement et socialement au sein des pays où ils résident à cause de l’emplacement géographique de leurs communautés, de leurs histoires, cultures, langues et traditions distinctes.

En 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) a adopté la résolution sur la Déclaration des Nations Unies relative aux droits des peuples autochtones pour sauvegarder les droits humains des peuples autochtones. La déclaration fournit un cadre complet de normes minimales de bien-être économique, social et culturel et des droits des peuples autochtones du monde. Encore une fois en 2016, l’Assemblée générale a adopté une résolution stipulant que 2019 est l’année des langues autochtones.

Lisez encore

UNPFII : https://bit.ly/2V2B6Rp

Journée internationale des langues autochtones : https://bit.ly/2PzyCbH

Rapport sur les droits des peuples indigènes : https://bit.ly/2ZK8UG7

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MLLE SALMA SAHNOUN : REPRÉSENTANTE DES SŒURS DE NOTRE DAME DE NAMUR A LA SIMULATION NATIONAL DES NATIONS UNIES DE HARVARD

4Par Salma Sahnoun, étudiante en Science Politique à Université du Missouri Central, USA : Je m’appelle Salma Sahnoun et je suis de Tunisie, Afrique du Nord. Je suis à ma dernière année d’études à l’Université du Missouri Central à Warrensburg, Missouri, avec une spécialisation en sciences politiques. Je suis passionnée par les droits de l’Homme et le développement humanitaire. Je suis convaincu que l’inégalité des chances et l’inégalité d’accès aux ressources ne doivent pas détruire nos rêves. C’est pourquoi je veux consacrer ma vie aux personnes dans le besoin – en particulier les femmes et les enfants – afin d’améliorer leurs conditions de vie.

Les Sœurs de Notre-Dame de Namur sont une Organisation Non Gouvernementale accréditée auprès des Nations Unies que j’ai eu le plaisir de représenter lors de la simulation nationale des Nations Unis à Harvard (HNMUN), Boston, Massachussetts du 14 au 17 février 2019. HNMUN est la simulation des Nations Unies la plus ancienne, la plus grande et la plus prestigieuse des États-Unis qui réunit plus de 3 000 étudiants et conseillers pédagogiques de d’universités du monde entier. Des délégations de 61 pays étaient présentes à la conférence de cette année, ce qui a donné aux étudiants l’occasion unique de relever les défis de la négociation internationale. Pour être à la hauteur de la responsabilité et afin d’être une bonne représentante des Sœurs de Notre-Dame, j’ai extensivement recherché sur le travail, les perspectives et la vision de votre organisation. Avec l’aide de Sœur Amarachi Grace Ezeonu, j’ai recueilli des informations précieuses sur les divers problématiques auxquels sont confrontées les jeunes femmes du monde entier ce qui m’a permis de jouer un rôle essentiel lors la conférence en apportant des éléments clés qui ont servi de base aux délégations lors de l’élaboration de leurs résolutions.

En tant que représentante des Sœurs de Notre-Dame, j’ai travaillé avec les déléguées 5.jpgsiégeant à la Commission Sur le Statuts de la femme pour combattre le fléau que représente le trafic des femmes. A la suite de mes nombreuses interventions, j’ai été approché par de nombreuses délégations pour donner mon expertise en la matière et expliquer comment l’éducation est une solution au trafic des femmes et des enfants.

Représenter les Sœurs de Notre Dame de Namur a été un véritable honneur. Le travail et les nobles causes auxquelles votre organisation s’intéresse correspondent parfaitement à mes valeurs et à mes objectifs dans la vie. Investir dans l’éducation et rendre l’éducation accessible aux jeunes filles du monde entier, est la meilleure façon d’inspirer le changement et de faire du monde un endroit meilleur !

Merci de m’avoir inspirée et de m’avoir montré tout ce dont les femmes sont capables.

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME : PENSER ÉGALITÉ, CONSTRUIRE INTELLIGEMMENT, INNOVER POUR CHANGER

2De plus en plus de femmes dans le monde réclament que l’agence s’exprime et agisse en faveur de leurs préoccupations. Le Secrétaire général de l’ONU s’est fixé un objectif ambitieux, parvenir à la parité des sexes dans l’attribution des rôles de direction à tous les niveaux de l’organisation. En effet, insister sur l’égalité des sexes et le respect des droits humains des femmes et des filles est aujourd’hui une priorité. Lorsque la moitié de la population d’une société est marginalisée, cette société ne peut s’épanouir ni aboutir. Depuis des siècles, l’inégalité est le fardeau qui pèse sur les femmes et des filles dans de nombreuses communautés à travers le monde, tant dans les sphères publiques que privées. Par exemple, dans de nombreux pays, les femmes perçoivent encore un salaire inférieur à celui de leur homologue masculin pour les qualifications et le même poste. De plus, des millions de filles se voient refuser le droit à l’éducation et sont contraintes de se marier à un âge très précoce. Dans de nombreuses sociétés, l’idée que les femmes sont inférieures aux hommes est souvent enracinée dans les croyances culturelles et religieuses de la population. Cette connotation culturelle et religieuse rend le concept d’égalité quelque peu difficile à atteindre. Néanmoins, de nombreuses femmes relèvent le défi.

La Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars a été l’occasion de réfléchir aux progrès accomplis, d’appeler au changement et de célébrer les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de leur pays et de leur communauté. « Le thème de la Journée internationale de la femme 2019 est « Penser égalité, construire intelligemment, innover pour changer. » Dans son message à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Antonio Guterres, a appelé à redoubler d’efforts pour protéger et promouvoir les droits, la dignité et le leadership des femmes. Avoir plus de femmes à des postes de direction à différents niveaux de la société est essentiel pour parvenir à l’égalité des sexes et garantir les droits fondamentaux des femmes et des filles.

Faits et chiffres

  • Dans le monde, 750 millions de femmes et de filles se sont mariées avant l’âge de 183 ans, et au moins 200 millions de femmes et de filles dans 30 pays ont subi des MGF.
  • Le taux de filles âgées de 15 à 19 ans qui subissent des MGF (mutilations génitales féminines) dans les 30 pays où cette pratique existe encore a régressé de 1 fille sur 2 en 2000 à 1 fille sur 3 en 2017.
  • Dans 18 pays, les maris peuvent légalement empêcher leur femme de travailler ; dans 39 pays, les filles n’ont pas les mêmes droits en matière d’héritage ; et 49 pays manquent de lois protégeant les femmes contre la violence domestique.
  • Une femme et une fille sur cinq, dont 19 % sont âgées de 15 à 49 ans, ont été victimes de violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime au cours des 12 derniers mois. De plus, 49 pays n’ont pas de lois qui protègent spécifiquement les femmes contre de tels abus.
  • Si les femmes ont largement contribué à la vie politique dans le monde entier, leur représentation dans les parlements nationaux (23,7 %) est encore loin d’atteindre la parité.
  • Dans 46 pays, les femmes occupent aujourd’hui plus de 30 % des sièges du parlement national.
  • Seulement 52 % des femmes mariées ou vivant en union prennent librement leurs propres décisions en matière de relations sexuelles, d’utilisation de contraceptifs et de soins de santé.
  • Dans le monde, les femmes ne représentent que 13% des propriétaires de terreins agricoles.
  • En Afrique du Nord, les femmes occupent moins d’un emploi rémunéré sur cinq dans le secteur non agricole. La proportion de femmes occupant un emploi rémunéré en dehors du secteur agricole est passée de 35% en 1990 à 41% en 2015.
  • Plus de 100 pays ont pris des mesures pour suivre les allocations budgétaires en faveur de l’égalité des sexes.
  • En Asie du Sud, le risque qu’une fille se marie dans son enfance a chuté de plus de 40 % depuis 2000. (Extrait du site Web de l’ONU)

Lire la suite:

ODD 5 : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles : https://bit.ly/2KBoaMR

 

 

 

 

 

CSW63 : LES SYSTÈMES DE PROTECTION SOCIALE, L’ACCÈS AUX SERVICES PUBLICS ET AUX INFRASTRUCTURES DURABLES POUR L’ÉGALITÉ DES SEXES ET L’AUTONOMISATION DES FEMMES ET DES FILLES

1Après deux semaines de dialogue intense, la 63e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW63) s’est conclue le 22 mars à New York par un engagement ferme des États membres des Nations Unies à sauvegarder et à améliorer l’accès des femmes et des filles aux systèmes de protection sociale, aux services publics et aux infrastructures durables, afin que leur conception et leur prestation soient modifiées pour prévenir la discrimination et créer un environnement plus égalitaire.

Cliquez ICI pour télécharger la Conclusion concertée de la CSW63

DOROTHY MAE STANG : « LA MORT DE LA FORÊT EST LA FIN DE NOTRE VIE »

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Soeur Dorothy Stang

Le 12 février 2019, il y a eu 14 ans depuis le meurtre épouvantable de Sœur Dorothy Stang, une Sœur de Notre-Dame de Namur. Sœur Dorothy a été assassinée à Anapu, dans l’état de Para (Brésil), elle avait pris le parti des paysans pauvres dont les terres étaient accaparées par les grands éleveurs et des sociétés, et elle défendait leurs droits. Depuis la mort de Sœur Dorothy, plusieurs autres militants environnementaux et des droits de l’homme ont également rencontré le même sort pour avoir dénoncé l’exploitation des droits humains des peuples autochtones et de l’environnement.

6Le monde a constaté à nouveau avec horreur que des centaines de personnes et des biens valant des millions de dollars ont été emportés dans le récent effondrement du barrage à Brumadinho, état du Minas Gerais, Brésil. C’était déchirant de regarder, sachant qu’une telle catastrophe aurait pu être évitée. La catastrophe de Brumadinho survient à peine quatre ans après l’effondrement du barrage de la mine de Sarmarco, Mariana qui a fait 19 morts. Les dommages qui ont été faits à la population de Mariana et Brumadinho et à l’environnement à la suite de l’effondrement des deux barrages prendront des décennies pour guérir.

En Amazonie, en République démocratique du Congo, dans la région du Delta du Niger au Nigeria et dans de nombreuses autres parties du monde, des sociétés nationales et transnationales qui s’engagent dans l’industrie d’extraction et l’exploitation de mégaprojets agricoles continuent à disposer des communautés et des individus autochtones ainsi que de leurs terres ancestrales. Malheureusement, ils le font parfois de connivence ou avec la complicité de fonctionnaires corrompus. L’Etat est chargé de la responsabilité de protéger et de sauvegarder le bien-être de ses citoyens, mais lorsqu’il ne parvient pas à le faire, il doit être tenu responsable. Le combat pour protéger l’environnement est un combat pour l’existence humaine. Comme sœur Dorothy le dit pertinemment, « La mort de la forêt est la fin de notre vie. »

 

 

JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES ET DES FILLES EN SCIENCE : « INVESTISSEMENT EN FAVEUR DES FEMMES ET DES FILLES POUR UNE CROISSANCE VERTE PARTAGÉE »

3Malgré les efforts récents par les gouvernements et différents acteurs qui ont investi dans l’éducation des filles, des études montrent qu’il existe toujours une lacune importante dans le nombre de filles dans les écoles par rapport à celui des garçons, spécialement dans de nombreux pays en développement. L’écart est encore plus grand lorsqu’il s’agit de filles dans le domaine de la science et de la technologie. Selon les Nations

Unies, l’égalité des sexes en science est importante afin d’atteindre les objectifs de4 développement durable. Pourtant, des données récentes de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (l’UNESCO), indiquent que seulement environ 30 % des chercheurs du monde sont des femmes. Pour atteindre un accès complet et égal et la participation des femmes et des filles à la science et atteindre l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans ce domaine, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution déclarant le 11 février la journée internationale pour « La science pour les femmes et les filles ».

 

Dans un communiqué commun publié lors de la journée internationale des femmes et des filles en Science, la directrice de Femmes à l’ONU, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka et la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, ces deux femmes soulignent l’importance d’encourager une nouvelle génération scientifique de femmes et de filles pour relever des défis majeurs de notre temps. Elles ont indiqué que seulement 22 % des professionnels de l’intelligence artificielle sont des femmes, selon le Rapport mondial 2018 sur l’écart entre les sexes du Forum économique mondial.

Parlant de la réalisation de la parité entre les sexes dans l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le directeur général de l’organisation, M. Yukiya Amano, a fait remarquer que «les femmes ont été à l’avant-garde de la science nucléaire depuis le début. Cependant, les femmes restent sous-représentées dans le secteur nucléaire dans son ensemble. » M. Amano a exprimé le souhait de voir plus de femmes travaillant pour l’AIEA.

Lire la suite :                                                                                         

Journée internationale des femmes et des filles en Science :https://bit.ly/2T3sD3KDes

Femmes scientifiques parlent de leur expérience :https://bit.ly/2E9T3b4

Femmes à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) : https://bit.ly/2EmAFKK

JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ÉDUCATION : L’ÉDUCATION EST UN DROIT HUMAIN, UN BIEN PUBLIC ET UNE RESPONSABILITÉ PUBLIQUE

1L’ancien président de l’Afrique du Sud, Mr. Nelson Mandela, décrivait l’éducation comme l’arme la plus puissante pour changer le monde. L’éducation est aussi un droit humain inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document fondamental des Nations Unies (ONU). Il n’est donc pas surprenant que l’Assemblée Générale des Nations Unies ait adopté par consensus, le 3 décembre 2018, une résolution proclamant le 24 janvier comme Journée internationale de l’éducation. Le but est de mettre en évidence le rôle important de l’éducation dans le maintien de la paix et en faveur du développement. La toute première journée internationale pour l’éducation a été célébrée le 24 janvier 2019. L’éducation est au cœur du développement durable, et c’est le numéro quatre des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies .

Dans son message à l’occasion de la journée internationale de l’éducation, le Secrétaire2 général de l’ONU, M. Antonio Guterres, a affirmé que nous devons ‘agir beaucoup plus pour faire avancer le développement durable dans son objectif 4, afin d’assurer une éducation de qualité inclusive et équitable et de promouvoir les possibilités de formation continue pour tous’. Aussi, dans son message à l’occasion de la journée, la directrice générale de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Mme Audrey Azoulay, décrit l’événement « comme l’occasion de réaffirmer les principes fondamentaux : Tout d’abord, l’éducation est un droit fondamental, un bien public et une responsabilité publique. Deuxièmement, l’éducation est la force la plus puissante dans nos mains pour nous assurer des améliorations significatives en matière de santé, pour stimuler la croissance économique, pour débloquer le potentiel et l’innovation qui permettent de construire des sociétés plus résilientes et durables. Enfin, il est urgent de susciter une action collective pour l’éducation à l’échelle mondiale. »

Lire la suite :

Journée internationale pour l’éducation : https://bit.ly/2Wg5nxe

Objectif de développement durable numéro 4 et les dix objectifs : https://bit.ly/2GqHSwU