TRANSITION : UN NOUVEAU DÉPART

Ezeonu 2016 finalJe remercie Jean Stoner, SNDdeN, pour le travail formidable qu’elle a accompli à l’Organisation des Nations Unies (ONU), et pour l’aide qu’elle m’a apportée. Je commence mon nouveau travail avec un grand enthousiasme et je me dirige vers l’avenir avec espoir, foi et courage. Bien que je sois consciente de mes insuffisances et éprouve une certaine peur de l’inconnu, j’envisage le futur avec confiance en sachant que j’ai une multitude de bonnes personnes derrière moi.

Les efforts visant à apporter des changements systémiques au niveau mondial se comparent souvent à remonter un énorme rocher sur la pente d’une colline escarpée pendant un jour de pluie. Par conséquent, je tiens compte de ce sage conseil de saint François d’Assise : « Commencez par faire ce qui est nécessaire, puis faites ce qui est possible et tout à coup, vous ferez l’impossible. » Je vous remercie tous et toutes d’avance pour votre soutien futur. Je me réjouis de toutes les suggestions que vous pourriez avoir sur la façon dont les SNDdeN au Bureau des Nations Unies peuvent rendre un meilleur service. Rappelez-vous, nous sommes tous engagés ensemble !

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EXPERIENCE AUX NATIONS UNIES : LE TRAVAIL DES ENFANTS MINEURS

Par Paola Nzuzi, SNDdeN

Paola Nzuzi 2L’Organisation des Nations unies (ONU) est une organisation internationale regroupant, à quelques exceptions près, tous les États de la planète. Distincte des États qui la composent, l’organisation a pour finalité la paix internationale.

Mon expérience au sein de l’ONU m’a permis d’avoir une vision plus large sur son organisation et ses objectifs. L’ampleur du travail qu’effectuent l’ONU et ses membres est impressionnante. Il s’efforce d’être un lieu où se construit un avenir meilleur pour tous les êtres humains.

UN sessionGrace à certaines conférences organisées en son sein, j’ai pu comprendre le rôle prépondérant que les nations unies jouent au sein des affaires internationales. Ainsi, je me permets de vous partager une thème qui a les plus retenu mon attention : le travail des enfants mineurs.

La problématique du travail des enfants est plus complexe qu’il n’y paraît. Partout dans le monde, des enfants continuent de travailler, compromettant ainsi leur éducation, leur santé, leur développement, voire leur vie. Ils sont des millions à travailler dans des conditions dangereuses qui menacent leur santé, leur sécurité et leur bien-être. Ils peinent dans les champs de coton et autres, ils sont exposés aux produits agrochimiques, à de posture compromettant leur physique et font de la récupération dans les décharges. Ils sont encore des milliers à travailler en situation de servitude, à être maltraité dans le cadre du commerce sexuel.

Les effets négatifs du travail des enfants sont multiples, la difficulté des tâches et les conditions pénibles de travail engendrent de nombreux problèmes tels que le vieillissement précoce, la malnutrition, la dépression, la dépendance aux drogues, etc.

Selon la statistique de l’UNICEF, le nombre d’enfants de moins de 15 ans qui travaillent a diminué de 1/3 ces dernières années dans le monde, mais ces progrès réalisés dans l’élimination du travail des enfants sont encore modestes, le mouvement doit indéniablement se poursuivre avec un engagement plus fort de la part des entreprises et des États.

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Merina sweeps and looks through the garbage. Merina Akter is a thirteen-year-old teenager, who works at the waste disposal at Ananda Bazar, Patenga. She has two younger brothers who she likes to play with. Her father works as a day labor. She has a loving mother who works at a plastic factory. Her parents earn around four thousand five hundred taka per month. She met with a horrible accident during her childhood, which made her lose one of her eyes. However, that does not stop this brave girl to be up and running as early as the dawn breaks at 6 a.m.! She heads to the wastage disposal and collects things until 10 a.m., which can be re-used, or sold.  She collects and stores them throughout the entire week. She earns around two hundred to three hundred taka by selling her stockpile, at the end of the week. She supports her family with this money and sometimes eats a chocolate or two. The HTR project, funded by UNICEF, allows her to receive an education at the Shurovi Jamuna 9 centre, from 11 a.m. to 1:30 p.m.. She enjoys her time at the school with her teachers and friends. She wishes to work at a garments factory one day?. Ananda Bazar, Patenga, Chittagong 19 Oct. 09

Aujourd’hui, environ 168 million d’enfants sont encore économiquement exploités dont 78 millions dans la région de l’Asie et du Pacifique, 13 millions en Amérique Latine et dans les Caraïbes, 59 millions en Afrique sub-saharienne et 9,2 millions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

  • C’est dans la région Asie-Pacifique que l’on compte le plus grand nombre absolu d’enfants économiquement actifs soit 9,3% de la population des enfants de 6 à 16 ans.

En se basant sur les données recueillis dans certains pays, l’Unicef estime que le nombre moyen d’enfants qui travaillent est plus élevé dans les secteurs agricoles que d’autres.

Secteurs

Ce genre de pratique s’oppose à l’éducation de l’enfant. L’assurance que tous les enfants aillent à l’école et que leur éducation soit de bonne qualité sont les clés de la prévention du travail des enfants.

Sur ce, le travail que fait l’ONG des Sœurs de Notre Dame à l’ONU par l’entremise de la sœur Jean Stoner est de collaborer avec la communauté des ONG dans les centres de L’ONU pour promouvoir le renforcement des droits humains, la dignité humaine, le développement humain et la justice sociale, avec un intérêt particulier pour les personnes qui vivent en pauvreté , spécialement les femmes et les enfants. De Contribuer à l’élimination du travail des enfants, au respect de leurs droits et à l’amélioration des conditions de vie des enfants travailleurs âgés de 6 à 16 ans.

Ensemble avec la communauté des ONG influençaient sur les décisions au niveau de Nations unies sur les priorités à fixer pour améliorer les conditions de vie dans le monde.

Ces ONG viennent aux Nations Unies non pas pour changer d’orientations, mais pour mieux arriver aux buts fixés.

Ainsi, les Nations Unies ont aussi découvert que les ONG représentaient des partenaires très précieux et font appel à elles dans toutes sortes de domaines pour obtenir leurs compétences et leurs opinions.

En tant que Sœurs de Notre Dame de Namur, de par notre Charisme, nous sommes appelées à promouvoir la dignité humaine à travers l’éducation intégrale des enfants, des jeunes filles et des femmes ; en donnant à chacun les moyens d’une insertion professionnelle effective et d’une reconnaissance sociale. Car l’éducation est l’élément primordial qui permet de développer les aptitudes physiques et intellectuelles qui autorise ensuite le futur adulte à offrir à l’humanité l’ensemble de son potentiel.

Notre contribution à une éducation intégrale offrira aux jeunes filles et femmes un avenir meilleur, et permettra de réduire les inégalités sociales, la pauvreté et tous les fléaux qui vont avec, notamment le Trafic des enfants et des femmes, car dit-on : « éduquer une femme c’est éduquer toute une nation ».

FAIRE L’EXPÉRIENCE DES NATIONS UNIES : L’UNITÉ EST LA CLÉ DU CHANGEMENT RÉUSSI

Alla 1 cropPar Alla Baranovskaya, stagiaire au bureau de SND à l’ONU

Faire partie des Nations unies est une expérience fascinante. La sensation réelle est beaucoup plus intéressante que la théorie que j’ai étudiée à ce propos à l’Université de l’Etat de Californie. Vous tenir dans le bâtiment de l’ONU vous procure un frisson et une excitation que vous ne pourriez jamais ressentir sans l’opportunité d’être réellement présente au quartier général de l’ONU. Ici j’ai observé tant de sortes différentes de gens. Chaque fois que je fais un pas dans le territoire de l’ONU, c’est comme si j’entrais dans une petite version du monde dans son ensemble. Je me rends compte que tous les gens ici sont venus de différentes parties du monde, parlent de multiples langues, ont leur propre situation de vie, leur propre statut et leur propre projet, et que tous sont ici « unis » par une pensée : « En tant qu’êtres humains nous devons tous nous unir les uns aux autres afin d’arriver à une paix dans ce monde merveilleux ».

view of UN cropJ’ai appris que beaucoup d’approches différentes des Nations unies sont prises en considération : économiques, politiques, orientées vers la communication, et sociales. Cependant, je voudrais souligner que le facteur humain est un des facteurs les plus importants. Les gens doivent s’écouter mutuellement, se mettre dans la peau les uns des autres afin de comprendre une solution possible aux problèmes qui se présentent maintenant. Les gens qui sont aux Nations unies y sont pour une cause : résoudre différents conflits en cours, réduire la pauvreté, partager leurs histoires aussi bien que leurs connaissances avec tout un chacun. Ils sont ceux qui opèrent le changement réel. L’assistance à tant de réunions et d’événements au quartier général des Nations unies durant les Commissions pour le développement social (CSocD) et la condition des femmes (CSW) m’a donné une idée claire de la raison pour laquelle l’unité de toutes les personnes est la « clé » du succès dans ce monde, et de la manière dont on y arrive. En nous unissant, nous les gens, nous sommes capables de changer le monde, de pourvoir l’un pour l’autre et de répondre aux besoins d’autres pays pour des choses dont ils manquent.   www.un.org/fr

VISITER LES NATIONS UNIES : APPRENDRE L’INTERNATIONALITÉ À DE NOMBREUX NIVEAUX

Group discussion

Discussion de groupe

Début juillet, vingt-et-une Sœurs de Notre-Dame de Namur d’Afrique et d’Amérique latine ont participé à une orientation de 3 jours aux Nations unies. Avec le personnel auxiliaire, elles ont écouté des ONG bien informées et sources d’inspiration parler des objectifs de développement durable, des mines, du financement du développement et des droits des filles ; elles ont appris des choses sur la structure de l’ONU et notre bureau des SND à l’ONU ; et elles ont célébré la construction de réseaux et le plaidoyer aux niveaux local, national et international.

Participantes souriantes

Participantes souriantes

Du temps pour la conversation était inséré dans le plan de l’atelier où les sœurs ont partagé des récits et des idées venant de leurs divers pays et ministères. En plus des exposés des ONG et des discussions de groupe, les participantes ont passé une journée à visiter l’ONU et à observer des réunions de gouvernements. Les sœurs se sont connectées à travers cultures et langues, elles ont fait l’expérience de la saveur internationale de l’ONU, et elles ont identifié des manières de s’unir en réseau autour de questions globales et d’engager d’autres personnes quand elles retourneront chez elles.

2013 EN RÉVISION POUR SNDàl’ONU

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 1  900 fois en 2013. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 32 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

RESSOURCE UTILE : ACTION PAR DES PAROLES

Action through WordsAction through Words (action par des paroles) est un cours en ligne qui aide les utilisateurs à approfondir leur connaissance de l’histoire et du travail des Nations unies, tout en élargissant leur connaissance de la langue anglaise et leurs talents de communication. Ce programme est destiné à tout qui désire explorer le travail des Nations unies, spécialement ceux qui travaillent là où l’accès à une étude formelle de langues est limité.   www.unepd.info/index.html

RESPONSABILITÉ DE PROTÉGER : NATIONS UNIES ET PAYS EN CRISE

Illustration par Daryl Cagle, MSNBC.com

Illustration par Daryl Cagle, MSNBC.com

Au sujet de la situation désespérée actuelle en Syrie, une question souvent entendue est : « Pourquoi les Nations unies ne font-elles rien au sujet de cette crise ? » ; la plupart des gens pensent à des frappes militaires autorisées par l’ONU. Même si la charte des Nations unies reconnaît comme prééminente la souveraineté de chaque nation, les états membres peuvent entreprendre des actions fortes pour intervenir afin de protéger les vies de citoyens qui sont attaqués par leurs propres gouvernements.

Les diplomates considèrent les dimensions légales et morales de la protection des civils, même lorsque cela veut dire interférer dans les affaires internes d’autres pays. Cependant, une telle action significative contre un état membre n’est entreprise qu’en dernier ressort et seulement après que des tentatives répétées par des moyens appropriés diplomatiques, humanitaires et pacifiques ont échoué. Cette compréhension découle de l‘adoption par l’ONU, en 2005, de la résolution sur la responsabilité de protéger pour aider la communauté internationale à empêcher le génocide.

Trois piliers constituent cette résolution :

  • Le premier pilier insiste sur le fait que les états membres ont la responsabilité primordiale de protéger leurs populations de génocide, de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de crimes contre l’humanité.
  • Le deuxième pilier traite de l’engagement de la communauté internationale à fournir assistance aux états membres en renforçant leur capacité de protéger leurs populations de génocide, de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de crimes contre l’humanité, et d’assister ceux qui sont sous tension avant que n’éclatent crises et conflits.
  • Le troisième pilier se centre sur la responsabilité de la communauté internationale de passer à une action décisive au bon moment pour prévenir et arrêter génocide, crimes de guerre, nettoyage ethnique et crimes contre l’humanité quand un état membre échoue manifestement à protéger sa population.

Pour lire une prise de position sur la prévention et la protection, allez à : http://tmblr.co/ZO51uurFCKLa (l’auteur insiste sur l’importance de la prévention)