PACTE MONDIAL POUR LA MIGRATION SÛRE, ORDONNÉE ET RÉGULIÈRE : MISE À JOUR SUR L’ADOPTION

5J’ai été très reconnaissante d’avoir pu aller au Maroc lors de l’adoption du Pacte mondial des Nations Unies pour une migration sûre, ordonnée et régulière (PMM) en décembre 2018. Je me suis sentie privilégiée de découvrir la chaleur et l’hospitalité de ses habitants et d’avoir un petit goût de la cuisine marocaine !

Le PMM a été adopté par l’Assemblée générale de l’ONU (AG) le 10 décembre 2018. Malheureusement, tous les 193 Etats membres de l’ONU n’étaient pas présents au Maroc pour l’adoption du PMM. Toutefois, plusieurs délégués qui étaient au Maroc ont exprimé l’optimisme au sujet du pacte de migrations des Nations Unies que beaucoup considèrent comme une étape importante dans la gouvernance mondiale des migrations, ceci malgré les expulsions faites par des nationalistes d’extrême-droite dans certains pays.

Revenue au siège de l’ONU à New York, le 19 décembre, l’Assemblée générale des Nations 3unies a formellement voté l’approbation du Projet de résolution A/73/L.66 concernant l’adoption du Pacte mondial pour une migration sûre, régulière et ordonnée. Les votes furent : 152 pays ont voté pour, 12 pays (Algérie, Australie, Autriche, Bulgarie, Chili, Italie, Lettonie, Libye, Liechtenstein, Roumanie, Singapour et Suisse) se sont abstenus du vote, 5 pays (République de Tchéquie, Hongrie, Israël, Pologne et Etats-Unis) ont voté contre et 24 pays étaient absents. Voici les votes par pays (calculés en pourcentage) par rapport à la population totale du monde :

  • 152 pays qui ont voté oui pour le PMM représentent 90 pour cent de la population mondiale
  • 12 pays qui se sont abstenus de voter constituent 3 % de la population mondiale
  • 5 pays qui ont voté contre le PMM représentent 5 % de la population mondiale
  • 24 pays qui étaient absents lors de la procédure représentent 2 % de la population mondiale

Remarque : le Brésil a depuis retiré son soutien à la PMM.

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Regarder la procédure de l’AG de l’ONU le 19 décembre : https://bit.ly/2QYMbAy

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MARRAKECH, MAROC, 2018 : CONFÉRENCE INTERGOUVERNEMENTALE POUR L’ADOPTION DU PACTE MONDIAL POUR DES MIGRATIONS SÛRES, ORDONNÉES ET RÉGULIÈRES.

5La Conférence intergouvernementale pour l’adoption du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière se tiendra à Marrakech (Maroc) du 10 au 11 décembre 2018. Cet événement sans précédent, organisé sous les auspices de l’Assemblée générale des Nations Unies, attirera également des milliers de parties prenantes issues d’organisations de la société civile, du monde universitaire, du secteur privé et de nombreux autres groupes. La consœur Amarachi Grace Ezeonu sera à Marrakech pour représenter le bureau des ONG SNDatUN à la conférence. Les Sœurs de Notre-Dame de Namur collaboreront avec cinq autres organisations non gouvernementales et le gouvernement du Nigéria pour coparrainer un événement parallèle en marge de la conférence. Notre manifestation parallèle portera sur l’importance de renforcer la coopération et le partenariat entre les acteurs non étatiques dans la mise en œuvre du pacte mondial pour les migrations.

 

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Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière en un coup d’œil (Anglais) : https://bit.ly/2O5xY3X

 

LES PERSONNES EN MOUVEMENT : « LA MIGRATION EST-ELLE UNE QUESTION FÉMINISTE ? »

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Des femmes réfugiées avec leur bébé,  Photo de I’ONU

La quatrième série de négociations sur le Pacte mondial pour une Migration sans danger, régulière et ordonnée, a eu lieu du 14 au 18 mai. Les membres de l’organisation de la société civile ont toujours poussé pour intégrer la perspective spécifique au sexe dans toutes les sections du rapport. C’est pour cela que beaucoup croient que la migration est nécessairement un enjeu féministe. Aussi, les Fond de là Population des Nations Unies (FPNU) reconnaît la migration comme un enjeu féministe et suggère que la perspective sexospécifique soit prise en considération lors de l’élaboration des politiques sur les migrations. Voici les cinq raisons invoquées par les FPNU pour l’affirmation ci-dessus :

  • On compte environ 250 millions de migrants internationaux. Près de la moitié d’entre eux sont des femmes et des filles. Les femmes migrent de plus en plus seules ou comme chefs de leur famille.
  • Les femmes migrantes font face à des risques majeurs, y compris l’exploitation sexuelle, le trafic et la violence
  • Les femmes migrantes sont victimes de discrimination double en tant que femmes et migrantes
  • Les femmes ne cessent pas de devenir enceintes quand elles sont en mouvement
  • Les femmes et les filles migrante sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé, tant en transit qu’une fois arrivées à destination.

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Fonds de Population des Nations Unies : https://bit.ly/2rBKn6t

Pacte mondial sur les réfugiés et les Migrants : https://bit.ly/2s5RGTE

FAIRE QUE LA MIGRATION FONCTIONNE POUR TOUS : LE PACTE MONDIAL POUR LA MIGRATION SURE, RÉGULIÈRE ET ORDONNÉE

5Dans son discours d’ouverture lors du premier dialogue de multiples parties prenantes qui s’est tenu en marge des premières négociations intergouvernementales sur le Pacte mondial pour la migration sûre, ordonnée et régulière, la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU à la migration, Mme Louise Arbour, a fait le plaidoyer suivant: «à long terme les preuves sont claires: les avantages des migrations l’emportent largement sur les inconvénients . Et sans une compréhension claire de la migration, des récits négatifs entourent les migrants. «Nous ne devons pas laisser les récits politiques xénophobes sur la migration fausser notre objectif de renforcer la coopération internationale sur la migration.» Elle a en outre souligné que «c’est seulement avec les faits et le contexte que nous pouvons avoir une discussion respectueuse et réaliste sur la migration, qui réfute les nombreux récits inexacts et négatifs vantés pour des gains politiques à court terme et des politiques erronées.»

L’augmentation du nombre de réfugiés et de migrants venant de certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique vers l’Europe entre 2014 et 2016, suite à l’escalade des conflits et des défis socio-politiques et économiques dans ces régions, a déclenché un énorme enjeu mondial, comme aussi les contre-courants socio-politiques de certains pays européens. L’Assemblée générale de l’ONU a réagi à la crise en convoquant un sommet de haut niveau pour traiter les grands mouvements de réfugiés et de migrants, en septembre 2016, au cours duquel elle a adopté une résolution 71/1, aussi connue comme la Déclaration de New York (NYD). La déclaration de New York « exprime la volonté politique des dirigeants du monde à sauver des vies, protéger les droits et partager la responsabilité à l’échelle mondiale.» L’engagement pris par les États membres dans la déclaration de New York était explicite : négocier et adopter un Pacte mondial séparé pour organiser de manière sûre, ordonnée et régulière les migrations et les réfugiés.

Tandis que les travaux sur le Pacte mondial pour les réfugiés a été coordonné par le

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haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés à Genève, le processus de négociation du Pacte mondial pour la migration sûre, ordonnée et régulière était strictement dirigé par État et facilité par le Représentant permanent de la Suisse et du Mexique à l’ONU. Après une vaste consultation multipartite et six mois intenses de négociations intergouvernementales, les États membres sont venus avec un document accepté le 13 juillet 2018. Les documents négociés convenus pour le pacte mondial pour les réfugiés et les migrations sûres, ordonnées et régulières seront adoptés par l’Assemblée générale de l’ONU en début décembre 2018, à Marrakech, Maroc. Une fois adopté, le Pacte mondial pour assurer la sécurité, la migration ordonnée et régulière sera le tout premier cadre mondial de la gouvernance de la migration.

Dans son allocution de clôture à la fin des négociations, la Secrétaire générale adjointe de l’ONU, Mme Amina Mohammed, a félicité les États membres d’être restés dans le processus malgré, a-t-elle remarqué, «certaines questions profondes que la migration soulève telles que la souveraineté des Etats et les droits de l’homme ; autour de ce qui constitue un mouvement volontaire ; la relation entre le développement et la mobilité ; comment soutenir la cohésion sociale.» Selon Mme Mohammed, «ce pacte démontre le potentiel du multilatéralisme : notre capacité à nous réunir sur des questions qui exigent une collaboration mondiale – aussi complexes et controversées qu’elles puissent être. » Tous les États membres de l’ONU faisaient partie des négociations intergouvernementales pour la migration sûre, ordonnée et régulière, sauf les États-Unis d’Amérique et la Hongrie.

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Document final intergouvernemental négocié et convenu du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière ; https://bit.ly/2LP0ycL

Le sommet de l’ONU pour les réfugiés et les migrants 2016 : https://bit.ly/2bqPpvC

La déclaration de New York :  https://bit.ly/2prBRXx

LES PERSONNES EN MOUVEMENT : « LA MIGRATION EST-ELLE UNE QUESTION FÉMINISTE ? »

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Des femmes réfugiées avec leur bébé,  Photo de I’ONU

La quatrième série de négociations sur le Pacte mondial pour une Migration sans danger, régulière et ordonnée, a eu lieu du 14 au 18 mai. Les membres de l’organisation de la société civile ont toujours poussé pour intégrer la perspective spécifique au sexe dans toutes les sections du rapport. C’est pour cela que beaucoup croient que la migration est nécessairement un enjeu féministe. Aussi, les Fond de là Population des Nations Unies (FPNU) reconnaît la migration comme un enjeu féministe et suggère que la perspective sexospécifique soit prise en considération lors de l’élaboration des politiques sur les migrations. Voici les cinq raisons invoquées par les FPNU pour l’affirmation ci-dessus :

  • On compte environ 250 millions de migrants internationaux. Près de la moitié d’entre eux sont des femmes et des filles. Les femmes migrent de plus en plus seules ou comme chefs de leur famille.
  • Les femmes migrantes font face à des risques majeurs, y compris l’exploitation sexuelle, le trafic et la violence
  • Les femmes migrantes sont victimes de discrimination double en tant que femmes et migrantes
  • Les femmes ne cessent pas de devenir enceintes quand elles sont en mouvement
  • Les femmes et les filles migrante sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé, tant en transit qu’une fois arrivées à destination.

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Fonds de Population des Nations Unies : https://bit.ly/2rBKn6t

Pacte mondial sur les réfugiés et les Migrants : https://bit.ly/2s5RGTE

IMPACT GLOBAL SUR LA MIGRATION : MIGRATION SÛRE, ORDONNÉE ET RÉGULIÈRE

3La migration est une expérience humaine. Les gens ont toujours migré et continueront à migrer. Les grands mouvements de réfugiés et de migrants de certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique vers l’Europe il y a quelques années à la suite de conflits et l’instabilité socio-économique et politique dans certaines parties de ces régions donnaient l’impression d’une crise mondiale des réfugiés / migrants. Alors que quelques pays, individus et organisations ont répondu positivement en offrant l’hospitalité et l’aide humanitaire nécessaire, d’autres n’ont pas été aussi disponibles. Pourtant, dans quelques pays, certains tenants de la ligne dure ont manipulé la situation, présentant les migrants comme des menaces à la sécurité et propageant des sentiments haineux et xénophobes, souvent à des fins politiques.

Toutefois, les Nations unies ont réagi aux grands mouvements de population en convoquant une réunion de haut niveau au cours de laquelle l’Assemblée générale a adopté la Déclaration de New York sur les migrants et les réfugiés (NYD) le 26 septembre 2016. Le but du NYD était d’engranger la volonté politique des dirigeants du monde de s’engager à partager au niveau mondial la responsabilité de sauver des vies et de protéger les droits humains des migrants et des réfugiés. Le NYD a également appelé à deux pactes mondiaux: le Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière et un Pacte mondial pour les réfugiés. Chacun de ces accords aura un cadre distinct pour traiter les questions relatives à la migration et aux réfugiés au niveau mondial grâce à la coopération internationale et au partage des responsabilités. Le Pacte mondial sur les réfugiés (PMR) se concentrera en grande partie sur un partage plus juste des charges et des responsabilités liées à l’accueil, à la sécurité et au soutien des réfugiés dans le monde. Le but du Pacte mondial sur la migration est de rendre la migration sûre, ordonnée, régulière et finalement volontaire.

Les négociations intergouvernementales sur le PMR ont débuté ce mois-ci et se poursuivront par la suite dans les cinq prochains mois. Cinq jours par mois seront consacrés aux négociations intergouvernementales, au siège de l’ONU à New York. Le document final sera adopté par les États membres début décembre 2018, à Marrakech, au Maroc. La tâche d’élaboration du Pacte mondial pour les réfugiés a été confiée au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en consultation avec les gouvernements et d’autres parties prenantes.

S’exprimant avec les membres du Comité des ONG sur les migrations, l’un des co-4facilitateurs des négociations intergouvernementales sur le Pacte mondial sur la migration a qualifié le pacte de « colonne vertébrale » pour aborder les questions migratoires actuelles. Il a également ajouté que le succès des pactes reposerait largement sur la volonté politique des gouvernements nationaux de les adopter et de les mettre en œuvre. C’est d’autant plus vrai que les pactes ne sont pas juridiquement contraignants. Les membres des organisations de la société civile ont depuis entamé un plaidoyer rigoureux auprès des gouvernements pour s’assurer que les deux pactes répondent aux besoins des 258 millions de migrants et 22,5 millions de réfugiés du monde entier.

Pour en savoir plus :

Réflexion sur le Carême de l’Internationale Franciscaine 2018 sur la migration mondiale : http://bit.ly/2GOujDt

Vidéo du pape François sur les migrants et les réfugiés : http://bit.ly/2BFL8kO (italien)

Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés : http://bit.ly/2dsnVEq (anglais)

CONFÉRENCE SUR LES FEMMES ET LES MIGRATIONS DANS LE CONTEXTE AFRICAIN : UNE EXPERIENCE INFORMATIVE ET UN DEFIT POUR TOUS

4Par Elizabeth Chinamo, SNDdeN : J’ai eu le privilège de participer à une conférence de deux jours sur les femmes et les migrations en Afrique, qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya, du 6 au 8 juin. La conférence a été parrainée par six Congrégations religieuses catholiques accréditées en tant qu’organisation non gouvernementale auprès des Nations Unies. Plus de 90 participants d’environ 10 pays africains ont assisté à la conférence. Certains des participants étaient déjà engagés dans le travail avec des migrants, certains étaient des migrants, tandis que d’autres étaient intéressés à en apprendre davantage sur les problèmes de migration. Ont participé sept sœurs de Notre Dame de Namur des provinces du Kenya, du Congo-Kinshasa et du Zimbabwe / Afrique du Sud. Sœur Joan Burke (Kenya) faisait partie de l’équipe organisatrice locale. J’ai personnellement trouvé cette conférence à la fois instructive et stimulante.

Nous avons bénéficié d’une participation des représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, de l’Organisation internationale pour les migrations, du Gouvernement kényan, de la Conférence des évêques kenyans et d’autres organisations et individus, y compris les réfugiés et les migrants. Il s’agissait d’accueillir des réfugiés qui sont maintenant des bénévoles. J’ai également été très impressionnée d’entendre que le délégué du gouvernement kenyan félicite les femmes et les hommes religieux catholiques qui fournissent des services aux migrants et aux réfugiés et sont actifs contre la traite des êtres humains. Il a exprimé le désir du gouvernement de s’associer avec eux à l’avenir.

L’apport des différents présentateurs a stimulé les discussions entre les participants sur5 des questions telles que la protection adéquate des migrants et des réfugiés, les victimes de la traite des êtres humains, ainsi que la lutte contre certains des facteurs qui forcent les gens à migrer. Au cours de la conférence, nous avons participé à des groupes de travail et travaillé sur différents sujets, par exemple, l’environnement et les migrations, les migrations et la santé publique, la traite des êtres humains et le plaidoyer. J’ai rejoint 24 autres participants pour former un groupe qui a travaillé sur « trafic m d’êtres humains ». Le groupe a élaboré un plan d’action à 7 points sur lequel nous avons été mis au défi de continuer à travailler avec nos réseaux lorsque nous retournons dans nos différents pays ou les régions.

En savoir plus : À propos de la Conférence de Nairobi ; ; http://nairobi2017.weebly.com/